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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 21:15
- Publié dans : BO J. LEWIS
....

LES TONTONS FARCEURS

(The jewels family)
 1ER JUILLET 1965 (USA)

24 DECEMBRE 1965

 

 

 

Réalisation

Jerry LEWIS

Scénario

Jerry LEWIS

Bill RICHMOND

Directeur de la photographie

W Wallace KELLEY

Musique

Pete KING

Production

Jerry LEWIS

Tournage

18/01/65-02/04/65 

Distribution

Paramount

Durée

98  minutes

Willard

Jerry LEWIS

Donna Peyton

Donna BUTTERWORTH

 

 

Depuis la mort de son père. Donna Peyton, une fillette de dix ans, vit avec son chauffeur et ami, Willard Woodward. Mais pour toucher son héritage, elle doit à présent choisir, parmi ses oncles, celui qui sera son tuteur légal. Elle fait ainsi la connaissance de James, le vieux loup de mer ronchon au grand cœur, Julius, le photographe de mode myope et maladroit, Eddie, le charmeur et catastrophique pilote d'un invraisemblable coucou; Shylock, le détective émule de Sherlock Holmes. Le cinquième oncle, le clown Everett, Donna l'élimine d'office lorsqu'elle se rend compte qu'il déteste les enfants et ne s'intéresse qu'à l'argent. D'ailleurs, ce méprisable individu s'apprête à abandonner sa nationalité et à se réfugier en Suisse pour se soustraire au fisc. Un sixième oncle manque à l'appel Bugs, le mauvais garçon, dont on n'a plus de nouvelles depuis tort longtemps. Or, Bugs est bien vivant et poursuit de sa vindicte Willard qui a fait, par hasard, échouer son dernier hold-up. Mais Willard sort toujours indemne de ces tentatives d'assassinat. Bugs finit par enlever Donna et exige une forte rançon Willard appelle les oncles à la rescousse, mais c'est lui qui délivrera la fillette avec l'aide involontaire d'un régiment de Marines. Le moment est venu pour Donna de donner sa réponse à ses avocats. Elle souhaiterait être confiée à la garde de Willard, mais c'est impossible, puisqu'il n'est pas son oncle. Surgit alors Everett, que l'on croyait à l'étranger. A la surprise générale, la fillette le choisit comme tuteur. Car, sous le maquillage de clown, elle a reconnu le fidèle et ingénieux Willard.

 

Félicitation au choix du titre français qui n’a rien à voir le titre original, mais qu’importe. Deux ans après son « Nutty professor », son chef d’œuvre, Jerry LEWIS toujours inspiré livre un film décousu, certes, mais très inspiré. A l’instar d’un Alec GUINNESS dans « Noblesse oblige » il délivre lui aussi une performance remarquable. Mais contrairement au film cité, LEWIS ne cherche pas à être méconaissable derrière ses déguisements, il accentue le trait de son aviateur qui ressemble à Terry THOMAS (l’anglais de « La grande vadrouille »), le photographe possède le physique du professeur KELP (« Dr Jerry et Mister Love »), le gangster ressemble plus à Quasimodo qu’autre chose et est plus maladroit que méchant. Le vieux loup de mer ressemble à un personnage de comics et reste le clown, particulièrement antipathique sous son maquillage.

Reste donc Willard qui est interprété par Jerry LEWIS sous sa véritable apparence. Du reste, c’est Willard qui est gaffeur et représente le personnage typique de l’univers de LEWIS. Gauche mais tendre, il porte ses chaussures à l’envers, détail qui va le trahir lorsqu’il empruntera l’identité du clown pour gagner le droit d’être le tuteur. Donna va être le seul à le reconnaître.

Film décousu, il est surtout prétexte de permettre à LEWIS d’aller au bout de ses compétences en interprétant une galerie de personnages, une sorte de best of de toute son œuvre. L’humour est présent bien sûr mais les gags sont biens moins nombreux qu’à l’accoutumée, comme si LEWIS désirait explorer d’autres horizons.  Entre 1961 et 1965 il aura donc livré le meilleur de ses prestations, la suite sera bien plus laborieuse. Dernier film qu’il produit pour la Paramount, il n’est pas étonnant que ce soit aussi le dernier bon film de sa filmographie, la suite sera moins heureuse. A 40 ans, peut être a-t-il livré le meilleur de sa carrière. Du reste en France, les entrées connaissent un fléchissement sensible, pourtant le film est sorti à noël une période généralement favorable à l’auteur. Un signe d’une suite de carrière difficile ?           

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

824 903

 

ENTREES PARIS

 

194 679

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

102 113

 

 

 

 

 

1ère semaine

5

58 375

9

2ème semaine

7

43 738

 

3ème semaine

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

2

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

6 486

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

 

 

Recettes US

 

 

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

71

 

 

Box office annuel USA

 

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 197 166

 

Box office annuel Italie

 

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

...
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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
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