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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Mardi 26 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

LE CHEVALIER NOIR

(THE DARK KNIGHT)

18 JUILLET 2008 (USA)

13 AOUT  2008

 

Réalisation

Christopher Nolan

Scénario

Christopher Nolan

Jonathan Nolan

Directeur de la photographie

Wally Pfister

Musique

James Newton Howard

 Hans Zimmer

Production

Warner Bros

 Di Bonabentura Pictures

Distribution

WARNER BROS

Durée

147  minutes

Tournage

3 mars 2004 / 17 septembre 2004

Batman/Bruce Wayne

Christian Bale

Le Joker

Heath Ledger

Harvey Dent / Double face

Aaron Eckhart

Rachel Dawes

Maggie Gyllenhall

Alfred Pennyworth

Michael Caine

Lucius Fox

Morgan Freeman

Lt James Gordon

Gary Oldman

Salvatore Maroni

Eric Roberts

L’Epouvantail

Cillian Murphy

 

Batman et le lieutenant de police James Gordon ont uni leurs efforts pour tenter d’éradiquer le crime organisé de la ville de Gotham. Bientôt, le procureur Harvey Dent, « chevalier blanc » de la cité, souhaite s’allier à eux. Mais leur mission va s’avérer bien plus compliquée que prévue. Un criminel sans foi ni loi, se faisant surnommer le Joker, sème le chaos dans Gotham. Bien décidé à distiller la mort et la violence dans la ville, il compte avant tout faire tomber ceux capables de l’en empêcher. Batman, Dent et Gordon se retrouvent alors en ligne de mire d’un fou furieux que rien, même pas la puissance mafieuse, ne peut arrêter...

Précédé d’une réputation très favorable, le nouveau BATMAN allait-il réussir à devenir le meilleur films de super héros ? Clairement, la réponse est OUI ! Le réalisateur, extrêmement inspiré nous livre une version du « bon la brute et le truand » dans un environnement très influencé par le « heat » de Michael MANN dont NOLAN s’inspire visiblement. La scène d’ouverture formidablement réalisée fait passer la scène de la banque du « Batman forever » de SCHUMACHER pour de l’amateurisme, (sans compter le maquillage de « double face » bien ringard). NOLAN gère l’espace comme jamais, et est précis comme un Stanley KUBRICK des grands jours. Le ton est donné, c’est bien le JOKER qui mènera le film. Tout comme Clint EASTWOOD dans le film de LEONE précité, BATMAN sera presque un personnage secondaire durant tout le film. J’aimais bien Heath LEDGER, mais je trouvais que peut être les critiques énormes sur son jeu étaient peut être dues à l’émotion suscitée par son regrettable et trop prématuré décès, mais force est de constater la colossale performance qu’il livre, digne d’un Oscar qui semble difficilement lui échapper. Le réalisateur lui rend un hommage qui force l’admiration. Très loin du cabotinage, même talentueux, d’un Jack NICHOLSON, LEDGER donne une réelle personnalité au personnage et surtout une très grande crédibilité. Qui est-il ? Qu’est-ce qu’il a vécu dans sa jeunesse pour devenir ce maître du mal ? Ce n’est pas un voyou, il est cultivé, c’est une sorte de Dandy et possède une connaissance de la psychologie criminelle hors norme et c’est un manipulateur né. D’une intelligence du niveau d’un « Hannibal LECTER », il manipule littéralement tous les personnages du film, y compris ce brave Harvey DENT, magnifiquement interprété également. La grande force du film est que les principaux personnages sont toujours dépassés par les plans du Joker qui se joue littéralement d’eux. La grande qualité du Joker c’est qu’il ne fait que de manipuler les autres, rien de plus « je ne fais rien !» entre les criminels dont il utilise la veulerie naturelle et la haine des uns des autres, mais aussi la naïveté de BATMAN, de GORDON et surtout d’Harvey DENT, car comme le sait très bien le JOKER, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Lors d’une rencontre d’anthologie entre DENT et le JOKER nous en saurons plus sur la personnalité de cet homme hors norme, mais terriblement fascinant. C’est dans cette scène que, peut être, faisons nous connaissance du « vrai » JOKER qui rencontre en « Double Face » un frère à la tragique destinée ! Finalement, le JOKER cèdera face à ce qui sera son point faible, l’ambition et la vanité, qui lui feront perdre son sens du jugement au mauvais moment…. Dans ce film où chaque dialogue est ciselé et où aucune scène n’est inutile, ce qui justifie les 2h30 du film (comme le LEONE) aucun personnage ne sortira indemne de l’expérience. BATMAN devra faire face à un dilemme cornélien face à un horrible chantage affectif du JOKER et apportera une réponse pragmatique qui peut laisser penser qu’il est peut être aussi peu humain que le JOKER lui-même…
Le tout est filmé avec une justesse et une maîtrise technique époustouflantes. Moults plans divins du Dark Knight sur fond de métropoles font passer les décors des BURTON pour du Guignol…les scènes chocs ne manquent pas pour les plus jeunes, en particulier une course poursuite en BATMOBILE puis BATMOTO énorme. Physiquement, BATMAN est le plus fort des protagonistes, le JOKER n’est pas un athlète c’est certain donc il devra faire appel à toutes ses ressources mentales pour sortir vainqueur de ce duel psychologique, si vainqueur il y a….Fourmillant de personnages secondaires, dont le surprenant mais trop court retour de Cillian MURPHY en Epouvantail, le film est d’une densité énorme, et tous les comédiens sont justes. Le cheminement lent mais inévitable de Bruce WAYNE et de son alter-égo vers le coté sombre de la justice, n’est pas sans rappeler le passage du coté noir de Michael CORLEONE dans le « Parrain 2 » de COPPOLA dont NOLAN est désormais l’égal. Une perle, un must, un chef d’œuvre !

