007'S BLOG

Rechercher

Texte Libre


Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


Nombre de pages vues :   765 000
Nombre de visiteurs     :   162 000

Lundi 25 mai 2009
- Publié dans : BO C. EASTWOOD


MILLION DOLLAR BABY

(million dollar baby)

 15 DECEMBRE 2004 (US)

23 MARS 2005

 

 

Réalisation

Clint EASTWOOD

Scénario

FX TOOLE

Paul HAGGIS

Directeur de la photographie

Tom STERN

Musique

Clint EASTWOOD

Production

Clint EASTWOOD

Paul HAGGIS

Distribution

Warner Bros

Durée

132 minutes

Tournage

7 juin 2004 / 14 juillet 2004

Frankie DUNN

Clint EASTWOOD

Maggie FITZGERALD

Hilary SWANK

Eddie SCRAP

Morgan FREEMAN

 

 

Los Angeles. Frankie Dunn, propriétaire d’une salle d’entraînement miteuse, a pour bras droit, gardien et ami Eddie Scrap, ex-boxeur qui a perdu un œil lors de son dernier match, où il l’assistait comme soigneur. Catholique irlandais, Frankie est un homme vidé, rongé par la culpabilité de s’être éloigné de sa fille Katy, à laquelle il écrit chaque semaine, sous l’impulsion du père Horvack, mais le courrier lui revient systématiquement. Entraîneur respecté et dévoué, Frankie a formé plusieurs boxeurs de qualité mais ses réticences à les engager dans des combats risqués amènent Big Willie, son poulain du moment, à le quitter pour accéder aux championnats avec Mickey Mack, bien moins prudent.

C’est alors que Maggie Fitzgerald sollicite Frankie comme coach ; elle vient obstinément s’entraîner dans sa salle, fréquentée par quelques marginaux dont Danger Barch, un jeune attardé malmené par Shawrelle Berry. Marquée par une enfance misérable dans une famille d’asociaux, serveuse dans un coffee shop, Maggie trouve dans la boxe un but, une source de bonheur et de fierté. Considérée à trente et un ans comme trop âgée pour entamer une carrière, elle refuse de renoncer à son rêve et, aidée par Scrap qui décèle en elle un vrai potentiel, elle finit par attirer l’attention de Frankie.Touché par son engagement, il décide de la prendre en main et progressivement ils s’apprivoisent. Dynamisée, elle gagne par KO douze matches consécutifs. En route pour la gloire, elle présente Frankie à sa mère et à sa sœur, qui la rejettent. Blessée, elle se rapproche davantage de Frankie, devenu pour elle le père qu’elle perdit enfant. Après dix-huit mois de carrière, en lice pour le titre suprême, elle rencontre la championne allemande Billie « The Blue Bear » qui, sur le point de perdre, lui décoche un coup interdit et c’est l’accident fatal. Paralysée et bientôt amputée, écœurée par l’attitude de sa famille rassemblée pour lui extorquer de l’argent, elle déclare à Frankie que, grâce à lui, la vie lui a tout donné et le supplie de l’aider à mourir. Mais il ne peut s’y résoudre et elle tente sans succès de se suicider. Ébranlé par sa détermination, il revient de nuit à la clinique et lui injecte une dose mortelle d’adrénaline avant de disparaître.

 

Alors qu’il n’a plus grand-chose à prouver, Clint décide de produire ce film qui ne déchaîne pas les passions chez Warner. Il faut dire qu’un film de boxe féminine dont le rôle principal  est joué par Hilary SWANK qui a débuté sa carrière dans « Karaté Kid 4 » inquiète le studio qui ne voit pas un grand potentiel économique au film. Contre toute attente, Clint réunit le budget raisonnable avec d’autres producteurs et comme d’habitude tourne le film en un temps record avec son équipe habituelle. Hilary SWANK s’entraîne durement pour rendre son personnage plausible. Clint sera présent à l’écran ainsi que son compère Morgan FREEMAN, l’équipe de « impitoyable » est recrée pour le meilleur et le meilleur.

