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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Dimanche 1 juillet 2007
- Publié dans : BO C.BRONSON

CHARLES BRONSON

 

Il est temps de consacrer un hommage à un des acteurs de films d’action les plus populaires  de l’histoire du cinéma. Quelque peu oublié, Charles BRONSON s’est forgé une carrière à la force du poignet et a tourné dans quelques uns des plus grands classiques du cinéma.

Charles BUNCHINSKY est né le 3 novembre 1920 dans une petite cité minière en Pennsylvanie. Ses parents sont Lithuaniens, et le père travaille à la mine et meurt quand Charles à 13 ans. Cette mort traumatise l’enfant qui assiste impuissant à l’agonie de son père par la « maladie des mineurs ». Plutôt doué pour le dessin, le petit Charles doit cependant se rendre à l’évidence, son futur c’est la mine où il travaille durant cinq ans. Détestant son travail, qui plus est il est claustrophobe, il devient associal et manque de sombrer dans la délinquance. Cependant le travail dans la mine lui forge une musculature qui lui servira dans le futur. Sa période sous les drapeaux de 1943 à 1946 lui parut extraordinaire car il était habillé de propre et mangeait à sa faim. Démobilisé en 1946, il végète une année avant de partir en 1947 à Philadelphie et s’inscrire dans une école d’art. Il fait des petits boulots pour survivre. Invité par des amis à une pièce de théâtre, il décide de devenir acteur quand il apprend qu’on peut gagner sa vie en jouant. Il entre dans une troupe, et soigne sa diction. On lui permet de jouer dans un spectacle de fin d’année, car le Responsable de la troupe dit qu’il est si laid qu’il n’aura plus jamais l’occasion de trouver un autre rôle. Pendant ce temps il épouse sa première femme, Harriet TENDLER. Il a déjà 30 ans, et avec son physique et ses origines, il n’a aucune chance de réussir un jour. Heureusement, le responsable du casting d’un film de Harry HATHAWAY cherche un acteur pour jouer le rôle d’un marin Polonais plutôt costaud. Recommandé par un ami, il tourne dans son premier film.


LA MARINE EST DANS LE LAC  
24 AOUT 1951

      

De Henry HATHAWAY – Avec Gary COOPER, Eddie ALBERT, Jane GREER

  MARINE-EST-DANS-LE-LAC.jpg

Lors de la seconde guerre mondiale, le lieutenant John HARKNESS obtient le commandement de l’U.S.S Teakettle, un gros navire expérimental. Aucun des membres d’équipages n’est marin de métier, sauf le vieux Larrabee. Harkness a pour mission de tester un nouveau carburant à base d’eau distillée. Accusé par quatre de ses camarades de se baigner dans l’eau en question, un  jeune Polonais Wascylewski les assomme tous. Impressionné, l’enseigne Barbo décide de monter un combat de box e: les marins parient une forte omme sur Wascylewski mais celui-ci se brise un poignet. Barbo le remplace et gagne le combat. D’autres péripéties agitent le navire mais Harkness remplit sa mission et sera félicité par l’etat-Major.

C’est un rôle très court pour l’acteur mais la critique le remarque, car sa présence est extraordinaire, en particulier grâce à une musculature impressionnante. Il décide de continuer le cinéma et engage un agent pour lui trouver des rôles.     

 

 

 






ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

772 725

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

 

 

 

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

160 168

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

 

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

 

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

 

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

* *

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Samedi 30 juin 2007
- Publié dans : BO C.BRONSON

LE PEUPLE ACCUSE O’HARA 
4 AVRIL 1952

      PEUPLE-ACCUSE-O-HARA.jpg

De John STURGES – Avec Spencer TRACY

Johnny O’HARA, un jeune employé du marché au poisson, est accusé d’un meurtre qu’il n’ a pas commis. James Curtayne, un avocat de mauvaise renommée s’occupe de son cas. Curtayne sait Johnny innocent, mais il subit tellement de pressions du « syndicat » qu’il se met à boire et perd son procès. Bourré de remords, Curtayne entreprend une enquête serrée, et découvre le vrai coupable, un jeune voyou nommé Frank KORVAK ; il aura le temps de le dénoncer avant d’être abattu.   
 

Il s’agit d’une « figuration intelligente » pour l’acteur dans ce thriller psychologique avec Spencer TRACY, très grande star à l’époque

 

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Vendredi 29 juin 2007
- Publié dans : BO C.BRONSON

JE RETOURNE CHEZ MAMAN  

(THE MARRYING KIND)
3 DECEMBRE 1952

 

 

  JE-RETOURNE-CHEZ-MAMAN.jpg

Réalisation

George CUKOR

Scénario

Ruth GORDON

Directeur de la photographie

Joseph WALTER

Musique

Hugo FRIEDHOFFER

Production

Bret GRANET

Distribution

COLUMBIA

Durée

93 minutes

Florence KEEFER

Judy HOLLIDAY

Chet KEEFER

Aldo RAY

 

 

Joey, le très jeune fils du couple KIEFFER, meurt lors d’une baignade ; cette perte douloureuse désagrège le jeune couple…Florence retourne chez sa mère et Chet se met à boire. Ils se retrouveront néanmoins, après cette rude épreuve.