Les pontes de la Warner ont compris qu’ils ont une pépite en puissance. La promotion se fait sur le coté sombre du film, amplifié par le décès surprise de Heath LEDGER a 28 ans. Le film sera un hommage à l’acteur. Les premières critiques sont énormes et les prévisions s’envolent à quelques jours de la sortie du film. Les salles IMAX sont complètes depuis 15 jours, les taux de réservation des meilleures salles est du jamais. Le film est prévu pour exploser la barre des 100 millions de dollars. Le premier jour est phénoménal avec 67 millions de dollars de recette. Le week end est colossal et le film bat « Spiderman 3 ». Contrairement à celui-ci le film ne s’essoufle pas et continue d’engranger les dollars à la vitesse d’un TGV. La concurrence est laminée. Bien que le Box Office US a tendance à battre ses records années après années du fait de leur ridicule manière de comptabiliser les recettes qui bénéficient de l’inflation, le résultat est très impressionnant. Le film dépasse facilement les entrées du premier opus et sera la meilleure recette de 2008, même si la barre des 600 millions de dollars de recette (mais effectué en 1998) était un peu loin, le film se classe deuxième de tous les temps aux USA. Dans tous les pays du monde, Dark KNight bat les records de la franchise. En France, pays où la franchise n’a jamais fait de scores mirobolants, la tendance se vérifie, le film sera clairement et de loin l’épisode qui aura le plus de succès. Et c’est mérité au vu du déluge de critiques élogieuses sur le film.   

Un BATMAN 7 sera mis en chantier, sans nul doute avec Christopher NOLAN aux manettes, mais à quel tarif?       

ENTREES France

 

2 800 000

(estimation)

ENTREES FRANCE

1ère semaine n° 1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°

4ème semaine n°

5ème semaine n°

 

1 271 688(820)

 

 

 

 

ENTREES Paris

 

 

700 000

(estimation)

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°

3ème semaine n°

4ème semaine n°

5ème semaine n°

 

 

318 099(67)

 

 

 

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

 

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

67

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 748

1er JOUR Paris

56 474

Budget

 

185 M$

 

Recettes US

(4 semaines n°1)

530 M$

(estimation)

RECORD PREMIER WEEK END AUX USA

158.4 M$

RECORD PREMIER JOUR USA

67 M$

Recettes mondiales

 

1 000 M$

(estimation)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 1

BOX OFFICE ANNUEL France

 

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne

 

Entrées en Europe

 

COTE DU SUCCES

* * * *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires

Mardi 12 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN BEGINS

15 JUIN 2005 (USA)

15 JUIN 2005

 

 

Réalisation

Christopher Nolan

Scénario

Bob Kane

David S Goyer

Christopher Nolan

Directeur de la photographie

Wally Pfister

Musique

James Newton Howard

 Hans Zimmer

Production

Warner Bros

 Di Bonabentura Pictures

Distribution

WARNER BROS

Durée

140  minutes

Tournage

3 mars 2004 / 17 septembre 2004

Batman/Bruce Wayne

Christian Bale

Alfred Pennyworth

Michael Caine

Henri Ducard

Liam Neeson

Lucius Fox

Morgan Freeman

Lt James Gordon

Gary Oldman

Ra's Al Ghul

Ken Watanabe

Rachel Dodson

Katie Holmes

Dr Jonathan Crane

Cillian Murphy

Richard Earle

Rutger Hauer

 

Le crime et la violence règnent à Gotham City. Le jeune Bruce Wayne, héritier d’une fortune colossale, se sent responsable de la mort de ses parents, tués sous ses yeux. Il est confié aux soins d’Alfred, le majordome de la famille. Quelques années plus tard, il part en Orient pour oublier ce souvenir malheureux qui l’obsède. Il y rencontre Ducard, au service de la Ligue des Ombres, une organisation secrète dirigée par Ra’s Al Ghul, partisan d’une justice expéditive. Tout en l’initiant aux techniques de combat des guerriers ninjas, Ducard lui apprend à maîtriser sa peur. Arrivé à la fin de sa formation, Bruce refuse d’intégrer l’organisation et se mesure à son chef, qu’il tue après un combat acharné. Il sauve la vie de Ducard. De retour à Gotham, Bruce entreprend de débarrasser la ville des criminels aux ordres de Falcone. Il retrouve Rachel Dawes, une amie d’enfance devenue substitut du procureur et fait la connaissance de Richard Earle qui, depuis la mort de son père, a pris la direction de l’entreprise. Lucius Fox, l’ingénieur chargé des recherches, lui perfectionne un costume inspiré de la peur des chauves-souris qui remonte à son enfance, ainsi qu’un véhicule blindé grâce auxquels devenu Batman, le justicier masqué, il fait arrêter Falcone. L’étrange docteur Crane expérimente sur celui-ci une drogue qui libère les peurs puis, sous prétexte de tendances suicidaires, le fait interner dans un asile psychiatrique. Quand Rachel rend visite à Falcone, Crane lui injecte une dose mortelle de poison. Il est en réalité au service de Ra’s Al Ghul. Avec l’aide du policier Gordon, Batman trouve le repaire de Crane. Fox, qui a mis au point un antidote, sauve la jeune fille. Ducard, qui poursuit la tâche de Ra’s Al Ghul, a imaginé un plan diabolique pour anéantir la ville tout entière en répandant un gaz hallucinogène. Batman l’affronte et l’emporte au prix d’une lutte acharnée. Plutôt que d’accepter l’amour de Rachel, Bruce poursuit sa lutte contre le crime.