Maître de son film comme rarement, Clint nous entraîne sur des fausses pistes. Au  début c’est du « Rocky ». Propriétaire d’un assez peu reluisant club de boxe, Clint est un entraîneur très superstitieux qui ne veut pas recommencer ses erreurs en faisant faire un combat de trop à un de ses poulains, comme c’est arrivé à Eddie, son régisseur fauché, interprété avec beaucoup de justesse par Morgan FREEMAN. Trop prudent, il perd son meilleur boxeur qui a attendu trop longtemps une chance mondiale. Lorsque Maggie veut apprendre la boxe dans son club, il fait tout pour l’écoeurer, mais celle-ci possède la rage au ventre et un courage hors du commun. Admiratif, Eddie l’aide en cachette et finit par convaincre Frankie de l’entraîner. Il trouve en elle son meilleur boxeur et sans doute la personne la plus fidèle de son groupe. C’est un deuxième père pour elle, voire plus, et Maggie se met à gagner tous ces combats, pour elle, pour lui. Comme d’habitude, Clint filme au cordeau et sans fioritures l’irrésistible ascension de Maggie. Les combats sont très efficaces, voire plus efficaces que les combats d’un Rocky. Sobriété et réalisme, telles sont les mamelles de Clint qui peut compter sur les aptitudes physiques d’une Hilary SWANK bouleversante de sincérité, de gnaque, de charme….

Alors que l’on pense que le filme va se terminer sur un grand titre pour Maggie et que l’on va assister à une histoire d’amour entre les deux, Clint change de direction brusquement, et le film tourne au drame, pour une bêtise, un coup porté lâchement par l’adversaire de Maggie. Elle est tétraplégique.

Frankie s’en veut, la superstition ne pouvait mentir. Il se brouille avec Eddie et passe son temps avec Maggie dont l’état va se détériorer. Alors qu’elle ne s’est jamais plainte, elle implore a Frankie de l’achever. Or Frankie est pieux. Il tente de chercher du réconfort auprès du prêtre de son église, mais ne trouve pas de soutien. Alors, il prend la seule bonne décision et vient dire au revoir à Maggie et l’achève. Il s’en va et personne ne le reverra.

Comme d’habitude, Clint nous étonne par l’extrême sobriété de sa mise en scène, des rapports pudiques qu’il insuffle à ses personnages. Le film ne manque pas de moments drôles, Frankie, c’est un peu le « Bronco Billy » des rings. Quelques critiques chagrines soulignent une demi-heure de trop. Le réalisateur aurait trop appuyé sur le coté intéressé de la famille de Maggie qui tente de lui soutirer de l’argent sur son lit de douleur. Alors que l’on sait très bien que les USA ne manquent pas de familles redneck peu cortiquées et que dès qu’il est question d’argent…. Clint s’en sort merveilleusement bien, et cette partie est sobre, respectueuse et c’est bien par amour que Eddie achève Maggie.

Sorti en catimini aux USA, le film soulève un triomphe critique qui deviendra un grand succès dans les salles. En France, les critiques sont énormes malgré quelques rares détracteurs et le film prend un départ en boulet de canon pour devenir le plus grand succès du maître. Le film devient très rentable pour la Warner avec 200 millions de dollars de recettes mondiales. Evidemment, la France est le pays européen où le film rencontre le plus beau succès. La côte d’amour de Clint est au beau fixe. Le film récolte 4 oscars dont un pour Hilary SWANK ce qui est l’évidence même. Au niveau international le film truste les récompenses dont le César du meilleur film étranger. Clint vient de connaître le pic de sa carrière. Croit-on.  