 

Figuration intelligente pour Charles BRONSON, ce rôle minuscule ne compromet en rien sa carrière puisque le film est un flop intégral.

 


ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

19 100

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

1

COTE DU SUCCES

0

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Jeudi 28 juin 2007
- Publié dans : BO C.BRONSON

DANS LA GUEULE DU LOUP

(THE MOB)
5 DECEMBRE 1952

 

THE-MOB.jpg

Réalisation

Robert PARRISH

Scénario

William BOWERS

Directeur de la photographie

Joseph WALKER

Musique

George DUNING

Production

Jerry BRESLER

Distribution

COLUMBIA

Durée

87 minutes

Johnny DAMICO

Broderick CRAWFORD

Mary KIERMAN

Betty BUEHLER

 

Le gangster Johnny DAMICO mène une guerre sanglante contre un gang adverse pour obtenir la suprématie des docks

 

Encore un petit rôle de figuration pour BRONSON dans un film de gangsters

 

 

 

 

 

 

 


ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

596 972

ENTREES Paris TOUTES EXLOITATIONS

147 414

COTE DU SUCCES

* *

 

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Mardi 26 juin 2007
- Publié dans : BO C.BRONSON

L’HOMME AU MASQUE DE CIRE

(HOUSE OF WAX)

    10 AVRIL 1953 (USA)

 17 JUIN 1953


Réalisation

André DE TOTH

Scénario

Crane WILBUR

Directeur de la photographie

Charles S BELDEN

Musique

Bert GLENNON

Production

Bryan FOY

Distribution

Warner Bros

Durée

88 minutes

Tournage

 

Le professeur Henry Jarrod

Vincent PRICE

Le lieutenant Tom Brennam

Frank LOVEJOY

Sue Ellen

Phillis KIRK

Igor

Charles BUCHINSKY (BRONSON)








En 1900 à New York, le professeur Henry Jarrod et Matthew Burke possèdent un musée de cire dont les plus belles réussites sont une MarieAntoinette et une Jeanne d'Arc. Pour toucher une importante prime d'assurance. Burke met le feu au musée, après y avoir assommé le professeur. Tout est détruit; le corps de Jarrod n'est pas retrouvé. Burke mène maintenant grande vie, avec sa maîtresse Cathy Gray. Un soir. Burke est étranglé. Cathy est elle aussi, assassinée, puis découverte par son amie Sue Ellen qui surprend le tueur : un homme affreusement défiguré Ce n'est autre que Jarrod, atrocement brûlé et devenu, physiquement et moralement un monstre. Dans un laboratoire secret avec l'aide de l'inquiétant Igor, il fabrique des mannequins de cire à partir de corps humains. Le visage recouvert d'un masque. Jarrod ouvre un nouveau musée. Lors de l'inauguration, Sue Ellen est fascinée par la statue de Jeanne d'Arc, sosie de Cathy. Jarrod la surprend et lui demande de venir poser pour lui parce qu'elle représente à ses yeux la Marie-Antoinette idéale, détruite dans l'incendie et qu'il n'a pu encore recomposer. Peu après, un homme défiguré tente de tuer Sue Ellen. La police arrête un des assistants de Jarrod, repris de justice. qui dévoile l'horrible secret. Sentant qu'un lien existe entre la statue de Jeanne d'Arc et le meurtre de Cathy. Sue Ellen pénètre seule dans le musée. Surprise par Jarrod qui cherche à l'entraîner, elle le frappe au visage. Le masque craque. laissant apparaître les horribles brûlures. Sue Ellen s'évanouit. Lorsqu'elle revient à elle, la jeune femme est ligotée audessus d'une cuve de cire en fusion. La police surgit. Dans la bagarre qui s'ensuit. Jarrod est précipité dans la cuve.


Ce très grand classique du cinéma fantastique des années 50 est une date très importante dans la carrière de Charles BRONSON. Pour la première fois il passe d’un rôle de figurant, à celui d’un vrai rôle, figurant dans les dix premiers rôles et obtient plusieurs scènes importantes dans le film, grâce à son agent de l’époque.