La franchise est restée huit ans en sommeil. Après le désastre SCHUMACHER la concurrence ne s’est pas endormie. Les « X-men » de Bryan SINGER ont prouvé qu’ il était possible d’allier qualité et rentabilité au Box Office, puis l’année suivante, Sam RAIMI enfonce le clou avec son « Spiderman » qui passe la barre des 400 millions de dollars de recettes brutes rien qu’aux Etats-Unis. Il est tentant de relancer la franchise Batman, mais la WARNER a conscience qu’il faut tout reprendre à zéro. Encore une fois la confiance est donnée à un jeune réalisateur en devenir, après tout Tim BURTON, Sam RAIMI et Bryan SINGER ont fait leurs preuves précédemment. C’est donc Christopher NOLAN qui est choisi, ce qui rassure les hordes de fans car le réalisateur est auteur d’un très sympathique « Momento » et un bon « insomnia » avec deux grandes stars : Robert de Niro et Al PACINO. Dans le rôle titre le choix se fait sur un jeune acteur dont on parle de plus en plus : Christian BALE qui a débuté sa carrière à 12 ans avec Steven SPIELBERG dans « l’Empire du soleil » il y a bien pire, et qui a tourne une version  d’« American psycho » où il se révèlent très intéressant et dans une série B Matrixienne « Equilibrium » et surtout dans « le rêgne du feu » très sous-estimé. Non seulement c’est un bon acteur mais il est très puissant physiquement (quand il ne perd pas 30 kilos pour un film…). L’acteur sera entouré d’une pléthore de bons acteurs, et en particulier un Michael CAINE qui ressort du diable vauvert pour Micheal CAINE épatant dans le rôle d’Alfred (le majordome de Bruce Wayne, pas le pingouin…).

Pas question de reprendre l’histoire là où elle était suspendue (Batman et Robin fêtant la victoire contre Freeze dans un hammam), mais bel et bien de faire un « relunch » méthode habituelle chez DC ou MARVEL qui consiste à reprendre une série à partir d’un nouveau numéro un, quitte à modifier les origines du héros. L’histoire est très inspirée de « year zero », bande dessinée écrite par Frank MILLER et qui compte la jeunesse et les origines de Batman. Dès le début du film, on découvre un Bruce WAYNE beaucoup plus proche d’un guerrier ninja qu’autre chose, en haillons et qui combat un de ses pires ennemis : Ra’s Al Ghul , un personnage sorti d’un roman de Ffu-Manchu… Après son combat, Bruce WAYNE retourne en jet privé chez lui avec Alfred. Il a fini sa formation et pour éradiquer la racaille de Gotham, il rencontre Lucius FOX qui à l’instar d’un film de James BOND, l’équipe de la tête et des épaules en armure blindée et toutes autres gadgets, le clou étant la nouvelle « Batmobile », engin militaire blindé très impresionnant que WAYNE commande en version noire… Le nouveau justicier peut apparaître en ville, tout en remettant de l’ordre dans l’Empire financier de son père.

Le ton est bien celui des comics des années 2000, réaliste, spectaculaire mais WAYNE reste un être humain sous sa carapace de Kévlard, il est d’ailleurs très mal en point après avoir affronté « l’épouvantail » bien joué par le jeune espoir Cillian MURPHY.

Mis à part quelques scènes confuses, NOLAN réussit l’exploit de rendre crédible la franchise, ce qui semblait impossible, grâce à du « réalisme » à tous les étages. Christian BALE, auteur le plus intéressant de sa génération, pousse le détail à changer sa voix lorsqu’il est BATMAN afin que ses relations ne le reconnaissent pas…. Le film est parfois un peu lent, mais il y a une grande galerie de nouveaux personnages à présenter, on reste un peu sur sa faim, on désire une suite rapidement, surtout que l’on devine avec la carte de visite que BATMAN tient dans sa main à la fin du film, que le prochain vilain serait « le joker » !

Aux USA, le film fait une bonne première semaine qui est jugée un poil décevante par les spécialistes. Ceux-ci seront rassurés de constater que le film fera une jolie carrière sur la durée, doublant pratiquement le score du quatrième épisode. En Europe, si le public a encore un peu de mal à se déplacer pour voir un nouvel épisode les critiques sont bonnes, surtout en France, où on constate une progression des entrées. La vidéo va bien fonctionner ce qui au final rassure les pontes de la WARNER, les critiques sont excellentes, les recettes remontent. Christopher NOLAN a sauvé la franchise. Il mérite donc de mettre en route un sixième épisode avec encore plus de moyens !

ENTREES France

 

1 506 332

 

ENTREES FRANCE

1ère semaine n°2

2ème semaine n°3

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

5ème semaine n°7

 

452 777 (770)

557 374 (770)

261 780 (730)

110 980 (655)

  58 746 (410)

ENTREES Paris

 

 

419 186

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°2

2ème semaine n°3

3ème semaine n°3

4ème semaine n°6

5ème semaine n°6

 

 

 

142 928(49)

135 696(48)

 66 303 (45)

 30 073 (34)

22 832 (30)

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

49

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 916

1er JOUR Paris

30 975

Budget

195 M$

(215 M$ 2008)

Recettes US

(2 semaines n°1)

205 M$

(227 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

371 M$

(410 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 8

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 28

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 22

BOX OFFICE Allemagne – 888 376 entrées

N°40

Entrées en Europe

10 810 000

COTE DU SUCCES

* * *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 1 commentaires

Lundi 11 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN ET ROBIN
20  JUIN 1997 (USA)

9 JUILLET 1997

 
 

Réalisation

Joel SCHUMACHER

Scénario

Akiva GOLDSMAN

Directeur de la photographie

Stephen GOLDBLATT

Musique

Elliot GOLDENTHAL

Production

Peter MACGREGOR-SCOTT

Distribution

WARNER BROS

Durée

125  minutes

Tournage

12 septembre 1996 / 27 janvier 1997

Batman/Bruce Wayne

George CLOONEY

Mr Freeze / Le docteur Victor Fries

Arnold SCHWARZENEGGER

Poison Ivy / Le docteur Pamela Isley

Uma THURMAN

Batgirl / Barbara Wilson

Alicia SILVERSTONE

Robin / Dick Grayson

Chris O’DONNELL

Alfred

Michael GOUGH

 

 