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

3 210 799

 

1ère semaine

1

774 989

450

2ème semaine

1

501 807

535

3ème semaine

2

465 650

542

4ème semaine

2

400 124

535

5ème semaine

3

348 641

652

6ème semaine

5

166 351

523

7ème semaine

6

160 271

520

8ème semaine

7

111 204

439

9ème semaine

10

64 598

325

ENTREES PARIS

 

783 394

 

1ère semaine

1

217 541

51

2ème semaine

1

132 389

52

3ème semaine

2

113 425

52

4ème semaine

3

86 663

50

5ème semaine

3

71 767

47

6ème semaine

5

44 095

46

7ème semaine

6

38 631

38

8ème semaine

9

26 443

33

9ème semaine

6

23 236

38

Nombre de semaines Paris

 

29

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

4 266

 

1er jour Paris

 

21 972

 

Budget

 

30 000 000 $

 

Recettes US

 

100 492 000$

 

Recettes Mondiales

 

216 763 000$

 

Box office annuel FRANCE

9

 

 

Box office annuel USA

23

 

 

Box office annuel Allemagne

63

540 654

 

Box office annuel Espagne

 

2 477 838

 

Box office annuel Italie

 

1 320 437

 

Box office UK

 

1 154 143

 

Box office Europe

 

10 753 000

 

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 6 commentaires

Mercredi 19 septembre 2007
- Publié dans : BO C. EASTWOOD

CLINT EASTWOOD
BOX OFFICE

 

Clint EASTWOOD est certainement un des acteurs réalisateurs les plus connus et étudiés de l’histoire du cinéma. Né en 1930, il connaît une adolescence assez pauvre et fait plein de petits boulots. Il est très grand et sec. Il attire l’attention des studios, sans se démarquer. Il fait de la figuration avant d’intégrer un feuilleton nommé « Rawhide » un peu par hasard, il s’était fait remarquer par le producteur de la série dans un café. Bon gré, mal gré, la série va durer 7 ans et compter 265 épisodes qui lui permet d’apprendre son métier, de monter à cheval, de tenir un révolver …  Ce n’est qu’en 1964 qu’il accède à la gloire avec un western tourné avec trois bouts de ficelle. Depuis lors, il s’est forgé une filmographie très solide, que ce soit en tant que réalisateur ou acteur avec des fortunes diverses au Box Office, surtout en France où il a été longtemps considéré comme une sorte de Steven SEAGAL des années 60/70, avant d’être reconnu par ses pairs comme un acteur plus ambiguë que prévu et un sacré réalisateur, voire un réalisateur sacré.      

 

 

POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS

(A FISTFUL OF DOLLARS)
25 MARS 1966

 

pour-une.jpg

Réalisation Bob ROBERTSON (Sergio LEONE) (1964) Scénario Duccio TESSARI, G SCHOCK Directeur de la photographie J DALMAS, M DALLAMANO Musique Ennio MORRICONE Production Jolly Films (Rome)/ Oeian Produktion/ Constantin Film (Munich) Durée 96 minutes
 Avec Gian Maria VOLONTE

Joe, dit le "gringo", arrive un matin à San Miguel, une petite ville située à la frontière avec le Mexique, que se disputent deux familles, les Rodos et les Baxter. Joe ne se laisse pas impressionner par cette rivalité intempestive, au contraire il s'en réjouit. Il tue quatre hommes des Baxter qui ont voulu prendre un peu de bon temps avec lui, et se met à la solde des Rodos, en honnête mercenaire. A la suite d'une attaque, Ramon, le plus dangereux des frères Rodos, emporte un confortable butin d'or et d'armes. De son côté, Joe est assez rusé pour faire se rencontrer les deux bandes ennemies et enlever Marisol, la maitresse de Ramon, qui sera une monnaie d'échange contre des prisonniers de Rodos. Le mercenaire échappe à ses employeurs en se dissimulant dans un cercueil. Convaincus qu'il est désormais au service des Baxter, les Rodos les attaquent et les déciment sauvagement. Joe, blessé lors de l'embuscade, se remet de ses blessures dans une mine désaffectée. Il réapparaît au village. Ramon, rapide comme l'éclair, le vise en plein coeur. Mais Joe, protégé d'une carapace d'acier avance toujours. Finalement le pistolet du " gringo " sera le plus rapide. Plus de Baxter, plus de Rodos, la paix est revenue au village !