Par chance, le film est un des grands succès de l’année. Réalisé très efficacement par André de Toth, le film est un remake d’un film de 1933, mais remis au goût du jour grâce à l’utilisation des techniques de pointe de l’époque, dans le but de concurrencer la télévision qui ne cesse de faire perdre de spectateurs dans les salles. Le film sera donc proposé en relief et en « Warnersound ». En dehors de ces dispositifs, le film est d’une grande classe. Les couleurs criardes, la musique enveloppante. Le thème est classique et ne manque pas de rappeler « le fantôme de l’Opéra ». Le climax est rapidement installé. L’occasion pour Vincent PRICE d’effectuer une grande prestation et de mettre au service du film un physique des plus imposant grâce à sa grande taille et une apparence des plus aristocratiques qui lui collera à la peau durant des années. Le prince des films d’horreur est né. Après avoir été brûlé dans l’incendie de son atelier causé par son associé véreux, JARROD devient fou et se venge cruellement de son ennemi et cherche à recréer la statue de cire de Marie Antoinette, avec une méthode des plus personnelles, c'est-à-dire couler de la cire directement sur sa pauvre victime. Lorsqu’il est en civil, JARROD arbore un masque de cire qui représente son visage d’antan. Il est aidé par ses deux assistants dont IGOR, interprété par BRONSON. A priori, celui-ci n’est pas gâté, IGOR est muet et doté d’un visage simiesque. Mais l’acteur dispose d’un physique très musculeux et met tout son talent pour donner une épaisseur au film. On lui donne un look simiesque pour représenter une sorte d'assistant du Docteur Frankenstein qui, de plus, est muet. BRONSON devra compter sur les expressions de son visage et sur la manière de bouger son corps pour faire exister son personnage et il y parvient. Face à la platitude des autres acteurs, excepté Vincent PRICE, il est un personnage qui reste dans les mémoires. Inquiétant, mystérieux, il est de plus très crédibles dans les scènes de bagarre et donne bien du fil à retordre aux policiers qui viennent l’arrêter.

Maintenant il est remarqué et devra maintenant lutter pour obtenir une présence dans les films dans les six premiers rôles et attendre enfin une occasion d’obtenir un des premiers rôles. On n’ y est pas encore mais une sacrée marche vient d’être franchie.

Très grande réussite, le film inspirera dans les grandes largeurs le « Darkman » de Sam RAIMI et obtient un succès considérable, que ce soit aux USA et dans le reste du monde. En France, le genre n’est pas très prisé et son succès est une surprise. Le film fonctionne très bien à Paris où il effectue une des meilleures exclusivités de l’année, le film remplit les deux salles qui lui sont dédié.              

 



ENTREES France

 

1 460 773

 

 

Total ENTREES PARIS

 

 

438 027

 

 

ENTREES PARIS Exclusivité

 

 

170 129

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°2

2ème semaine n°2

3ème semaine n°2

4ème semaine n°2

 

 

 

53 846

39 170

33 639

43 474

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

2

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

26 923

1er JOUR Paris

 

BUDGET

650 000 $

 

Recettes USA

 

23. 8  $

(190 M$ 2008)

COTE DU SUCCES

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Vendredi 8 juin 2007
- Publié dans : BO C.BRONSON

X-15

(X-15)

22 DECEMBRE 1961(USA)

25 MAI 1962

 

 


 

Réalisation

Richard DONNER

Scénario

Tony LAZZARINO

Directeur de la photographie

Carl GUTHRIE

Musique

Nathan SCOTT

Production

Henri SANICOLA

Distribution

ARTISTES ASSOCIES

Durée

107 minutes

Tournage

 

Lee BRANDON

Charles BRONSON

Matt POWELL

David McLEAN

Anthony RINALDI

Brad DEXTER

 

 

 


Trois pilotes d’essai, Matt POWELL, Lee BRANDON, et Ernest WILDE, ont été choisis pour effectuer le premier vol spatial de l’avion fusée X-15. La tentative est un échec, mais les trois hommes regagnent la base sans dommage. Pour tenter un second essai, il faut que la forme physique et morale des trois pilotes soit parfaite, pour cela Anthony RINALDI un psychiatre est envoyé pour les aider à régler leurs problèmes. Paméla la fiancée de Matt qui l’avait quittés, revient prête à l’épouser, malgré la peur qu’elle a de son métier. Maggie la femme de Lee a appris à être courageuse. Pour fêter la réconciliation de Matt et Paméla, tous vont au restaurant le soir. Rentré tard, Lee est réveillé par son jeune fils Mike à qui il recommande de veiller sur sa mère, s’il venait à disparaître ; et en effet, le lendemain en aidant Matt en difficulté, Lee s’écrase avec son jet. Matt continuera et le X- atteindra son but.

 

Le X-15 a vraiment existé, la preuve « Buck Danny » l’a piloté. Charles BRONSON obtient le second rôle de ce premier d’un futur grand réalisateur : Richard DONNER. Entre deux actes héroïques, le film est rempli de scènes de la vie conjugale délicates de ces trompe- la -mort.

Charles BRONSON obtient donc le deuxième rôle de ce film hélas très confidentiel. En France il passe inaperçu en intégrant une semaine le top 20 des exclusivités parisiennes. AU final à peine 200 000 entrées France, ce qui est très peu en 1962.  

 

 

ENTREES France

 

197 785

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

33 397

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°

 

 

 

16 663

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

2

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

7

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 666

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

 

Recettes USA

 

 

Recettes mondiales

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

 

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    585 667 entrées

 

COTE DU SUCCES

*

 

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