Une fois de plus, un criminel s'en prend à la métropole de Gotham City : un certain Mr. Freeze pille le Muséum d'Histoire Naturelle, grâce à des armes " réfrigérantes ", capables de figer personnel et objets dans une chape de glace. Appelés au secours, Batman et Robin - c'est-à-dire le milliardaire Bruce Wayne et son ami Dick Grayson - interviennent, mais ne peuvent empêcher le malfaiteur de voler un énorme diamant et de s'enfuir... en fusée ! En fait, Mr. Freeze était naguère le docteur Fries, savant qui espérait sauver sa femme, atteinte d'un mal incurable, le syndrome de MacGregor. Son métabolisme a été accidentellement modifié, et il doit depuis vivre dans un costume qui le maintient à une température inférieure à zéro... moyennant quelques diamants. Batman parvient finalement à capturer Freeze, qui est enfermé à l'asile d'Arkham. Une autre mutante maléfique a surgi entre-temps : celle qui fut Pamela Isley, sage scientifique écologiste, est devenue Poison Ivy - femme fatale aux senteurs enivrantes et aux charmes vénéneux - à cause de Woodrue, son collègue sans scrupules, qu'elle a éliminé aussitôt. Son irruption dans la haute société provoque une brouille passagère entre Robin et Batman. Flanquée du colosse Bane, créature de Woodrue, Poison Ivy aide Freeze à s'évader et le pousse à se venger de Batman, qui aurait délibérément "débranché" Nora Fries - acte qu'Ivy a elle-même perpétré. Au manoir de Bruce Wayne arrive Barbara Wilson, la nièce d'Alfred, le majordome. Or celui-ci aussi souffre du syndrome de MacGregor. Barbara découvre la Batcave et devient bientôt une efficace Batgirl, qui tire les deux justiciers des griffes de Poison Ivy.Freeze n'hésite pas à geler Gotham City et ses habitants à l'aide du téléscope financé par Bruce Wayne, transformé en gigantesque canon à congeler. Le trio ne dispose que de onze minutes pour sauver la ville. Batgirl parvient à diriger la lumière du soleil, via quelques satellites, et à réchauffer ainsi la métropole et ses citoyens. Batgirl et Robin mettent Bane hors d'état de nuire; quant à Batman, il propose à un Freeze affaibli et vaincu que son épouse est toujours en vie; il lui propose de redevenir Victor Fries et de tenter de sauver sa femme et Alfred. Grâce aux trois justiciers, la cité a retrouvé enfin son harmonie.

 

Exit Tim BURTON reste à bord Peter McGREGOR-SCOTT comme producteur et Joël SCHUMACHER reconduit comme réalisateur après le beau succès du troisième épisode. Libéré de BURTON le réalisateur va pouvoir mettre sa patte sur la franchise, et Dieu sait qu’il va apposer sa griffe dessus….Pour remplacer Val KILMER pas réellement facile à diriger, WARNER embauche George CLOONEY un jeune acteur qui vient de triompher dans la série « Urgences » qui est la plus regardée de la planète. Son rôle du Docteur ROSS l’a rendu célèbre dans le monde entier et le studio WARNER lui propose un tremplin cinématographique avec le rôle très envié du justicier masqué. Avec du recul, l’acteur aussi crédible dans le rôle que Adolf HITLER interprétant « Sissi » a bien de la chance d’avoir poursuivi une carrière cinématographique solide au vu d’une performance aussi effrayante. Lui-même reconnaît avoir joué comme une merde. Dans le rôle de Mister Freeze, le studio casse sa tirelire pour se payer Arnold SCHWARZENEGGER, soit environ 20 millions de dollars plus intéressement, la seule petite satisfaction du film. Uma THURMAN viendra se ridiculiser dans le rôle de Poison IVY. Mais il y a bien pire….

Doté d’un budget assez colossal, SCHUMACHER va utiliser ce blé à la construction de décors grandioses et très lumineux, clinquants. Le scénario d’une débilité sans nom, débute correctement avec une scène d’introduction assez farfelue où Mister Freeze est capturé par le couple Batman / Robin. Mister Freeze avec son accent Autrichien et son armure à la « Robocop »   donnent le change. Cela se gâte avec les origines de Poison IVY. Il est clair que l’idée était d’en faire une dramaturgie aussi impressionnante que la naissance de « Catwoman », mais SCHUMACHER en est bien incapable et Uma THURMAN qui ne possède pas le charme de Michèle PFEIFFER roule du valseur, maquillée comme une catin de Bangkok et est affublée d’un horrible garde du corps, type baudruche géante veineuse du pire effet….elle affrontera nos deux amis et causera une brouille entre eux sur fond de rivalité avec de profonds sous entendus sur la jalousie de BATMAN envers son petit ami. Le consternant arrive sous  les traits (bouffis) de la boulotte Alicia SILVERSTONE. Cette starlette s’est fait connaître en tournant dans un clip d’ « A erosmith » et le moins qu’on puisse dire c’est que la jeune fille est devenue un peu boulotte  dans l’intervalle. Elle est plus est dotée d’un sourire de travers du pire effet, mais ce n’est rien comparé à son jeu d’actrice proprement navrant….

Après un sauvetage de BATGIRL encerclée par une bande de bikers (?) fluorescents du pire effet par ROBIN, le pire reste à venir : dans un final digne de Guignol notre équipe dégèle la ville de Gotham grâce à un stratagème des plus habile de BATMAN qui aligne on ne sait trop comment, des satellites qui concentrent les rayons du soleil (ahhhh bon !) sur les habitants…

Il est vraiment temps que la farce se termine pour le spectateur. SCHUMACHER ayant fait très mal à la série à coups de gros plans sur les parties charnues de ses interprètes, de sous entendus grossiers et en transformant Gotham en vitrine de noël.

Les premières critiques américaines sont pour le moins mitigées et le film ne triomphe pas comme à son habitude son week-end d’ouverture… le film chute très rapidement. En Europe les critiques désastreuses font perdre le terrain gagné par le troisième épisode. Le film n’est pas vraiment rentable…Finalement les pontes de chez WARNER se rendent compte que là où ont échoué le Joker et le Pingouin, Joël SCHUMACHER a réussi l’impossible : il a tué BATMAN à lui tout seul !...
 