C’est durant la sixième année de « Rawhide » que Clint Eastwood part tourner «  pour une poignée de dollars » en Espagne. C’est pas que le scénario l’emballe, mais il en a assez de son image clean de gentil cow-boy. Il rejoint donc Sergio LEONE (qui tourne le film sous le pseudo de Bob ROBERTSON), il n’ignore pas qu’il n’est pas le premier choix de LEONE qui aurait préféré James COBURN, entre autres. Les acteurs connus sont chers, LEONE se rabat sur EASTWOOD, qui dans un premier temps trouve les dialogues très mauvais. C’est pourquoi que dans le film il parle au minimum, ce qui accentue le coté mystérieux du personnage. Il crée son propre look avec un Lewis noir trempé dans de l’eau de javel, du matériel de « Rawhide », et un pancho acheté en Espagne. La patte de Leone fait le reste : cadrages inédits, action lente, peu de dialogues. Bref, il est certain que face à des westerns américains, c’est de l’inédit. Tourné pour un budget riquiqui, le filmse fait dans la difficulté, mais au moins le résultat est original. Sorti en septembre 1964 dans un quartier de Naples, le film bénéficie d’un bouche à oreille extraordinaire qui lui permet de battre des superproductions américaines des mois plus tard. En Espagne et dans le reste de l’Europe le résultat est similaire. Sorti en 1966 en France, le bouche à oreille a déjà fait son effet, et les salles sont pleines durant son exploitation Parisienne. Rediffusé dans les salles de quartier, le succès populaire du film devient immense. Ce sera le grand classique de Clint, car le film sera exploité à de nombreuses reprises à Paris, le succès étant présent à chaque diffusion jusqu’aux années 80. Pour Clint, la gloire s’abat en Europe, même si aux Etats-Unis le résultat est plus modeste, bien que réel. A l’instar de Sean CONNERY avec James BOND, Clint est enfermé dans l’image de l’homme sans nom et aux cigarillos. Comment s’en sortir ?         

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

4 360 000

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

EXPLOITATION 1972

EXPLOITATION 1976

EXPLOITATION 1979

EXPLOITATION 1983

EXPLOITATION 1985

157 220

196 755

181 511

96 680

110 453

17 478

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

1 018 201

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

40 573

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

13 524

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

* * * * *

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Mercredi 19 septembre 2007
- Publié dans : BO C. EASTWOOD

ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS

(FOR A FEW DOLLARS MORE)
30 SEPTEMBRE 1966

ET-POUR-QUELQUES-DOLLARS-DE-PLUS.jpg

Réalisation Sergio LEONE (1965) Scénario de Luciano VINCENZONI, Sergio LEONE D'après l'histoire de FUIVIO MORZELLA, Sergio LEONE Directeur de la photographie Massimo DALLAMANO Musique Ennio MORRICONE Production Alberto GRIMALDI / PEA(Rome) / Arturo GONZALES (Madrid) / Constantin Film (Munich) Distribution Artistes Associés Durée130 minutes
L'Étranger Clint EASTWOOD Le colonel Mortimer Lee VAN CLEEF Indio Gian Maria VOLONTE Le bossu Klaus KINSKI La sœur du colonel Rosemary DEXTER La femme du directeur de l'hôtel Mara KRUP Le vieil homme Josef EGGER Groggy Luigi PISTILLI Nino Mario BREGA Cucillo Aldo SAMBRELL

 

Après avoir encaissé la somme offerte pour la mort d'un homme dont la tête était mise à prix, le colonel Douglas Mortimer, un chasseur de primes, arrive à El Paso. Il y retrouve un autre chasseur de primes, L'"Étranger" et les deux hommes décident de travailler ensemble. Leur objectif commun est Indio, un tueur fou, échappé d`un pénitencier et qui sème la terreur autour de lui avec l'aide d`une bande d'aventuriers. Il semble qu'Indio et ses hommes se préparent à attaquer la banque d'El Paso. Le colonel Mortimer suggère à L'"Étranger" d'aider à s'évader de prison le meilleur ami d'Indio ce qui lui permettra de s'introduire dans la bande. Mais Indio et ses hommes sont plus rapides que les deux chasseurs de primes et ils attaquent la banque. L'"Étranger" conseille à Indio de partir vers le sud, sachant que le colonel Mortimer est persuadé que les bandits partiront vers le nord... Prévoyant avec raison une trahison de son allié provisoire, le colonel ne se laisse pas prendre au piège et c'est lui qui tuera Indio. Il révèle alors que son unique motif était de venger sa sœur assassinée par Indio et il laisse à L'"Étranger" le soin de réclamer la prime offerte pour la mort du tueur.

