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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Samedi 20 juin 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

LE CERCLE ROUGE

  

21 OCTOBRE 1970

 

 

 

Réalisation

Jean-Pierre MELVILLE

Assistant réalisateur

Bernard STORA

Scénario

Jean-Pierre MELVILLE

Directeur de la photographie

Henri DECAË

Musique

Éric de MARSAN

Production

Corona Films

Distribution

Corona Films

Durée

140  minutes

Tournage

26/01/1970 - 13/04/1970

Le commissaire Matteï

BOURVIL

Corey

Alain DELON

Jansen

Yves MONTAND

Santi

François PÉRIER

Vogel

Gian-Mana VOLONTE

 

 

Corey, un malfaiteur incarcéré à la centrale des Beaumettes, est libéré ; un de ses gardiens, avant qu'il ne soit relâché, lui a proposé une affaire : dévaliser une bijouterie, place Vendôme. Ailleurs, dans le train bleu, le commissaire principal Mattei transfère de Marseille à Paris un ennemi public, Vogel. Trompant la vigilance de son gardien, Vogel réussit à s'échapper et à trouver refuge dans le coffre de la voilure de Corey. Les deux hommes se lient d'amitié. Le commissaire Mattei, craignant pour sa carrière, décide à tout prix de retrouver Vogel. Pour réaliser le hold-up, Vogel et Corey font appel à Jansen, un ex-policier radié pour ivrognerie. Le hold-up réussit parfaitement, mais le plus dur sera d'écouler les bijoux. Le commissaire Mattei, chargé de l'affaire, trouve le moyen de faire parler Santi, un tenancier de bar louche, dont le fils a été compromis dans une affaire de drogue. Se faisant passer pour un acheteur éventuel des diamants, Mattei attire dans un guet-apens les trois voleurs, qui mourront sous les balles de la police.

 

La France est encore sous le choc de la mort de BOURVIL le 23 septembre. Le hasard fait bien les choses, le dernier film avec l’acteur diffusé dans les salles sera un des plus fameux de l’année.

Jean Pierre MELVILLE est certainement le réalisateur Français le plus réputé, et une nouvelle fois, s’adonne à son genre de prédilection, le film policier, dont il reste un des maîtres. Pourtant « le cercle rouge » n’est peut être pas aussi fameux que « le samouraï » ou bien « l’armée des ombres » , mais désormais le réalisateur dispose d’un budget très important du fait du casting infernal dont il dispose : Bourvil, Alain DELON, Yves MONTAND, et Gian Maria VOLONTE. Rien que ça ! Rien qu’avec une seule de ces stars, le film pourrait être un succès international. Du reste, il est évident que le succès du « clan des siciliens » en 1969 qui comprend trois énormes stars françaises à l’affiche, donne des idées. En général le résultat est garanti au box office. On ne présente plus BOURVIL qui a lui seul garantit des millions d’entrées. Le choc de sa disparition cause un engouement pour le film qui s’ajoute aux critiques élogieuses qui saluent en lui le grand acteur qu’il fût et qui pourrait bien avoir trouvé son meilleur rôle avec son dernier film. Il joue en effet le rôle d’un commissaire expérimenté, par spécialement sympathique et qui n’hésite pas à employer des méthodes peu recommandables pour arriver à ses fins, il est très pragmatique. Très affaibli par la maladie, l’acteur propose un grand rôle dramatique, bien loin des niais ou des laquais qu’il jouait à ses débuts. Il est vraiment dommage qu’un tel acteur ne soit disparu avant de découvrir le cinéma français des années 70. Tant de réalisateurs auraient voulu tourner avec lui.

Alain DELON traverse une période dorée. L’acteur fétiche de Jean-Pierre MELVILLE retrouve encore une fois le succès après ceux de « la piscine » ou du « clan des siciliens ». Au top de son charisme, il joue encore un rôle de vilain garçon, mais avec tant de classe qu’on lui pardonne. Un rôle à son niveau, excellent, ni plus ni moins.

Pour Yves MONTAND, c’est la grande confirmation de son retour au premier plan. Dans un rôle trouble, comme il est capable de les interpréter, il est  cette fois du mauvais coté de la barrière. Alors que les années 60 ont été parfois difficiles pour lui, malgré quelques grands succès comme « le diable par la queue » il n’était pas encore un acteur si populaire que cela. Mais, plus mûr, il entre de plein pied dans une décennie cinématographique où il tournera quelques chef d’œuvres. D’ailleurs, redevenu une star du box Office, c’est lui qui entame le tournage de « la  folie des grandeurs » en remplacement de …Bourvil.

Avec de grands acteurs de la trempe de Gian Maria VOLONTE et de François PERIER acteur Melvillien devant l’éternel. Le réalisateur peut concocter un classique du film noir, en démontrant la grande maîtrise de son cinéma : ambiances, décors, direction d’acteur, tout est parfait, en tout cas au dessus du lot en 1970.