ENTREES France

 

1 369 087

 

ENTREES FRANCE

1ère semaine n°1

2ème semaine n°2

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

 

567 917 (542)

324 388 (540)

207 617 (392)

145 798 (393)

 

ENTREES Paris

 

 

268 854

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°2

3ème semaine n°3

4ème semaine n°6

 

 

 

130 869(53)

63 162(51)

 32 272 (42)

 21 400 (27)

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

25

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

53

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 469

1er JOUR Paris

33 701

Budget

125 M$

(165 M$ 2008)

Recettes US

(1 semaines n°1)

107 M$

(141 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

238 M$

(315 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 11

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 31

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 30

BOX OFFICE Allemagne – 1 310 934 entrées

N°33

Entrées en Europe

9 310 000

COTE DU SUCCES

* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 5 commentaires

Lundi 11 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN FOREVER
13  JUIN 1995 (USA)

19 JUILLET 1995

 

 

 

Réalisation

Joel SCHUMACHER

Scénario

Lee BATCHLER,

Janet SCOTT BATCHLER,

Akiva GOLDSMAN

Directeur de la photographie

Stephen GOLDBLATT

Musique

Elliot GOLDENTHAL

Production

Tim BURTON,

Peter MACGREGOR-SCOTT

Distribution

WARNER BROS

Durée

121  minutes

Tournage

24 septembre 1994 / 7 mars 1995

Batman/Bruce Wayne

Val KILMER

Double-Face / Harvey Dent

Tommy Lee JONES

L’Homme-Mystère / Edward Nygma

Jim CARREY

Le docteur Chase Meridian

Nicole KIDMAN

Robin / Dick Grayson

Chris O’DONNELL

Alfred

Michael GOUGH

 

Lorsqu’il était procureur, Harvey Dent reçut d’un gangster un jet d’acide qui lui rongea la moitié du visage et le plongea dans une profonde schizophrénie. Tout chez lui reflète sa double personnalité, notamment ses deux amies : l’angélique Sugar et la satanique Spice. Depuis quelque temps, Double-Face, comme on l’appelle désormais, s’acharne à provoquer Batman. Le docteur Chase Meridian, femme psychiatre aussi voluptueuse que perspicace, s’intéresse aussi à l’homme chauve-souris, qu’elle trouve à la fois très sexy et, sur le plan médical, tout à fait passionnant. Modeste employé de Wayne Enterprises, Edward Nygma en veut à son patron Bruce Wayne d’avoir refusé son projet de casque interactif capable de lire dans les pensées d’autrui afin de les manipuler. Sous le pseudonyme de l’Homme-Mystère, il le harcèle donc d’énigmes et de menaces. Sur ces entrefaites, Double-Face s’attaque à une famille de trapézistes, les Grayson. Présent parmi les spectateurs en tant que Wayne, Batman ne peut intervenir. Les Grayson font une chute mortelle. Seul rescapé, Dick, le benjamin, est recueilli par Wayne. Il ne tarde pas à découvrir que Wayne et Batman ne font qu’un et exige dès lors d’être associé aux actions de ce dernier. Alfred, le maître d’hôtel, lui confectionne un costume et lui trouve un sobriquet : Robin. De son côté, Edward, qui s’est enrichi avec son gadget, fait désormais équipe avec Double-Face et perce à son tour le mystère de la double personnalité du justicier. Wayne, pour sa part, est en passe de dominer ses démons intérieurs et se sent rasséréné de savoir que Chase le préfère à son double héroïque. Mais Double-Face kidnappe la jeune femme et fait prisonnier Robin. Sommé de sacrifier l’un afin d’épargner l’autre, Batman réussira à sauver les deux et à se débarrasser à la fois de Double-Face et de l’Homme-Mystère. Chase lui fait alors comprendre qu’il peut continuer à être Bruce avec elle tout en se livrant, sous le masque de Batman, à ses escapades nocturnes avec Robin.

 

La WARNER doit faire mieux en terme de Box Office que le deuxième épisode de Tim BURTON. Celui-ci reste donc producteur du troisième épisode, mais Michael KEATON pourtant adoré par les fans quitte le navire officiellement pour des questions de cachet.

Le choix de Val KILMER peut sembler judicieux au premier abord. En effet l’acteur est jeune et se trouve au summum de sa carrière, il dispose d’un physique photogénique. La grande vedette du film sera Jim CARREY qui a triomphé avec « the mask » et « Ace Ventura » avec, il faut bien l’avouer, son plus mauvais rôle : « l’homme mystère » qui porte bien son nom. Tommy LEE JONES lui aussi très côté à l’époque jouera « double-face » dans un numéro de cabotinage assez stupéfiant dans le genre grimaces à tous les étages….Nicole KIDMAN qu’on avait quittée rouquine et cheveux frisés revient ici en blonde aux cheveux raides, et le choc sur la gente masculine est très efficace : elle est magnifique de beauté dans un rôle totalement insignifiant…

Joël SCHUMACHER réalisateur sur le tard, connaît quelques succès avec la Warner, le studio lui confie donc les rênes du film. A priori, pourquoi pas ?

Les rumeurs informent que le film sera plus clinquant que celui de BURTON trop sombre, trop négatif. Il y aura plus d’action et de fun dans le film à commencer par l’armure du Justicier de la nuit, plus brillante, plus musculeuse avec des tétons pour faire plus réaliste, comme une armure de gladiateur. La scène d’ouverture est assez efficace bien que totalement invraisemblable, BATMAN s’échappe d’un coffre de banque remplit d’acide, hélitreuillé par Double Face et survit à l’explosion de l’hélicoptère. Soit. Au passage, Batman interviewé par le Docteur MERIDAN lâche que à son avis les nanas l’aiment bien à cause de sa voiture…bon, un rien phallocrate le Batman, mais rien de bien grave, les nanas c’est chiant, c’est bien connu….

Reste la partie totalement ratée de la présentation de « l’homme mystère » interprété par Jim CARREY qui nous livre un portrait de son savant copié sur Jerry LEWIS dans « Dr Jerry and Mister Love ». Bref, le savant jeté par Bruce WAYNE essaie son casque sur lui, ce qui nous vaut un délire psychadélique et verdâtre très laid du réalisateur peu inspiré. Bref, le film commence à mal tourner.

Vient la partie liée à l’introduction de ROBIN (et vous noterez au passage que je ne fais pas de jeux de mots graveleux…) interprété par le beau gosse au jeu limité Chris O’DONNELL. Recueilli par WAYNE, le jeune homme découvre son secret, et BATMAN l’aidera à combattre double face. Les deux jeunes gens revêtent leurs costumes moulants et vont combattre leurs ennemis. Suivra une fin des plus confuses pour ne pas dire totalement incompréhensible filmée dans un délire de lumières colorées où Jim CARREY dans son collant tout vert finira lobotomisé par son invention… Le film se termine sur la vision de nos compères, main dans la main, qui courent vers de nouvelles aventures…

Pour la musique, au revoir Danny ELFMAN pour une musique moins symphonique, plus efficace.

Contre toute attente le film fonctionne fort bien aux USA où il bat une nouvelle fois le record du meilleur week- end.. Le film beaucoup plus accessible termine à la deuxième place du Box Office annuel et en Europe les résultats sont bien meilleurs, en partie grâce à la chanson de U2 numéro un en Europe durant plusieurs semaines. En France le film fonctionne bien mieux que le précédent malgré des critiques plus que dubitatives. La WARNER est satisfaite, la franchise a de beaux jours devant elle, un nouvel épisode est rapidement mis en production.   


ENTREES France

 

1 681 063

 

ENTREES FRANCE

1ère semaine n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

559 225 (371)

323 283 (394)

207 617 (392)

145 798 (393)

 

ENTREES Paris

 

 

310 991

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

 

 

 

131 034 (48)

74 201(47)

 37 793 (42)

 23 518 (42)

 

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

26

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

48

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 738

1er JOUR Paris

29 588

Budget

120 M$

(168 M$ 2008)

Recettes US

(1 semaines n°1)

184 M$

(258 M$ 2008)

RECORD DU MEILLEUR PREMIER WEEK END

52.7 M$

(2842 salles)

Recettes mondiales

 

336 M$

(472 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 2

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 16

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 22

BOX OFFICE Allemagne – 1 327 233 entrées

N°37

COTE DU SUCCES

* *

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Dimanche 10 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN LE DEFI
19  JUIN 1992 (USA)

15 JUILLET 1992

 

 

 

Réalisation

Tim BURTON

Scénario

Daniel WATERS

Directeur de la photographie

Stefan CZAPSKY

Musique

Danny ELFMAN

Production

Denise DI NOVI

Distribution

WARNER BROS

Durée

126  minutes

Tournage

03 septembre 1991 / 20 février 1992

Batman/Bruce Wayne

Michael KEATON

Catwoman/Selina Kyle

Michelle PFEIFFER

Le Pingouin/Oswald Cobblepot

Danny De VITO

Max Shreck

Christopher WALKEN

Le père du Pingouin

Paul REUBENS

Alfred

Michael GOUGH

 
Né difforme, avec un long nez en forme de bec et des mains palmées, le jeune Oswald Cobblepot fut abandonné par ses parents aux flots de la rivière souterraine qui traverse le zoo désaffecté de Gotham City. Adopté par une bande de palmipèdes, il devint leur chef.Trente-trois ans plus tard, celui que l'on appelle désormais le Pingouin est décidé à se venger de l'humanité. Associé à une bande de clowns criminels, il fait régner la terreur dans toute la ville, puis il s'allie au cynique Max Shreck, le plus riche citoyen de Gotham. Selina Kyle, la secrétaire de Shreck, ayant découvert les manigances de son patron, celui-ci la précipite par la fenêtre de son bureau. Ressuscitée par une bande de chats, Selina se fabrique, à partir d'un vieux ciré, un costume de féline. Dès lors, Batman n'est plus le seul justicier masqué à hanter la nuit les rues et les toits de Gotham : une tout aussi dangereuse y impose sa loi. Il leur arrive parfois de s'affronter dans des duels aussi violents que passionnés, tandis que, le jour, Selina et Bruce Wayne, ignorant mutuellement leur identité nocturne, tombent amoureux l'un de l'autre. Pendant ce temps, le rusé Pingouin devient la coqueluche des habitants de Gotham, tout en préparant en secret une terrible vengeance : tuer tous les premiers nés de la ville, parmi lesquels Chip, le fils chéri de Max. Après bien des péripéties, le Pingouin sera exécuté et Selina, grâce à ses neuf vies de chat, réussira à éliminer Shreck avant de trépasser. Enfin, en apparence...

Après le carton que l’on sait, une suite est mise en chantier rapidement et naturellement Tim BURTON est pressenti pour mettre en scène le deuxième épisode, toujours avec Micheal KEATON dans le rôle du justicier masqué. N’étant pas satisfait du premier épisode, le réalisateur demande d’avoir les coudées franches. Exit les producteurs de premier, BURTON aura un droit de regard sur le scénario qui devra coller à son univers. Le budget est plus conséquent et sera consacré à créer des décors encore plus impressionnants que le premier épisode. Le casting est lui aussi impressionnant : Danny DE VITO, Michèle PFEIFFER et Christopher WALKEN sont embauchés. Dans le rôle du Pinguin un des plus fameux et ancien ennemi du Dark Knight qui va livrer une prestation de très haute volée. Il démontre qu’il peut être l’égal de NICHOLSON en introduisant un aspect tragique et poétique à son personnage, tout en bénéficiant d’un maquillage repoussant. Christopher WALKEN apporte sa très grande classe et son cynisme dans le rôle de Max SHRECK, et la très grande révélation est Michele PFEIFFER dans son rôle de « CATWOMAN ». La très sage Selina KYLE symboliquement assassinée par SHRECK va renaître sous les traits et sous une combinaison de latex des plus suggestives.

Le film est d’une très grande beauté, la scène d’ouverture est une des meilleurs scènes d’introduction de l’histoire du cinéma. Dans un hiver enneigé, le pingouin qui est né dans une riche demeure (le père est joué par Paul « Pee Wee » Rubens) est abandonné par ses parents dans une rivière. Le berceau sera recueilli par des…pingouins. Cette magnifique scène sur fond de la sublime musique de Danny ELFMAN et de chauves souris donne le ton du film. Il sera féerique ! Les scènes exceptionnelles ne manquent pas : l’attaque de Gotham par les troupes du Pingouin, les rencontres BATMAN / CATWOMAN. Le coté sombre de Batman et la schizophrénie de Bruce Wayne et Selina sont soulignés par un Tim BURTON extrêmement inspiré. Très largement supérieur au premier épisode le film bat son propre record son premier week-end de sortie aux USA, tout le monde est content. Sauf que les semaines suivantes montrent que le film s’essouffle rapidement. Le bouche à oreille n’est pas des meilleurs, le film est peut être trop sombre ou complexe pour un public Américain. Au final le film stoppe sa carrière avec la troisième recette de l’année, mais avec 90 millions de moins que le premier épisode. Très bien, mais pas exceptionnel.

En France le film est très attendu par les fans. La presse spécialisée, Mad MOVIES par exemple, ne tarit pas d’éloges sur le film. Tim BURTON est déclaré génie public, et ce « Batman le défi » est peut être le meilleur film de l’année. Mais nous sommes en 1992 et la situation du cinéma est assez catastrophique. Le Box Office n’a jamais été aussi bas, les salles désertes. Malgré une campagne d’affichage importante, le film sort dans beaucoup moins de salles qu’en 1989, le distributeur ayant été échaudé par ce qui semblait un échec à l’époque. Le film prend facilement la tête du Box Office avec 130 000 fans la semaine de la sortie, mais c’est 40% de moins que le premier épisode. Le résultat final sera très décevant avec un peu plus de 1.2 millions de spectateurs au final. Dans la majorité des pays Européens, le résultat final montre un très net recul par rapport au premier épisode. Malgré la très grande satisfaction des fans qui en font un film culte, il est certain que la WARNER tentera de faire mieux la prochaine. Il reste cependant à ce jour, la meilleure adaptation du Comics, et c’est bien l’essentiel !                

 

ENTREES France

 

1 236 596

 

1ère semaine France  

431 287 (280)

 

ENTREES Paris

 

 

355 879

 

ENTREES Paris

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°2

4ème semaine n°2

5ème semaine n°6

6ème semaine n°10

 

 

151 118 (48)

75 218(48)

 50 783 (48)

 31 589 (37)

 15 639 (27)

12 222 (15)

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

48

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

3 148

1er JOUR Paris

26 609

Budget

95 M$

(145 M$ 2008)

Recettes US

(3 semaines n°1)

162. 8 M$

(250 M$ 2008)

RECORD DU MEILLEUR PREMIER WEEK END

45.6 M$

(2644 salles)

Recettes mondiales

 

266 M$

(406 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 3

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 25

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 27

BOX OFFICE Allemagne – 971 794 entrées

N°30

COTE DU SUCCES

* *

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Samedi 9 août 2008
- Publié dans : LA BANDE DESSINEE AU CINEMA

BATMAN
23 JUIN 1989 (USA)

13 SEPTEMBRE 1989

 

Réalisation

Tim BURTON

Scénario

Sam HAMM

Directeur de la photographie

Roger PRATT

Musique

Danny ELFMAN

Production

Jon PETERS, Peter GUBER

Distribution

WARNER BROS

Durée

126  minutes

Batman/Bruce Wayne

Michael KEATON

Le Joker / Jack Napier

Jack NICHOLSON

Vicki Vale

Kim BASINGER

Le préfet de police Gordon

Pat HINGLE

Harvey Dent

Billy Dee WILLIAMS

Alfred

Michael GOUGH

Grissom

Jack PALANCE

 

Depuis que ses parents ont été assassinés par deux voyous, Bruce Wayne a juré de lutter contre le crime qui ensanglante les rues de Gotham City. Excentrique milliardaire le jour. il se transforme la nuit en Batman, l'homme-chauve-souris, le justicier de l'ombre. Seul son fidèle majordome Alfred est au courant de sa double identité. Un soir, Batman est amené à intervenir contre Jack Napier, bras droit du patron de la mafia locale. Grissom. Poussé dans une cuve de produits chimiques. Napier en ressort défiguré par un abominable rictus qui le fera désonnais surnommer " le Joker". Après avoir tué Grissom, il prend sa place à la tête du " syndicat " et auprès de son épouse Alicia, qui était depuis longtemps sa maîtresse. Vicki Vale, belle et talentueuse photographe cherche, avec son collègue journaliste Alexander Knox. à percer le mystère de Batman, tout en tombant par ailleurs amoureuse de Bruce Wayne. Napier de son côté, continue ses méfaits : il saccage le musée de la ville, transforme Alicia en Picasso ambulant (elle finira par se suicider) et trafique des produits de maquillage dont les malheureux utilisateurs deviennent des répliques grimaçantes du Joker. Batman a compris entre-temps que Napier était le meurtrier de ses parents et décide de mettre une fois pour toutes un terme à ses agissements. Après l'avoir empêché d'empoisonner les habitants de Gotham aux gaz hilarants, il le poursuit jusqu'à la cathédrale où Napier a entraîné sa nouvelle " fiancée", Vicki. La lutte est chaude, mais Batman triomphera de son adversaire. au grand soulagement de Vicki, laquelle sait désormais que le milliardaire et le vengeur masqué ne sont en fait qu'un seul homme.

 

Lorsque Jon PETERS et Peter GRUBER décident de produire « Batman » cela fait 10 ans que l’idée d’exploiter le film sur grand écran est dans l’air. Les deux producteurs ont quelques belles réussites au Box Office des années 80 : « Rain Man », « la Couleur pourpre » et autres « Sorcières d’Eastwick » ou « Gorilles dans la brume ». Ils ont produit également quelques belles bouses dont « Flashdance » ou « Tango et Cash ». Ils saisissent l’énorme potentiel du film et ils sont doués pour créer des évènements de leurs films, mais leur pression peut étouffer parfois le talent artistique des réalisateurs. Comme réalisateur, le choix se porte sur le jeune Tim BURTON dont les succès surprise de « Pee Wee » premier du nom à rapporté beaucoup d’argent pour le budget d’un timbre poste et surtout « Beetlejuice » film génial qui a rapporté énormément d’argent à la Warner avec un budget très modeste, mais il faut dire que le réalisateur sait faire preuve d’une imagination débordante et a créé un univers particulier. C’est le réalisateur dont Hollywood parle, mais c’est un peu la stupéfaction quand la WARNER annonce qu’elle confie 50 millions de dollars à BURTON. Les spéculations vont bon train pour incarner BATMAN, quelques noms d’acteurs circulent, seule une chose est sûre, l’acteur doit être une star et athlétique de surcroît. Les fans manquent de s’étrangler quand ils apprennent que le rôle titre est confié à Michael KEATON, acteur talentueux qui a connu de beaux succès avec « Mister Mom » et « Beetlejuice », mais qui est grand comme un schtroumpf et épais comme une allumette. Malgré toutes les menaces des fans la WARNER tient bon et met le budget sur la table pour s’attacher les services de Jack NICHOLSON acteur qui a apporté pas mal d’argent à la WARNER avec « les sorcières d’Eastwick ». Intéressé aux recettes, il fera une très belle affaire. Pour le rôle de la « Batman Girl » le choix est évident : Kim BASSINGER est le « sex symbol » d’Hollywood avec Michelle PFEIFFER, alors…

Le tournage ne se fait pas sans problèmes, les producteurs sont omniprésents, le scénario ne plait pas à BURTON qui voudrait faire un film sombre, les dialogues sont ridicules, le costume de BATMAN n’apparaît comme très heureux au début du tournage. Bref, il est quelque peu  tendu, le Tim, et il sait que s’il échoue au Box Office, les grosses productions futures lui seront refusées. De son coté, la WARNER met le paquet dans la promotion : photos de la Batmobile très impressionnante, logos présentés à l’avance, et promotion de l’album de Prince, déjà un peu en perte de vitesse, qui interprète « Batdance » alors que la bande Originale du Film signée Danny ELFMAN est fabuleuse. Les critiques sont dubitatives, l’été va être disputé au USA avec le médiocrissime « Ghostbusters 2 » qui a battu le record du meilleur week-end et bien sûr « Indiana JONES et la dernière croisade » très grand favori de l’été. Le film explose le record du meilleur week end avec plus de 40 millions de dollars. Les salles sont archi pleines et trouver un ticket les premiers jours relève de l’exploit. Le résultat se confirme et le film passe la barre des 100 millions de dollars en seulement 10 jours établissant un nouveau record. LA folie BATMAN dure tout l’été et le film fini à la première place de l’année. A défaut d’être satisfait de son film, Tim BURTON a le plaisir d’être admis dans le cercle des réalisateurs extrêmement bankables. En France, WARNER décide de mettre le paquet, les premières affiches arborant le célèbre logo fleurissent en juin, et pas moins de 73 salles –record absolu- seront dédiées au justicier.

Les premières critiques soulignent le coté médiocre du film, en tout vas c’est une grande déception ou au mieux un film mi figue-mi raisin. Pourtant le film ne manque pas de bons moments, même si on sent que les producteurs désirent un peu d’esbrouffe et un style un peu impersonnel. BURTON parvient à laisser Michael KEATON donner un aspect tourmenté à son personnage peu loquace lorsque Bruce WAYNE endosse l’armure du justicier. Kim BASSINGER est filmée façon clip de DURAN DURAN et est particulièrement exaspérante, mis à part les cris qu’elle balance régulièrement. La fin du film est particulièrement ratée, le combat final entre BATMAN et le joker fait preuve d’un cruel manque d’imagination, d’ailleurs la majorité des scènes de bataille sont illisibles. On ajoutera que l’intrigue du gaz hilarant est franchement faible….  

La grande satisfaction du film est naturellement Jack NICHOLSON grandiose en JOKER, l’acteur met tout son potentiel cabotinage dans ce rôle. En fait-il trop ?, le personnage n’a pas beaucoup de profondeur, mais le visage grimaçant de Jack est idéal pour interpréter le pire ennemi de Batman. Bien que JACK accuse un certain surpoids, alors que le JOKER est maigre, on y croit quand même. Il reste la « Batmobile » engin fabuleux et des décors de Gotham CITY grandioses et bien sûr la musique de Danny ELFMAN.

En plein protectionnisme paranoïaque, la presse réserve un mauvais accueil à la Chauve Souris et se réjouit de l’échec du film en première semaine. Et pourtant, 243 000 entrées à Paris, c’est loin d’être ridicule dans une année 1989 assez faible, et surtout pour un personnage de DC comics, relativement peu populaire en France. Au final, le film stoppe à plus de deux millions d’entrées, score encore à battre aujourd’hui, ce qui est très honorable, mais ce résultat est dû à la présence de Jack NICHOLSON pour le public Français qui considère que c’est son film.

Le film se classe dans tous les top 10 mondiaux, le carton est tel que la WARNER annonce rapidement la mise en chantier d’un deuxième épisode. Comment le public recevra la suite du film après un bouche à oreille assez négatif ?

Aujourd’hui, BATMAN premier du nom, a gagné la faveur du public avec les années. La pression évacuée et les diffusions du film étant nombreuses, on peut constater qu’il reste un bon film fantastique. Le film a prouvé qu’on pouvait gagner beaucoup d’argent avec une adaptation de comics dix ans après « Superman ».                    

 

ENTREES France

 

2 168 619

 

1ère semaine France  

898 739 (485)

 

ENTREES Paris

 

 

554 286

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°2

4ème semaine n°4

5ème semaine n°7

6ème semaine n°10

7ème semaine n°13

 

 

243  832 (73)

125 025(72)

72 068 (56)

 43 682 (46)

 26 260 (37)

11 471 (15)

 13 791 (11)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

16

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

73

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

3 440

1er JOUR Paris

46 984

Budget

50 M$

(87 M$ 2008)

Recettes US

(2 semaines n°1)

251.7 M$

(440 M$ 2008)

RECORD DU MEILLEUR PREMIER WEEK END

40.5 M$

(2194 salles)

Recettes mondiales

 

411 M$

(717 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N°1

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 7

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 4

BOX OFFICE Allemagne – 1 789 287 entrées

N°16

BOX OFFICE Espagne – 3 536 426 entrées

 

COTE DU SUCCES

* * *

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