Les profits du premier film ont été énormes, mais Sergio LEONE n’en voit pas la couleur. En effet, le producteur ne donnera la part des bénéfices qui reviennent à LEONE que contre la mise en chantier d’une suite. LEONE, plutôt énervé, s’associe avec son avocat pour financer un nouveau film. Le budget est multiplié par 3 et Clint touche 50 000 dollars au lieu des 15 000 du premier opus. Cette fois, sur l'affiche pas question d'américaniser les noms des acteurs et du réalisateur, le public apprendra a connaître le vrai nom du réaliateur. LEONE va chercher Lee Van CLEEF, acteur Hollandais, qui s’est mis à la peinture car sa carrière ne fonctionne pas au cinéma. Bien lui en a pris, tant l’acteur et son visage si particulier vole la vedette à Clint EASTWOOD. Ce n’est pas directement une suite au premier film, même si Clint garde son personnage fétiche, mais ne parvient pas à sortir de cette image. LEONE parfait son style, il en a le temps et plus de moyens, il continue de développer son style qui consiste à réinventer le western américain, toujours avec pléthores de gros plans, de personnages truculents, et sa lenteur si particuliers. Il s’appuie également sur la musique d’Ennio MORRICONE qui devient un des compositeurs les plus célèbres de la planète. Le succès du film ne se fait pas attendre, obtenant presque autant d’entrées que le premier. Le film deviendra autant diffusé que le premier, devenant lui aussi un habitué des ressorties multiples jusqu’au années 80. LEONE signe un deuxième énorme hit de suite et met en chantier un nouveau film, toujours avec CLINT devenu star entretemps.           

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

4 170 929

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

EXPLOITATION 1972

EXPLOITATION 1976

EXPLOITATION 1979

EXPLOITATION 1985

150 724

104 665

71 643

55 816

22 674

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

885 852

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

32 813

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

2

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

16 407

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

* * * *

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Mercredi 19 septembre 2007
- Publié dans : BO C. EASTWOOD


LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND

(THE GOOD, THE BAD, AND THE UGLY)
8 MARS 1968

 
BON-LA-BRUTE.jpg
 

Réalisation et scénario Sergio LEONE Scénario AGE, SCARPELLI, Luciano VINCENZONI D'après un sujet de Luciano VINCENZONI et Sergio LEONE Directeur de la photographie Tonino DELLI COLLI Musique Ennio MORRICONE Décors et costumes Carlo SIMI Production Alberto GRINIALDI - PEA Distribution United Artists Durée180 minutes (version originale) 161 minutes (version anglaise) 148 minutes (version française)

Joe Clint EASTWOOD Tuco Eli WALLACH Sentence Lee VAN CLEEF

 

Au siècle dernier, aux Etats-Unis, durant la guerre de Sécession. Tandis que les combats font rage entre Nordistes et Sudistes, trois hommes s'intéressent davantage à leur profit personnel. Joe et Taco parcourent la région en se livrant à une activité rémunératrice : Joe livre Tuco contre la prime promise pour sa tête, et le libère alors qu'il va être pendu. Puis ils recommencent l'opération dans la ville voisine. Mais bientôt les deux hommes se séparent. Pourtant leur association se reforme pour un temps. Ils apprennent l'existence de 200 000 dollars-or volés à l'armée sudiste et cachés quelque part. Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière et Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache. Chacun a besoin de l'autre:la chasse au trésor commence.Un troisième homme est au courant de cette histoire : Sentence, une brute qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour trouver cet argent caché. Les trois hommes traversent la guerre de Sécession, indifférents aux violents combats qui ont lieu autour d'eux sauf lorsqu'ils les gênent. C'est ainsi qu'ils font sauter un pont pour que les soldats aillent se battre ailleurs! Joe et Tuco arrivent enfin au fameux cimetière, où les attend Sentence. Joe propose alors un duel à trois : le gagnant emportera l'argent. Il tue Sentence, mais épargne Tuco. Après avoir pris la moitié de l'argent, il laisse Tuco dans une position inconfortable, en équilibre sur une pierre tombale, le cou dans un nœud coulant! Il s'en va, mais revient au dernier moment et délivre Tuco avant de repartir, tandis que celui-ci l'agonit d'injures.
 