La critique étant très favorable et au vu des conditions énoncées ci-dessus, le film qui sort la semaine suivante « le mur de l’Atlantique » prend un départ très solide avec plus de 90 000 spectateurs la première semaine à Paris et va se maintenir durant 4 semaines au top du Box Office et termine à plus de 900 000 entrées à Paris hors banlieue et devient avec 4.3 millions encore un très grand succès. Le film atteint la cinquième place du top annuel. En Europe le film connaît également un très grand succès.

Bourvil vient donc de boucler une année exceptionnelle avec deux films dans le top 5 de l’année. Il est dommage que dans un ultime hommage, DE FUNES lui ait chipé la première place avec son nouveau « gendarme ». Il est certain que BOURVIL en grand gentleman ne lui en aurait pas voulu !.   

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

4 336 000

 

ENTREES PARIS

 

911 338

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

845 285

 

1ère semaine

1

90 660

8

2ème semaine

1

96 690

 

3ème semaine

1

85 833

 

4ème semaine

1

72 315

 

5ème semaine

4

61 446

 

6ème semaine

2

52 733

 

7ème semaine

4

43 866

 

8ème semaine

4

38 324

 

9ème semaine

5

31 319

 

10ème semaine

5

46 162

 

11ème semaine

5

43 748

 

12ème semaine

7

25 596

 

13ème semaine

7

23 560

 

14ème semaine

8

18 490

 

15ème semaine

9

15 703

 

Nombre de semaines Paris

 

20

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

11 333

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

5

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 001 846

 

Box office annuel Italien

22

 

 

Cote du succès

 

* * * *

 

 

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Vendredi 19 juin 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

LA GRANDE VADROUILLE

  

8 DECEMBRE 1966

 

 


Réalisation

Gérard OURY

Scénario

Gérard OURY

Marcel JULLIAN  Danièle THOMPSON

Directeur de la photographie

Claude RENOIR

Musique

Georges AURIC

Production

Les Films Corona

Distribution

Valoria Film

Durée

122  minutes

Tournage

16/05/66 – 25 /08/66

Augustin Bouvet

BOURVIL

Stanislas Lefort

Louis DE FUNÈS

Sir Reginald

TERRY-THOMAS

Peter Cunningham

Claudio BROOK

Alan Mac Intosh

Mike MARSHALL

Sœur Marie-Odile

Andréa PARISY

La mère supérieure

Mary MARQUET

Ginette

Marie DUBOIS

 

 

Trois aviateurs anglais dont l'appareil a été touché par la D.C.A. sautent en parachute sur Paris occupé par les Allemands. L'un atterrit sur la Komandantur et se voit hébergé par un peintre en bâtiment, Augustin (Bourvil) ; l'autre tombe sur le toit de l'Opéra : il est sauvé par le chef d'orchestre, patriote fougueux, Stanislas (de Funes) ; le troisième fait un plongeon dans le bassin des phoques du zoo de Vincennes, et reste en vie grâce au gardien. Le point de ralliement des trois aviateurs est les bains turcs où les conduisent, chacun de leur côté, Augustin et Stanislas qui s'y rencontrent pour la première fois. Compromis par la présence des aviateurs, Augustin et Stanislas doivent se sauver avec eux en zone libre, grâce à la complicité de la gracieuse Ginette, marionnettiste du Guignol des Champs-Elysées. Après de multiples aventures, ils se retrouvent en Bourgogne ; Augustin et Stanislas à Meursault, dans un hôtel occupé. par les Allemands, et les Britanniques à l'Hospice de Beaune. Une charmante religieuse (Andréa Parisy) tente de leur faire passer la ligne dans des tonneaux qui sont livrés par erreur à la Konunandantur de Meursault, où viennent d'être emprisonnés Augustin et Stanislas. Les aviateurs mettent le feu à des fûts d'alcool et s'échappent avec les deux compères. Poursuivis par des autos blindées allemandes, ils sautent sur le chariot de la religieuse qui les emmène, au grand galop de son attelage, vers un aéro-club désaffecté. Ils prennent place dans deux vieux planeurs et décollent de justesse au nez de leurs poursuivants.

 

Après le colossal succès du "corniaud" une "suite" est mise en route. Ce ne sera pas une suite au sens propre du terme, mais un film mettant en scène les deux acteurs dans de nouveaux rôles et dans des situations différentes. Cependant tels "Laurel et Hardy" où les "Marx brothers" le principe reste le même: DE FUNES reste le petit irrascible et nerveux et BOURVIL le tendre naïf.

Le budget est multiplié par cinq et Gérard OURY peut se permettre le film dont il a rêvé. Extérieurs, décors, costumes, tout est permis tant le projet semble sûr, car entretemps, Louis DE FUNES a confirmé qu'il était impérial au Box Office français et depuis peu, européen.

Le scénario est paufiné durant un an. Une équipe scénaristique ce met en place, avec bien sûr Marcel JULLIAN et aussi sa fille, danièle THOMPSON qui va découvrir les ficelles du métier. Ficelles  un peu grosses parfois, pour un sujet épineux dans le fond qui traite de l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale et de la résistance. Toute faute de goût risque l'entreprise.