Nanti d’un budget conséquent, LEONE s’attaque à un de ses chefs d’œuvre. Largement plus abouti que les deux premiers films, il signe le meilleur épisode de sa trilogie avec Clint EASTWOOD, le meilleur western « spaghetti » sans doute. Il faut dire qu’il a crée une mode dans laquelle s’engouffre le cinéma Italien pour exploiter jusqu’au trognon cette manne cinématographique. Le monde entier sera envahi d’une multitude de « Ringo » et autres « Django » de diverses qualité. Mais c’est toujours LEONE le maître. Dans ce film, il est attiré par Eli WALLACH, sa « star » américaine, il en fait le meilleur personnage du film, e de loin. Le scénario est largement plus fouillé que les deux premiers films, la durée lui permet de développer ses thèmes favoris et de jouer de ses tics cinématographiques, qui sont désormais sa signature inimitable. Lee Van CLeef est tout aussi fascinant dans le rôle de la brute sanguinaire. Paradoxalement, c’est Clint EASTWOOD qui sent qu’il a le rôle le plus « fadasse » des trois, bien qu’il soit largement leplus payé : 250 000 dollars. Pourtant sa prestation dans le rôle du bon est parfaite, même si le public ne comprend pas son jeu d’acteur impassible, presque inexpressif. Il n’empêche, le duo qu’il forme avec Eli WALLACH est savoureux, c’est le « blondin », en Français… Le film triomphe dans le monde entier et une multitude de clones seront produits par le cinéma Italien. Les entrées sont encore plus importantes que les deux films précédents. En France, le film totalise plus de 6 millions d’entrées, le score le plus important de la carrière d’EASTWOOD. Pour le public Français, c’est LEONE la star des films et non EASTWOOD, dont le jeu d’acteur n’est pas apprécié. Son image est associé à « l’homme sans nom » tout comme Sean CONNERY avec « James BOND » ou Michele MERCIER avec « Angélique ». Comme eux, il aura du mal à conquérir un public en dehors de ce personnage. Pourtant CLINT et LEONE vont se séparer. LEONE peut préparer son chef d’ouvre avec une vrai star Américaine et Clint va tenter de nouvelles pistes cinématographiques. En tout cas « Rawhide » s’est terminé, car c’est devenu une superstar. Avec cette trilogie, Clint EASTWOOD sera présent sur les écrans Français durant 15 ans, les rediffusions de ses films ayant parfois plus de succès que les nouveautés sortis la même année, c’est un cas presque unique à Paris.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

6 308 000

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

EXPLOITATION 1972

EXPLOITATION 1976

EXPLOITATION 1979

137 196

143 252

107 442

117 304

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

1 210 513

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

65 192

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

3

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

7

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

9 313

1er JOUR Paris

 

COTE DU SUCCES

* * * * *

 

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Mercredi 19 septembre 2007
- Publié dans : BO C. EASTWOOD

PENDEZ-LES HAUT ET COURT

(HANG’ EM HIGH)

20 NOVEMBRE 1968

 

  PENDEZ-LES.jpg

Réalisation Ted POST (1968) Scénario Leonard FREEMAN, Mel GOLDBERG Directeurs de la photographie Leonard SOUTH, Richard KLINE Musique Dominic FRONTIERE Production United Artists/Malpaso Distribution United Artists Durée 114 minutes

Jedediah Cooper Clint EASTWOOD Rachel Inger STEVENS Le capitaine Wilson Ed BEGLEY Le juge Adam Fenton Pat HINGLE Jennifer Arlene GOLONKA Bliss Ben JOHNSON Le prêtre James MACARTHUR Le fou Dennis HOPPER Madame Peaches SophieRuth WHITE Le prisonnier Bruce DERN

Jedediah Cooper, ancien policier, fait traverser le Rio Grande à son troupeau quand neuf hommes en armes - des "vigilants" - menés par le capitaine Wilson, l'arrêtent et l'accusent du meurtre d'un rancher et du vol de ses bêtes. Jed Cooper a beau leur montrer l'acte d'achat, il est dûment lynché et laissé pour mort. Un marshall itinérant, Bliss, le sauve et l'envoie à Ford Grant afin qu'il soit jugé. Là, le juge Fenton - magistrat connu pour son invention spectaculaire, une potence à six noeuds - le déclare innocent et le relâche : le coupable du vol vient en effet d'être arrêté et Cooper assiste à son exécution. Mais il a décidé de se venger. Fenton réussit à l'en dissuader en lui proposant un poste d'adjoint, que Cooper accepte. Alors qu'il se trouve dans une ville voisine, il reconnaît dans le saloon un de ses agresseurs, qu'il tue au cours d'une bagarre. A Ford Grant, un autre "vigilant" se rend et dénonce ses complices, qui habitent à Red Creek. Alors que Cooper se dirige vers le ranch de Wilson, il rencontre une bande d'hommes armés poursuivant un voleur et se joint à eux. L'homme arrêté se révèle être un de ses ennemis. Cooper le sauve pourtant de la colère des fermiers qui veulent le lyncher, et parvient à le ramener à Fort Grant, où Fenton le condamne à la pendaison avec les deux "vigilants". Pendant l'exécution, Wilson, prenant Cooper par traîtrise, le blesse grièvement. Rachel, une jeune veuve, le sauve et le soigne. Une fois guéri, Cooper retoume à Red Creek. Une partie de la bande s'est barricadée dans le ranch de Wilson. Cooper élimine un à un les "vigilants". Quand il entre dans le ranch, il trouve Wilson pendu : terrorisé, il a préféré se suicider. Ayant pris conscience de la cruauté de sa vengeance, il veut rendre son étoile; Fenton lui explique que la justice, si imparfaite soit-elle, vaut la peine que l'on se batte pour elle. Cooper repart donc à la poursuite des autres "vigilants" qui se sont enfuis de l'Oklahoma.

Clint n’est toujours pas une superstar aux Etats-Unis. Pour se démarquer des films de LEONE, il tourne un sketch d’un film Italien « les sorcières » où il joue un rôle contemporain. Mais il veut réussir aux Etats-Unis. Hollywood se méfie d’un acteur de télévision qui connaît un succès énorme en Europe avec des films Italiens. Pourtant Universal tente le coup avec un projet qui semble sans risques : un western au budget modeste. Clint est payé 40 000 dollars plus un pourcentage sur les recettes, preuve qu’on lui fait quand même un peu confiance. Clint crée sa compagnie de production « Malpaso » et injecte des billes dans le projet. Pour tourner ce film on fait appel à Ted POST un solide réalisateur avec qui il a déjà tourné plusieurs épisodes dans « Rawhide », il est en terrain connu. Le film est très solide avec un thème fort : la justice rapide et les pendaisons éclair. Clint change son image : rasé de près, plutôt élégant dans un jean tout neuf, la motivation de son personnage est la vengeance. Le coup s’avère plutôt payant, le film est remboursé très rapidement, il rapporte quatre fois sa mise. Clint est donc rentable et les studios vont investir sur lui. En France, à contrario, il ne bénéficie plus de l’aura de Sergio LEONE, pour le public Français c’est un western comme il y en a eu des dizaines auparavant et la critique n’est pas toujours tendre avec un acteur qui est jugé limité et inexpressif. Le malaise va mettre beaucoup de temps pour s’estomper. Le film approche cependant le million d’entrées et se classe 5ème au BO hebdomadaire à sa sortie. C’est honorable. 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

964 587

 

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

 

 

104 498

 

 

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

271 051

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

33 562

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

5

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

8 391

1er JOUR Paris

 

Budget

1.8 M$

(11 M$ 2007)