Alors que Gérard OURY a rendu une copie infecte sur le même thème dans "L'as des as", il s'en tire avec les honneurs grâce à une introduction des plus habiles et réussie. Des parachutistes anglais atterissent à divers endroits de la capitale et provoquent l'implication d'un peintre en bâtiment et d'un grand chef d'orchestre dans la résistance bien malgré eux. Ces deux personnages que tout séparent devront faire preuve de hardiesse pour se sortir du pétrin, et finalement deviendront amis en parvenant à s'échapper des griffes de l'occupant.

Maîtrisé de bout en bout, le film est sans doute moins comique que "le corniaud", mais transporte de grandes valeurs: l'amitié et le courage de deux personnes dissemblables leur permet de vaincre l'adversité et finalement montre que tous le monde peut être un héros. Un buddy movie à la française en quelque sorte qui n'est pas sans rappeler "la traversée de Paris". Les grandes scènes ne manquent pas: celle très réussie du début du film à l'opéra, la scène de la Kommandatur avec les deux acteurs habillés sous l'uniforme allemand, De FUNES sur le dos de BOURVIL, les deux personnages qui se retrouvent dans le lit du major allemand qui les poursuit, galopent dans une voiture à chevaux conduit par une religieuse, poursuivis par un tank et l's'échappent en planeur avec les aviateurs anglais pour se rendre en zone libre. Bref, un ultra classique de la comédie française mené par un DE FUNES et un BOURVIL énormes. N'oublions pas la prestation de Terry THOMAS qui deviendra célèbre avec sa  moustache et ses dents du bonheur.

Sorti en décembre 1966, le film a pour objectif avoué de rééditer l'exploit du "corniaud", ou du moins d'être un gros succès rentable. Dès la première semaine, le film passe le cap des 100 000 entrées dans ses six salles d'exclusivité parisienne. Les réactions du public sont fantastiques, ce qui fait que le film réédite son exploit en seconde semaine avec encore 100 000 entrées, puis pour les fêtes cela devient énorme avec deux semaines à 136 000 entrées chacune soit 483 000 entrées en 4 semaines en six salles combles. C'est un triomphe que la concurrence, broyée, concassée par cette machine à entrées ne peut qu'observer, envieuse. Ce sera au final un  triomphe total avec pas moins de dix semaines en tête du box office parisien et 31 semaines de présence à Paris. Le film ne met que 12 semaines pour passer le million d'entrées en exclusivité. En France, c'est un ravage, et les entrées se cumulent par millions. Neuf millions en quelques mois, pour terminer sa carrière, après plusieurs rééditions à plus de 17 millions d'entrées et obtenir la première place au box office de tous les temps en France, un record qui va durer 30 ans battu par le "Titanic" et rester durant 40 ans comme le plus grand succès de tous les temps, battu par "Bienvenue chez les ch'tis".

Le film qui ne se contente pas de ravager le Box Office français mai fonctionne très bien dans les pays européens  que ce soit en Allemagne, en Espagne et en Italie. Le film est une très grande réussite commerciale et rapporte des millions à son réalisateur.

Il est évident que ce soit pour Géard OURY ou les deux acteurs, que "la grande vadrouille" représente le pic de leur carrière, au moins du point de vue commercial. Un tel miracle ne se reproduit pas deux fois dans une vie, d'autant plus que le réalisateur ne pourra pas réunir le duo pour une troisième fois, alors qu'il était prévu qu'il retournent ensemble dans "la folie des grandeurs" mais la maladie emportera BOURVIL quelques années plus tard.

Le film est devenu depuis légendaire et les multiples diffusions télévisées, toutes des triomphes, n'a jamais altéré ce fleuron du cinéma français des années 60.      

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

17 268 000

 

ENTREES PARIS

 

2 233 661

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

1 483 474

 

1ère semaine

1

105 752

6

2ème semaine

1

104 604

 

3ème semaine

1

136 192

 

4ème semaine

1

136 714

 

5ème semaine

1

84 730

 

6ème semaine

1

79 580

 

7ème semaine

1

73 033

 

8ème semaine

1

65 530

 

9ème semaine

1

60 726

 

10ème semaine

1

71 010

 

11ème semaine

2

47 570

 

12ème semaine

3

42 850

 

13ème semaine

1

41 860

 

14ème semaine

2

39 050

 

15ème semaine

3

33 789

 

16ème semaine

3

53 080

 

17ème semaine

3

48 040

 

18ème semaine

5

28 510

 

19ème semaine

6

18 488

 

20ème semaine

5

24 300

 

21ème semaine

2

53 140

 

22ème semaine

1

46 847

 

23ème semaine

2

30 506

 

Nombre de semaines Paris

 

31

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

17 625

 

Budget

 

2 500 000 € 

 

Box office annuel FRANCE

1

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 557 522

 

Box office annuel Italien

11

 

 

Cote du succès

 

* * * * * * *

 

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Jeudi 18 juin 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

LE CORNIAUD

  

24 MARS 1965

 

 

 

Réalisation

Gérard OURY

Scénario

Gérard OURY

Marcel JULLIAN

Directeur de la photographie

Henri DECAE

Musique

Georges DELERUE

Production

Films Corona

Distribution

Films Corona

Durée

110 minutes

Tournage

31/08/64-10/11/1964

Antoine Maréchal

BOURVIL

Léopold Saroyan

Louis DE FUNÈS

La Souris

Venantino VENANTINI

Ursula

Beba LONCAR

 

 

Antoine Maréchal, petit commerçant à Paris, s'apprête à partir en vacances en Italie, lorsque sa petite voiture est réduite en miettes par la luxueuse voiture du coléreux Saroyan, directeur d'une importante maison d'import-export. D’abord méprisant et de mauvaise foi, Saroyan reconnaît soudain ses torts et offre à Maréchal, qui n'en croit pas ses oreilles, le voyage Paris-Naples en avion, lui proposant de revenir, tous frais payés, de Naples à Bordeaux, avec la Cadillac d'un de ses amis. Maréchal accepte bien volontiers cette proposition inattendue. Mais Saroyan est en réalité un important chef de gang qui cherche le moyen de rapatrier de Naples à Bordeaux une voiture bourrée de drogue et de diamants. Pour plus de sûreté, Saroyan et ses accolytes le surveillent, tandis que la bande rivale de La Souris les prennent en filature. Le "corniaud", tout au plaisir du voyage, ne se rend compte de rien. Il flirte avec une manucure, fait la connaissance d'une auto-stoppeuse, multiplie les maladresses et essaime en cours de route les trésors qu'il emporte. Mais lors du passage de la douane, il se rend compte du rôle qu'on lui fait jouer et, prenant la situation en main, il mettra son honneur à livrer la Cadillac à l'heure dite et à faire arrêter les bandits.

 

Gérard OURY possède de l'ambition. Il a débuté sa carrière en tant qu'acteur convenable, certes, mais pas transcendant. On se souviendra de lui en tant que médecin esthétique qui donne la beauté à sa future femme, Michèle MORGAN sur le tournage du "miroir a deux faces" d'André CAYATTE, avec...BOURVIL, mais pas grand chose d'autre. Il trouve d'autres satisfactions en devenant réalisateur avec des films comme "la menace" ou "le crime ne paie pas" qui a été un grand succès au cours de l'été 1962, mais cela ne lui suffit pas. Le genre des comédies en France est très répendu, mais celles-ci sont en général des productions aux budgets limités, qui tiennet le coup grâce aux acteurs français qui sont souvent de très grande qualité.

En 1964 deux acteurs français tiennent le haut du pavé : BOURVIL a accumulé les succès depuis 1948 et est un acteur très demandé, même si l'année 1963 a été mi figue-mi raison avec des grands succès comme "un drôle de paroissien" mais aussi des échecs, comme "le magot de Joséfa". Mais c'est une valeur incontournable.

FERNANDEL  était encore en 1959 incontournable, mais les années 60 lui sont moins favorables, les succès moins tonitruants, sauf "la cuisine au beurre" avec...BOURVIL. Il s'est fait dépassé par un acteur de seconds rôles qui tourne depuis 15 ans dans des multitudes de films et qui touche enfin aux succès massifs depuis "Pouic Pouic" et surtout "le gendarme de Saint Tropez" puis bien sûr "Fantomas" qui sortira après le tournage du "corniaud".

Comme OURY est ambitieux il décide de réunir les deux acteurs qui se sont rencontrés sur le tournage de "poisson d'avril", mais surtout de "la traversée de Paris" énorme succès qui comporte la scène savoureuse entre le trio GABIN /DE FUNES/ BOURVIL dans la cave de Jambier, l'épicier qui profite du marché noir. Il se rappelle l'extraordinaire efficacité des deux acteurs et leur propose le film qu'ils acceptent sans hésiter.

OURY va se donner les moyens de ses ambitions avec un budget très correct qui lui permet de concocter une machine parfaitement huilée-à l'américaine- pour viser le marché le plus vaste possible. Il y aura des moyens pour mettre en place les gags (parfois lourds) du réalisateur, le plus célèbre étant celui de la 2CV de Bourvil mise en pièces par la grosse voiture de DE FUNES. Pour OURY, le scénario doit être mis en place de la façon la plus compréhensive possible, bénéficier de bons dialogues et de bons gags, le tout dans des tournages en extérieur si possible pour dépayser le spectateur.

Il veille a étoffer les personnages des deux acteurs et que leur temps de présence à l'écran soit égal. Bien sûr DE FUNES sera le petit teigneux et BOURVIL le grand dadais naïf, bien qu'il ne soit pas si "Kouhn Kounh" qu'il en a l'air. Contrairement aux films de Hunebelle, il est à égalité avec DE FUNES. Le reste est bien connu: les deux comédiens font le métier parfaitement, ce sont deux grands professionnels qui ont bâti leur talent sur le métier, la machine est imparable et le film se termine sur un éclat de rire demeuré célèbre entre les deux stars.

Si le succès semblait très probable, ses proportions ont été bien au-delà des attentes. Le film prend largement la première place des entrées parisiennes et ,fait rare, ne va cesser d'augmenter ses entrées de semaines en semaines. Le film va demeurer pas moins de 7 semaines en tête des exclusivité et fera preuve d'une longévité étonnante. Le film devient un phénomène de société et va devenir le succès français le plus important depuis "le petit monde de Don Camillo" en 1952 avec...FERNANDEL...une page est tournée.

Le film fonctionne bien en Europe, c'est un succès financier indéniable, qui fera les beaux jours de la télévision où il deviendra également un champion des audiences et des diffusions. Evidemment, Gérard OURY veut remettre le couvert, on comprend pourquoi.

Pour BOURVIL un tel succès, cela fait du bien. Rassuré sur son potentiel, il va explorer d'autres facettes du mérier d'acteurs, des comédies moins évidentes, voire des films dramatiques où il rêve de prouver son talent d'acteur bien qu'il ne renie pas "le corniaud" bien sûr.

Pour Louis DE FUNEs ce n'est que la confirmation qu'il est devenu la superstar du rire, avec des succès consécutifs jamais vus dans l'histoire du cinéma français. Rien ne semble arrêter cette magnifique machine à entrées.             


 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

11 739 783

 

ENTREES PARIS

 

1 787 159

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

1 174 000

 

1ère semaine

1

71 264

7

2ème semaine

1

71 239

7

3ème semaine

1

80 241

 

4ème semaine

1

81 922

 

5ème semaine

1

59 317

 

6ème semaine

1

67 440

 

7ème semaine

1

53 881

 

8ème semaine

3

30 850

 

9ème semaine

3

32 910

 

10ème semaine

1

44 420

 

11ème semaine

2

43 873

 

12ème semaine

4

23 870

 

13ème semaine

5

22 670

 

14ème semaine

3

21 590

 

15ème semaine

2

26 462

 

Nombre de semaines Paris

 

27

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

10 180

 

Budget

 

650 000 € 

 

Box office annuel FRANCE

1

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 545 858

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * * * * *

 

 

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Dimanche 14 juin 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

OSS 117 SE DECHAINE

 

19 JUIN 1963

 

 

 


Réalisation

André Hunebelle

Scénario

André Hunebelle

 

Directeur de la photographie

Raymond Lemoigne

Musique

Michel MAGNE

Production

CICC, PAC, Produzioni Cinematografiche Mediterranee

Distribution

Pathé distribution

Durée

90  minutes

Tournage

18 février 1963 / 27 mars 1963

OSS 117

Kervin MATHEWS

Brigitta

Nadia SANDERS

Sacha

Daniel EMILFORK

Renotte

Henri-Jacques HUET

 

 

Le film commence sur un petit documentaire qui semble sorti des services documentaires  de l’armée qui vante les armes de dissuasion, dont les fameux sous-marins nucléaires et leurs  missiles atomiques. L’action se déroulera en Corse, à Bonifacio, endroit hautement stratégique, puisque des « ennemis » pourraient installer des détecteurs de sous marins atomiques et donc de les détruire ! Sans déconner !

Après les jolies vues aériennes de la Corse du Sud sur fond de musique locale, l’action peut commencer. Un agent américain utilise le bateau d’un certain Renotte et de son amie la sculpturale Brigitta afin d’inspecter les grottes sous-marines. Au cours d’une plongée des deux hommes, l’agent américain est abattu sous l’eau. Renotte déclare la disparition de l’agent à la Gendarmerie comme un accident de plongée.

A New York, les services secrets US qui ne sont pas dupes, envoient OSS 117 pour sauver la paix dans le monde- rien que ça. Arrivé en Corse, Hubert emballe l’hôtesse Hertz qui lui loue une dauphine, histoire de se plonger dans le folklore local, faut dire qu’il est chaud, le Hubert.

Alors qu’il se rend le soir chez Renotte, il rencontre un de ses comparses qui s’est fait passer pour Renotte et le tue un peu au cours d’une rixe (mais c’est un malheureux accident). Renotte rentre chez lui et Hubert qui se fait passer pour le beau frère américain le convainc de le conduire à l’endroit où les deux hommes plongeaient sinon, Hubert accusera Renotte d’être le meurtrier. L’accord conclu ils jettent le cadvre par la fenêtre, cela tombe bien, Renotte habite juste en haut d’une falaise.

Mais Renotte décide de s’enfuir en bateau et Hubert doit se rendre à l’aérodrome d’Ajaccio afin de poursuivre le bateau en avion. Ils se retrouvent à Nice. Hubert fait la connaissance de Brigitta, puis celle-ci fait le tour des rues de Nice pour rencontrer Sacha, le cerveau de l’affaire. En fait Brigitta surveille Renotte pour Sacha. Celui-ci va tendre un piège infâme à Renotte et Hubert. Ceux-ci devront être drogués le soir et exécutés par un comparse. Mais Hubert ne boit pas et élimine son éxécuteur, mais Renotte est tué par Sacha. Puis celui-ci se réunit avec les deux autres cerveaux du réseau, Lucia et Mayan, Hubert devra être assassiné.

Croyant Brigitta innocente, Hubert et elles se rendent sur les lieux de la mort de l’agent américain et au cours de sa plongée, Hubert manque de peu d’être assassiné. Il s’en sort, comprend que Brigitta est complice et lui administre deux belles tartes qu’elle n’a pas volées ! 

Bon, maintenant avec l’aide de quelques collègues français, Hubert s’introduit dans la villa de Mayan et assomme Sacha qui drague Brigitta dans une chambre. Mais Hubert et Brigitta sont capturés par Mayan qui les emmène dans la grotte où se trouve le repaire secret où se trouvent les détecteurs de sous marins nucléaires. Bien entendu, Hubert s’échappe grâce à l’intervention de ses collègues. Sur un hors bord, il se bat avec Sacha et est sauvé par Brigitta qui abat Sacha. Pendant se temps, Mayan et  Lucia préfèrent se faire  sauter main dans la main et  la grotte avec, le cas échéant. Hubert est un peu peiné de ne pouvoir interroger Sacha, mais il reste Brigitta qui pourra le renseigner contre sa liberté. L’interface USB n’existant pas à l’époque, il décide de commencer l’interrogatoire à l’ancienne, par l’introduction de sa langue dans la bouche de Brigitta qui joue le rôle avec passion- semble-t-il.

 

André Hunebelle, le plus grand champion du Box Office français à toujours été à l’affut des nouvelles tendances et, surtout, des goûts du public. Alors que le genre des films de cape et d’épée, qui a fait sa gloire et celle de Jean Marais tend à se tarir, il sent bien que le phénomène BOND qui commence à cartonner en Angleterre et aux USA va sans doute avoir bien du succès dans le monde. Sur les conseils de Jean Marais qui aimerait bien endosser le costume de OSS 117, Hunebelle achète les droits du personnage. Cette fois-ci Jean BRUCE aura droit a une adaptation digne de ce nom. Malheureusement l’auteur devenu riche à force d’avoir vendu ses romans par millions se tue au volant de sa voiture de sport dès le début du tournage non sans avoir écrit 88 romans en 14 ans.

Dommage pour Jean MARAIS qui tire un peu la tête, mais Hunebelle choisit Kervin MATHEWS pour interpréter OSS 117, beau gosse athlétique qui a le mérite d’avoir déjà tourné dans des grosses séries B internationales. De plus, il est beaucoup plus jeune que Jean MARAIS, ce qui ne gâte rien et est un rien plus viril. A ses cotés, la starlette Nadia SANDERS vue dans « la vengeance d’Ursus (1962) » et autres péplums sera la De la Bath’s girl du film. Sans être une actrice formidable elle bénéficie d’un physique avenant et d’une poitrine qui vaut bien les missiles défendus dans le film.

Sans Jean MARAIS le budget du film est bien moins important que si l’acteur avait été tête d’affiche, mais Hunebelle est un génie. Avec trois bouts de ficelles une production devient étincelante. D’abord le film est tourné à Bonifacio et à Nice, pas vraiment l’exotisme. Le film contient tellement de passages filmés ventant la beauté de la côte qu’il a été surement financé par le conseil général de la région PACA, sans compter les publicités pour Hertz et autres marques que ne renierait pas le dernier James BOND. Sans compter un petit financement de l’armée.

Hunebelle sait utiliser à merveille les talents de compositeurs de Michel MAGNE. Celui-ci à l’aide de rythmes yéyés et jazzy sait parfaitement meubler les temps morts du films par une musique « in ». D’ailleurs le générique du début, en grosse lettres, est typique de l’épqoue avec le titre « OSS 117 – dansez le hully-gully ». Toute une époque, et on ne dira jamais assez que Michel MAGNE fut génial.

Les scènes d’actions sont peu nombreuses mais novatrices. Les scènes sous marines sont de qualité, et seront reprises par Terence YOUNG lui-même (mais avec un budget 100 fois plus important dans « opération tonnerre »). Au niveau des scènes de corps à corps, le réalisateur s’appuie à les rendre le plus réalistes possible, les cascadeurs utiliseront les arts martiaux, ce qui est tout à fait nouveau à l’époque, de plus il y a un petit ton sadique à la James BOND dans ces scènes.

Ce ton nouveau ainsi que la prestance de Kervin MATHEWS, peut être le meilleur OSS 117, compensent la grande naïveté du film et son manque de moyens.

Il est à noter une imparable scène entre Hubert et ses collègues français dans une voiture, où les protagonistes ricanent bêtement et déclament des dialogues des plus incongrus :

- Bonjour Forrestier ! Voici votre prisonnier !

- Bonjour Duval !

- Bonjour Forrestier….

- Merci Simonetti !

Les ricanements ainsi que ces dialogues seront bien sûr pastichés par Jean DUJARDIN dans la nouvelle mouture d’OSS 117. Il est évident que ceux qui n’ont pas vu ce film ne peuvent comprendre certains éclats de rires dans la salle.

Le premier James BOND sort en mars 1963 avec un  très bon accueil public. La mode des films d’espionnage va s’installer, c’est donc dans cette ambiance favorable que sort le film en juin 1963. Contre toute attente le film s’empare de la première place du Box Office lors de sa sortie parisienne et va très bien se maintenir les semaines suivantes. Ce sera un des grands succès de l’été. Grâce au savoir faire du réalisateur le film réalise un score très satisfaisant de 2.3 millions d’entrées en FRANCE et se vend bien à l’étranger. Le public a suivi au-delà des espérances, et comme Hunebelle est opportuniste, une suite est très rapidement mise en chantier avec un budget très supérieur.

  

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 329 798

 

ENTREES PARIS

 

394 123

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

174 482

 

1ère semaine

1

49 732

4

2ème semaine

2

36 659

4

3ème semaine

2

24 107

4

4ème semaine

5

20 941

4

5ème semaine

5

15 013

 

6ème semaine

9

13 881

 

7ème semaine

11

14 149

 

Nombre de semaines Paris

 

7

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

12 433

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

14

 

 

Box office annuel Espagne

 

383 398

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

 

 

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Jeudi 21 mai 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM


TWO LOVERS

(two lovers)

13 FEVRIER 2009 (USA)

19 NOVEMBRE 2008

 


 

Réalisation

James GRAY

Scénario

James GRAY

Directeur de la photographie

Joaquin BACA-ASAY

Musique

 

Production

Donna GIGLIOTTI

Distribution

WILD BUNCH

Durée

100 minutes

Tournage

Novembre 2007

Leonard Kraditor

Joachim PHOENIX

Michelle

Gwyneth PALTROW

Sandra

Vanessa SHAW

Ruth KRADITOR

Isabella ROSSELLINI

 

 

Leonard, jeune photographe talentueux tout juste remis d’une rupture sentimentale, voit deux femmes entrer dans sa vie coup sur coup. Il y a Michelle, sa superbe voisine, totalement déjantée, en pleine liaison avec un homme marié. Et Sandra, une amie de la famille avec qui sa mère aimerait beaucoup le voir finir. Alors que Michelle craque pour lui, Leonard se retrouve charmé par l’insoupçonnable finesse d’esprit de Sandra. Le voilà face à un choix cornélien...

 

On attendait pas James GRAY dans le genre de la comédie sentimentale. On pouvait craindre à l’avance, tant le genre galvaudé depuis de nombreuses années avec des comédies anglaises ou  des films US tels « Marley et moi » que c’est avec circonspection que l’on découvre le film. C’était sans compter sur l’énorme talent du réalisateur et de ses interprètes.

Pourtant le film semnle faire preuve d’un grand classicisme : Leonard est un homme qui semble avoir dépassé largement la trentaine, et qui sort d’une grande déception amoureuse qui l’a conduit jusqu’à la tentative de suicide. Extrêmement sentimental, il vit chez ses parents et bosse dans le pressing de son père, ce qui ne le motive guère. Ses parents tentent de lui faire connaître Sandra, magnifique jeune femme dont le père est propriétaire de plusieurs affaires. Mais il ne semble guère motivé. Et pourtant celle-ci est sensible au charme de cet homme lunatique, mais qui se cherche désespérément.

Il rencontre une de ses voisines, une belle blonde paumée, entretenue par le riche propriétaire d’un cabinet juridique dont elle est l’assistante. Il tombe terriblement amoureux d’elle, et est prêt à tout pour l’emporter. Il profite de sa faiblesse pour avoir une courte liaison avec elle. Ils décident de tout quitter pour vivre ensemble. Alors que la belle Sandra lui déclare sa flamme et semble lui être promise, il choisit Michelle, mais le soir du nouvel an juif, il rejoint sa belle pour connaître une cruelle déception. Il décide de se rabattre sur Sandra, n’ayant rien d’autre à faire, sa vie semble tracée, ce qui au vu de la beauté de Sandra, ne sera pas l’enfer loin de là !

Le film tient énormément sur la prestation exceptionnelle de Joachim PHEONIX, jeune acteur dont la ressemblance avec Mel GIBSON est troublante. D’ailleurs il a tourné avec lui le terrible navet « signes ». L’acteur joue donc se jeune homme paumé, sentimental, mais jamais ridicule. Il explore toutes les facettes de la personnalité du jeune homme, sans qu’on puisse porter de jugement négatif sur lui. Leonard déborde d’amour pour Michelle, il est pathétique mais au bon sens du terme, le mot évoquant la passion. Son choix final résulte-t-il de pragmatisme, de lâcheté, est-il intéressé par le travail que lui propose son futur beau-père ?ou simplement va-t-il vers une femme qui l’aime énormément ? James GRAY nous surprend dans la conclusion du film qui ne se conclue pas par un drame dont bon nombre de productions se seraient inévitablement égarées. Ses rapports avec Michelle se font régulièrement par téléphone où par fenêtre interposées, les deux jeunes gens étant séparées par la cour de l’immeuble. Michelle est superbement interprétée par une Gwyneth PALTROW que je n’aimais pas trop justement, mais dont la maternité semble avoir profité, tant son interprétation de cette jeune et belle paumée est formidable de justesse. Elle est comme des millions de jeunes filles, elle cherche l’amour, la sécurité, et tout se mélange. Fragile, elle représente la génération des djeuns » d’aujourd’hui, prête à tout pour sortir de la merde, quitte à faire des concessions.             

Entre ces deux superbes paumés, GRAY utilise merveilleusement les décors urbains dont il dispose, surtout le huis clos des appartements où vivent les héros, budget oblige. Le réalisateur  confirme qu’il est parmi les grands.

Doté d’un budget modeste le film passe totalement inaperçu aux USA. Au niveau mondial se n’est pas la grande forme, heureusement la FRANCE et surtout Paris vont rendre justice au film comme il se doit. Avec près de 400 000 spectateurs parisien le film se classe dans les satisfactions de l’année.

Joachim PHOENIX a annoncé qu’il ne désirait  plus tourner après ce film. Promesse tenue pour le moment, ce qui est fort dommage.

 

 

ENTREES France

 

835 289

 

 

ENTREES Paris

 

 

378 810

 

 

ENTREES France

 

1ère semaine n° 5

2ème semaine n° 5

3ème semaine n° 8

 

 

 

 

239 193(209)

194 795

108 280

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°2

2ème semaine n°3

3ème semaine n°6

 

 

 

117 943

  85 860

  52 034

  

 NOMBRE DE SEMAINES PARIS

117943

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

44

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 680

1er JOUR Paris

 

Budget

12 M$

Recettes US

 

2.3 M$

Recettes mondiales

11.3  M$

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 59

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne –

 

BOX OFFICE Espagne –

 

COTE DU SUCCES

* *

 

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Mercredi 21 janvier 2009
- Publié dans : UN JOUR UN FILM

BATMAN

(BATMAN: THE MOVIE)
  30 JUILLET 1966 (USA)

8 SEPTEMBRE 1967

 

 

Réalisation

Leslie H MARTINSON

Scénario

Lorenzo SEMPLE Jr

Directeur de la photographie

Howard SCHWARTZ

Musique

Nelson RIDDLE

Production

William DOZIER

Distribution

20th Century-Fox

Durée

105 minutes

Tournage

25 avril 1966 / 31 mai 1966

Bruce Wayne / Batman

Adam WEST

Dick Grayson Robin

Burt WARD

Kitka La Femme-Chat (Catwoman)

Lee MERIWETHER

Le Joker

Cesar ROMERO

Le Pingouin

Burgess MEREDITH

Le Sphinx

Frank GORSHIN

 

 



Avertis que le commandant Schmidlapp est en danger à bord de son yacht, Batman et Robin se rendent sur place avec leur "batmobile" et leur "batcoptère". Ils tombent dans un piège tendu par leurs quatre ennemis costumés : la Femme-Chat, le Joker, le Pingouin et le Sphinx. Ces redoutables adversaires ont pour objectif de contrôler la Terre entière. Kitka, une jeune journaliste, insiste pour photographier les héros à visage découvert. Plus tard, on apprendra qu'elle n'est autre que la Femme-Chat; quant à Batman... il s'agit d'un milliardaire, Bruce Wayne. La bande des quatre décide d'enlever une personnalité de renom... Bruce Wayne, et utilise une invention diabolique, le "déshydrateur", qui vide tout être humain de son eau et le réduit à quelques grammes de poussière dans des éprouvettes. Neuf diplomates subissent ce sort mais le commandant sera délivré par Batman, les diplomates reconstitués et le monde sauvé.

 

Pour ceux qui ne s’en souviennent plus, Batman a connu un succès fulgurant à la télévision américaine en 1966. Le ton coloré et très « pop » de la série plaît à la jeunesse américaine. La relative violence de la série est édulcorée par un ton très décalé et très humoristique. La portée des coups est illustrée par l’insert d’onomatopées dessinées. La série propose la galerie des vilains habituels du comic: le joker, le pingouin, Catwoman génèrent une grande popularité pour César ROMERO et Burgess MERIDITH entre autres, sans oublier bien sûr Adam WEST et Burt WARD.

A la fin de la première saison, un film est mis en chantier, c’est une sorte d’épisode géant, dont la durée équivaut à 4 épisodes. Le budget du film est plus important que pour les épisodes de la série.

Somme toute le spectateur va retrouver les principaux protagonistes de la série, sauf que l’épisode dure 1h40, et c‘est le problème de ce film qui souffre du passage à une durée plus importante. Le film manque de rythme, c’est certain malgré quelques passages délirants comme la réhydratation des diplomates à la fin du film. L’attaque d’un requin en plastique contre Batman dans son « batcoptère ». La partie où Bruce Wayne est enlevé est intéressante et permets à Adam WEST d’apparaître à l’écran sans son masque plus longtemps qu’à l’accoutumée. Cependant un élément manque : les fameuses onomatopées incrustées. Les bagarres, peu nombreuses, sont filmées dans leur intégralité, bien que la violence soit contenue. La série y perd peut être en charme.

Il est évident que la sortie en France n’est pas d’impact extraordinaire. A peine une seule semaine d’exclusivité sur trois salles à Paris. Pour le public Français, Batman est relativement inconnu et les revues qui publient ses récits ont des tirages limités. En France, le film fera une une courte carrière en entrées en passant de salles en salles dans les villes françaises.       
    

 

 

ENTREES France

 

350 000

(estimation)

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

21 289

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°10

 

 

 

12 306

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

2

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 102

1er JOUR Paris

 

BUDGET

1.4 M$

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

 

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    482 957 entrées

 

COTE DU SUCCES

 

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