Recettes US

6.8 M$

(41 M$ 2007)

COTE DU SUCCES

* * 

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Mercredi 19 septembre 2007
- Publié dans : BO C. EASTWOOD

QUAND LES AIGLES ATTAQUENT

(WHERE EAGLES DARE)

12 MARS 1969

 
  QUAND-LES-AIGLES-ATTAQUENT.jpg

Réalisation Brian G HUTTON (1969) Scénario Alistair MacLEAN Directeur de la photographieArthur IBBETSON Musique composée et dirigée parRon GOODWIN Production J GERSHWIN-E KASTNER Distribution CIC/MGM Durée 158 minutes

Commandant John Smith Richard BURTON Lieutenant Morris Schaeffer Clint EASTWOOD Mary Ellison Mary URE

Un commando de soldats anglais, avec à sa tête, le commandant Smith, reçoit pour mission de délivrer le général Carnaby, détenu par les Nazis dans une forteresse alpine imprenable : le "Château des Aigles", Schaeffer, un ranger américain taciturne, fait lui aussi partie du commando. Déguisés en soldats allemands, les sept hommes sont parachutés dans la région du château. L'un d'eux est assassiné. Smith l'apprend à sa complice Mary, qui les suit en secret; il lui révèle aussi que Carnaby est en réalité Cartwright-Jones, un acteur chargé de donner le change aux Allemands... Un autre meurtre a lieu. Les cinq survivants doivent se rendre, mais Smith et Schaeffer s'évadent, initient une route, puis pénètrent dans le château -grâce à Mary qui s'y est infiltrée -par le seul accès possible: un téléphérique! Les deux hommes s'introduisent dans la salle des officiers... Smith met alors Schaeffer en joue et démasque le faux Carnaby! Se prétendant agent double, il confond les trois traîtres de son commando et obtient même la liste des espions nazis opérant à Londres. Schaeffer abat les officiers allemands, Rosemeyer et Kramer, puis sème la panique dans la forteresse en faisant exploser de nombreuses bombes. La garnison ne peut empêcher les fugitifs de retourner au téléphérique. Les deux derniers traîtres tentent de compromettre l'évasion, mais Smith parvient à les éliminer. En redescendant, Smith, Schaeffer, Mary et l'acteur plongent dans une rivière et quittent le village en bus-chasse-neige. La route minée retarde les poursuivants. Un avion vient récupérer le commando en plein aérodrome allemand; une fois en vol, Smith révèle que le chef du réseau nazi n'est autre que le colonel Turner, l'un des responsables de l'opération, que Smith laisse sauter de l'avion.

L’anecdote est connue : l’initiative du projet vient de Richard BURTON, désireux de se refaire une petite santé au Box Office après quelques résultats moyens. Officieusement, ses enfants voulaient le voir dans un rôle de héros. Soit. C’est donc l’auteur des « canons de Navarone » qui concocte la trame de ce film de guerre très spectaculaire. C’est clairement une superproduction. Clint qui rejoint la production perçoit 800 000 dollars contre 1.2 pour BURTON. Le tournage a lieu en Autriche, dans un château du XIème siècle. Le tournage est périlleux, surtout pour les cascadeurs. Le film est spectaculaire tout en ménageant des plages de suspense. Face à un BURTON qui joue le rôle du cerveau, Clint est le tueur glacial et ultra-efficace. Ce film est un modèle du genre, et obtient un bon résultat au Box Office US. En France, le film dépasse les 1.5 millions d’entrées, c’est un très bon score pour un film de guerre. Le film dure plus de 2h40. C’est un film à voir et à revoir avec un bon paquet de chips devant la télé pour revoir la fameuse scène du téléphérique. Clint et BURTON s’entendent très bien, mais l’image de Clint est encore celui d’une brute épaisse.
 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

1 657 115

 

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

 

 

79 201

 

 

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

266 093

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

26 130

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

5

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

5 226

1er JOUR Paris

 

Recettes US

7.1 M$

(40 M$ 2007)

COTE DU SUCCES

* *  *

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires
 
referencement de site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus