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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Lundi 22 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

LE PRESIDENT

 

1er mars 1961

 

 

 

Réalisation

Henri VERNEUIL

Scénario

Michel AUDIARD

Henri VERNEUIL

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Maurice JARRE

Production

Cité Films - Terra Films

Distribution

U.F.A-Comacico

Durée

108 minutes

Tournage

 

Émile Beaufort

Jean GABIN

Philippe Chalamont

Bernard BLIER

François

Alfred ADAM

Mlle Milleran

Renée FAURE

Lauzet-Duchet

Louis SEIGNER

 

 

Retiré de la politique depuis des années, Emile Beaufort partage ses loisirs entre la promenade et la rédaction des mémoires qu'il dicte à Mademoiselle Milleran, sa secrétaire-gouvernante ; il suit cependant toujours les événements. Vingt ans plus tôt en effet, Beaufort a dirigé un long moment la politique française. Président du Conseil, il a dû se résigner à une dévaluation de la monnaie. Préparée dans le plus grand secret, la mesure provoque cependant une manoeuvre d'un groupe financier et l'épargne française y perd trois milliards. Le Président du Conseil n'a pas tardé à comprendre qu'une fuite s'est produite par son propre chef de cabinet, Philippe Chalamont, gendre du banquier Etienne Vollard, allié au groupe spéculateur,et il lui fait signer l'aveu de sa forfaiture. Quelques années plus tard, de nouveau au pouvoir, Beaufort est attaqué sur son projet d'Etats-Unis d'Europe. Son principal adversaire, c'est le député Philippe Chalamont ; le Président réfute l'argumentation spécieuse de celui-ci, mais ne sachant battu par une coalition d'intérêts, il dit leur fait aux parlementaires et quitte la vie publique. Et il se retrouve désespérément seul. Même la fidèle Milleran le trahit, de connivence avec la police, en essayant de récupérer le document signé par Chalamont. Dans le pays en crise ministérielle, on parle de lui pour la Présidence du Conseil. Beaufort attend la visite de son ancien collaborateur, dont il est résolu à barrer le chemin, car il n'a pas pardonné le tort fait au peuple de France : président pressenti, Chalamont vient solliciter son pardon. Entre temps, Beaufort a brûlé les documents mais, après l'entrevue, les journaux annoncent le retrait de celui qu'on regardait déjà comme Premier. Et le vieillard, cardiaque et épuisé, peut bien finir sa vie.

 

 

Toujours sous contrat avec Jacques BAR ce qui lui garantit un cachet fixé à l’avance (on imagine le bénéfice de Jacques BAR) la petite entreprise Jean GABIN fonctionne à merveille et les tournages vont bon trains. Bien qu’étant désavoué par les réalisateurs de la nouvelle vague, l’acteur est une machine à entrées, et le passage aux années 60 ne semble pas avoir d’influence sur les entrées.

L’équipe qui entoure GABIN décide d’adapter un roman de Georges SIMENON extrêmement célèbre à l’époque. Henri VERNEUIL très solide réalisateur va mettre en scène le film et va adapter le livre avec Michel AUDIARD naturellement, tant l’auteur sait faire parler GABIN. L’acteur accepte de se faire vieillir mais pas trop, pas plus de 73 ans ! Il répond à Audiard qu’il voudrait bien interpréter CLEMENCEAU. En fait le scénariste va créer une sorte de mix de plusieurs personnalités tels Léon BLUM ou Edouard HERRIOT. La gestation du scénario est pénible et VERNEUIL motive AUDIARD et l’aide à répéter des scènes, des dialogues. L’auteur se documente énormément et pond dans la difficulté un de ses plus grands scénarios.

Parce que dans les faits le film est peu spectaculaire. Le film est une amère réflexion sur la politique, l’Europe qui se développe, l’amitié et les trahisons à travers les derniers exploits d’Emile BEAUFORT ancien Président du Conseil qui souffre d’avoir eu à dévaluer le franc des années plus tôt. Le clou du film est une joute verbale extraordinaire entre BEAUFORT et CHALAMONT son ex chef de cabinet devenu entretemps député. Cette joute verbale se déroule dans un Palais Bourbon reconstitué avec 400 figurants.

Mais Bernard BLIER ne se contente pas d’écrire une fameuse tirade que n’aurais pas renié Marlon BRANDO dans son fameux « Jules César », mais truffe le film de jeux de mots, répliques, phrases assassines sur le français et la vie en général. Du très grand art.

Mais pour cela il faut un acteur de haute volée. Jean GABIN craint la scène du Palais Bourbon, elle n’est pas facile, surtout que VERNEUIL désire qu’elle soit tournée d’un seul trait, la même journée car il sent qu’il faut acculer l’acteur dans ses derniers retranchements pour sortir une scène exceptionnelle. L’anecdote veut qu’après de nombreux essais GABIN parvient enfin à conclure la scène, mais qu’un opérateur distrait sabote en oubliant de recharger une caméra. Furieux, GABIN insulte le technicien et doit reprendre la scène qui est magnifique. Mais il faut être deux pour un dialogue, et c’est le grand Bernard BLIER qui donne la réplique à GABIN, une nouvelle fois. Les deux acteurs s’entendent tellement que GABIN le sollicite de plus en plus régulièrement. Ils deviennent les Darry COWL et Francis BLANCHE des dramatiques françaises. Mais BLIER est comme d’habitude énorme. A la fois veule, agressif et finalement petit dans ce qu’il représente, il est encore parfait.

Film qui peut sembler vieillot sur bien des aspects, il reste quelques passages fulgurants dont les fameux dialogues d’ AUDIARD en pleine forme. Hélas, près de 50 ans après la sortie du film, le discours de GABIN sur l’Europe semble encore tellement d’actualité. Quand à GABIN il prouve encore une fois que malgré l’arrivée de nouveaux jeunes talents, il est encore le meilleur. LA mise en scène de VERNEUIL est efficace et donne la part belle aux acteurs comme d’habitude.

C’est de la belle ouvrage qui prend la tête des exclusivités parisiennes à sa sortie avec plus de 60 000 entrées dans trois salles seulement (Le Paris, Berlitz, Wepler Pathé). Le film reste deux semaines entête des exclusivités et établit un résultat solide. Il sera encore numéro un dans les quartiers à la rentrée 61 et réalise plus de 600 000 entrées à Paris intra-muros au final. En FRANCE le film approche les 3 millions d’entrées. Encore un très beau succès pour GABIN à sa collection et un très bon film.    

 

Quelques extraits de la tirade du Palais Bourbon et autres perles dont l’intégralité se trouve sur le site dédié à Michel Audiard. :

 

*) Messieurs, Monsieur le Député Chalamont vient d'évoquer en termes émouvants les victimes de la guerre... Je m'associe d'autant plus volontiers à cet hommage qu'il s'adresse à ceux qui furent les meilleurs de mes compagnons...Au moment de Verdun, Monsieur Chalamont avait dix ans... Ce qui lui donne, par conséquent, le droit d'en parler... Étant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité... On a, c'est bien connu, une mauvaise vue d'ensemble lorsqu'on voit les choses de trop près !... Monsieur Chalamont parle d'un million cinq cent mille morts, je ne pourrais en citer qu'une poignée, tombés tout près de moi...
J'ai honte, Messieurs... Je voulais montrer à Monsieur Chalamont que je peux, moi aussi, faire voter les morts... Le procédé est assez méprisable, croyez-moi !...
Messieurs, j'ai devant moi un très joli dossier, très complet, très épais, trois cents pages de bilans et de statistiques que j'avais préparé à votre intention... En écoutant Monsieur Chalamont, je viens de m'apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs... on lui fait dire c'que l'on veut !... Les chiffres parlent mais ne crient jamais... C'est pourquoi ils n'empêchent pas les amis de Monsieur Chalamont de dormir. Vous me permettrez donc de préférer le langage des hommes. Je le comprends mieux !...
Durant des années, à travers le monde, j'ai visité des mines, des camps de personnes déplacées... j'ai vu la Police charger les grévistes, je l'ai vue aussi charger des chômeurs... j'ai vu la richesse de certaines contrées, j'ai vu l'incroyable pauvreté de certaines autres... Durant toutes ces années, je n'ai jamais cessé de penser à l'Europe... Monsieur Chalamont a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi... Nous ne parlons forcément pas de la même Europe…..

 

*) Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre.
Un député/J.Gabin

 

*) Il y a une chose plus grave que la trahison, c'est la bêtise.

 

     *) On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient  pas faire  pousser des radis.

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

2 785 528

 

ENTREES PARIS

 

617 262

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITE

 

267 009

 

1ère semaine

1

62 335

3

2ème semaine

1

55 298

 

3ème semaine

2

41 160

 

4ème semaine

2

36 780

 

5ème semaine

2

42 262

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

20 778

 

Budget

 

 

 

Box office annuel FRANCE

18

 

 

Box office annuel Espagne

 

 

 

Box office annuel Italien

 

 

 

Cote du succès

 

* * *

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Dimanche 21 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

L’OURAGAN VIENT DE NAVARONE

(10 FORCE TO NAVARONE)

8 DECEMBRE 1978 (USA)

20 DECEMBRE 1978

 

 

 

Réalisation

Guy HAMILTON

Scénario

Robin CHAPMAN

Carl FOREMAN

Directeur de la photographie

Christopher CHALLIS

Musique

Ron GOODWIN

Production

David ORTON

Distribution

Warner-Columbia

Durée

118 minutes

Tournage

 

Mike Barnsby

Harrison Ford

Keith Mallory

Robert Shaw

Maritza Petrovich

Barbara Bach

Nikolai Leskovar

Franco Nero

Dusty Miller

Edward Fox

Sergent Weaver

Carl Weathers

Drazak

Richard Kiel

 

 

 

Deux des rescapés de l’ odyssée des « Canons de Navarone »- Mallory et Miller- se voient confier une nouvelle mission : éliminer un agent allemand qui à réussi à s’infiltrer dans la résistance Yougoslave, et qui n’est autre que Lescovar, qui les avait déjà trahis à Navarone. Un commando (nom de code « force 10 »), sous les ordres du colonel Barnsby, lui, doit faire sauter un pont stratégique, et voit d’un mauvais œil l’adjonction des deux vétérans. Mais les évènements ne se déroulent pas comme prévu. Dès le départ, le commando subit la perte d’un homme et hérite d’un soldat inattendu. Après le parachutage, il est capturé par une horde Chetnik, allié des nazis. Une évasion rocambolesque aplanit les divergences et crée un esprit d’équipe parmi les hommes. Les rescapés accomplissent les deux missions ensemble.  

 

A la fin des années 70, l’industrie Hollywoodienne a un peu le derrière entre deux chaises. D’un coté le goût des spectateurs se modifie, et la révolution « Star Wars » le prouve, le jeune public désire autre chose, d’autres thèmes. D’un autre coté les vieux pontes des studios pensent que l’avenir d’Hollywood est de  réunir des pléthores de stars dans un film de guerre ou dans une fresque historique, un genre qui a encore quelque peu fonctionné avec « le pont de Cassandra » par exemple. Ou encore les films catastrophe tels « la tour infernale ». C’est pourquoi Hollywood va décider de recycler ses vieux succès en leur donnant des suites improbables, nous citerons la suite de « love story » ou du « pont de la rivière Kwaï ». Il n y a pas de raisons de ne pas donner une séquelle à un des plus grands succès du film de guerre des années 60, à savoir « les canons de Navarone ». Dans cette séquelle, il n y a plus de Grégory PECK, ni de David NIVEN, mais les personnages sont conservés et interprétés par cette vieille baderne de Robert SHAW (Goldfinger, les dents de la mer, l’arnaque) et Edward FOX.

Cette production anglaise sera réalisée par George HAMILTON. Ce réalisateur vétéran s’est déjà frotté à des grosses productions dans les années 60 et est plus connu pour avoir réalisé quelques James BOND dont l’excellent « Goldfinger ». avec lui, aucune imagination dans la réalisation, mais on peut être certain d’avoir une copie correcte. En plus, avec son expérience, trois blindés sur un pont, c’est la panzer division et dix figurants dans la montagne suffisent à faire croire que l’armée allemande est bien présente. Avec ces vieilles ficelles du métier, un budget raisonnable est suffisant pour le réalisateur. Avec une bonne musique martiale, ce film a tout d’une grande production.

C’est donc très mollement que la trame du film se met en place  après un rapide résumé du premier épisode où l’on voit l’île exploser, parfait pour tuer le suspense pour ceux qui voulaient  voir le premier film. Harrison FORD tout auréolé de son formidable succès galactique est donc promu tête d’affiche et est donc l’argument commercial du film et à ce titre devra attirer les jeunes spectateurs dans les salles. Il fait très juvénile par rapport aux vieux barbons, et il semble manquer d’assurance également, peut être impressionné par ses nouvelles responsabilités de nouvelle star.

Nous faisons connaissances des grandes stars internationales qui émaillent le film, que des « cadors »: Carl WEATHERS (Apollo CREED dans ROCKY) sera le black de service, Barbara BACH (la James BOND girl de « l’espion qui m’aimait »)et son regard bovin sera le personnage féminin (que fout -elle là ?) et comme le casting semble sorti d’un James BOND (production anglaise oblige) Richard KIEL, le « Jaws » des BOND est là également dans son « meilleur rôle » soit un chef Chetnik barbu. Et le méchant de service, le traître rastaquère, hein ? Qui s’y colle ? Et bien c’est cette vieille crapule de Franco NERO a qui échoit ce rôle. L’Italien aux yeux bleus cachetonne avec bonne grâce et se fera descendre par un Robert SHAW monolithique qui lui révèle qu’il a compris qu’il est le traître qui a vendu son équipe à Navarone. Le film remplit donc son cahier des charges habituel. Le colonel, bonne pâte dans le fond, mais qui en fait baver ses hommes, les barbares alliés des nazis peuple pittoresque et frustre, les alliés yougoslave une bande d’incapables de se torcher le derrière sans les anglais, etc…Heureusement la fin du film comporte deux belles scènes dues à René ALBOUZE responsable des effets spéciaux : un barrage qui rompt et la destruction du pont par les eaux déchainées. Pas mal, pas mal….

Harrison FORD n’apporte rien de plus que sa belle gueule et son impeccable brushing dans ce film qui n’annonce rien de bon pour la suite de sa carrière….

Reste un film sympa qui se laisse voir sur une chaîne de la TNT un soir d’ennui. Au niveau du box office rien de transcendant. Aux USA le film est un échec financier et en Europe, selon les pays le succès est mitigé. En France, le film parvient à tirer son épingle du jeu avec quand même près d’un million d’entrées en France. Il faut dire que la période de noël est favorable à ce genre de production bien désuète et qui sonne le glas du cinéma anglais qui se fera définitivement distancer par Hollywood et ses productions LUCAS et SPIELBERG.             

         

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

46

889 099

 

ENTREES PARIS

 

192 535

 

1ère semaine

5

57 144

16

2ème semaine

 

 

 

3ème semaine

8

31 343

17

4ème semaine

15

23 593

12

Nombre de semaines Paris

 

7

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

3 571

 

1er jour Paris

 

 

 

Budget

 

5 000 000

 

Recettes US

 

7,1 M$

 

Recettes Mondiales

 

 

 

Box office annuel FRANCE

46

 

 

Box office annuel USA

38

 

 

Box office annuel Allemagne

 

 

 

Box office annuel Espagne

 

1 057 865

 

Box office annuel Italie

87

 

 

Box office UK

 

 

 

Box office Europe

 

 

 

Cote du succès

 

 * *

 

 

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Samedi 13 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

OSS 117 N’EST PAS MORT

 

14 AOUT 1957

 

 



 

Réalisation

Jean SACHA

Scénario

Jacques BERLAND

Jean LEVITTE

 

Directeur de la photographie

Marcel WEISS

Musique

Jean MARION

Production

Globe Omnium film

Distribution

Globe omnium film

Durée

80  minutes

Tournage

 

OSS 117

Ivan DESNY

Muriel

Magali NOEL

Boris

Yves VINCENT

 

O.S.S. 117, colonel à un service de renseignements, est chargé d'élucider le mystère des fuites de documents importants qui se produisent chez Sir Antony Lead. Il commence par faire surveiller la villa où réside ce dernier sur la Côte d'Azur par Muriel Rousset, une de ses collaboratrices souvent mal inspirée, puis, sous le nom de Vincent Boucherol, il se fait présenter à Sir Antony et à sa famille : sa seconde femme, Marion, beaucoup plus jeune que lui ; Anita, sa grande flile du premier mariage ;Lucile Lorrain, sa secrétaire. Tous se retrouvent à une soirée masquée chez Boris Obarian, un ami des Lead. Vincent se sent surveillé et se méfie d'autant plus qu'une de ses agents, entraîneuse de cabaret, vient d'être supprimée parce qu'elle avait retrouvé un des documents volés. Au retour, il s'aperçoit que les freins de son auto sont sabotés. Il simule alors un accident grave et se fait transporter dans une clinique où il reçoit la visite de la secrétaire d'Obarian ; elle lui apporte une corbeille de fruits confits qui, à l'examen, se révèle dissimuler un magnétophone. De son lit, O.S.S. 117 fait surveiller toute la bande. Tandis que Muriel est partie passer quelques jours avec Obarian, O.S.S. 117 acquiert la certitude de l'innocence de Sir Antony et de la culpabilité de quelqu'un de son entourage qu'il veut couvrir ; ses soupçons se portent sur Lucile Lorrain, qui est peut-être la maîtresse de Sir Antony. Joseph, un commerçant de la ville, à la fois le bras droit et la boîte à lettres d'O.S.S. 117, est à son tour abattu d'une rafale de mitraillette. Le colonel se décide alors à quitter son lit et à brusquer les choses ; il se débarrasse de l'individu qui surveillait les allées et venues de la clinique, arrive à point à la villa de Muriel Rousset pour la délivrer d'un des espions qui l'avait déjà mise hors d'état d'agir puis, attaqué par Yacoub le domestique des Lead, il le poignarde et arrive à la villa de sir Antony pour trouver le corps de ce dernier dans le bureau où il s'est suicidé. Il tend alors un guet-apens dans lequel tombe la jeune Anita qui, par amour romantique pour Obarian, subtilisait les documents paternels. Découverte, elle acceptera de faire venir Obarian, qui à son tour sera abattu par O.S.S. 117. Une dernière mise en scène sauvera la réputation de la jeune fille.

 

 

L’après guerre a modifié bien des habitudes en France. L’Amérique influence énormément la culture que ce soit au niveau du cinéma, de la musique ou de la littérature. Le format livre de poche va petit à petit s’imposer et en attendant le lancement de la célèbre collection du même nom en 1953, une « sous culture » va s’installer. Des éditeurs se lancent sur ce nouveau créneau : ils doivent éditer à cadence régulière des livres de poches que l’on trouvera dans les librairies, mais aussi les gares, voire les kiosques. Ces « bouquins » doivent être lus dans les transports en commun, et n’ont pour fonction que de faire passer un moment de distraction, et surement pas être collectionné en bibliothèque. Le genre « policier » sera privilégié, car déjà depuis 20 ans, Agatha Christie triomphe dans la collection « le masque ». Les films noirs américains triomphent, ce genre est à la mode. Des auteurs vont se lancer, écrivant rapidement afin de garantir un revenu convenable. Frederic DARD et son « San Antonio » reste le plus célèbre, il sera suivi par Jean Bruce et son « OSS 117 » puis par Paul KENNY (deux auteurs en fait) et son COPLAN en 1953. On pourrait ajouter BOB MORANE en 1953, l’aventurier bien connu, puis à la fin des années 60 Gérard DE VILLIERS et son « S.A.S ».

Contrairement à ce qu’on pourrait penser les auteurs de ces livres sont généralement des puits de culture doublés de capacités de production colossales. Alors que certains écrivains ou scénaristes de cinéma mettent plusieurs mois pour pondre une intrigue, la norme de ces auteurs de collections devaient écrire au moins 6 romans par an avec des pointes à 10 volumes pour Jean BRUCE.

Jean BRUCE, donc, après être entré à l’école de police, a travaillé à l’équivalent d’Interpol. Ayant exercé moults métiers et fait un tour du monde, il devient écrivain sous divers pseudonymes et à 28 ans publie « tu parles d’une ingénue (ici OSS 117)»  où il introduit le célèbre personnage récurrent « Hubert Bonisseur de la Bath », espion Français. Dans ce livre publié en août 1949 dans la collection « spécial police » des éditions Fleuve Noir. Hubert représente une banque américaine pour récupérer des documents volés qui appartiennent désormais au « milieu ».

Le personnage rejoindra la collection « espionnage » de la série. Il devient donc le premier héros « espion » de la littérature française. Car depuis 1945, les espions sont populaires et font frétiller l’imagination des lecteurs : monde secret très en vogue avec la guerre froide, les anecdotes et les histoires à suspense ne manquent pas. A chaque fois, Jean BRUCE partira d’un fait réel pour broder ses intrigues.

Les livres ne sont pas chers et sont imprimés sur du papelard cheap. Le public apprécie et au cours des années les ventes deviennent importantes pour atteindre plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires à chaque titre. En décembre 1950 le nom de code de Hubert apparaît en couverture avec « OSS 117 appelle ». En 1957, soit 8 ans après la publication du premier tome, la série en est déjà à 50 volumes et plusieurs millions d’exemplaires vendus.

Le cinéma est une industrie en quête de nouveaux héros. Le genre policier étant très en vogue, il est normal que San Antonio, Coplan ou OSS 117 intéresse des producteurs en quête de succès. C’est la société Globe Omnium films qui confie à Jean BASTIA la réalisation du premier OSS 117 d’après le roman « OSS n’est pas mort » publié en 1953.

Jean BASTIA s’est fait connaître en réalisant quelques films policiers, et curieusement, ce film sera son dernier. Pour le rôle de OSS 117, il fait appel à Iavn DESNY acteur Suisse à la filmographie imposante, il a tourné avec de grands réalisateurs tels David LEAN, Claude AUTANT LARA, ANTONIONI ou OPHULS. Il apporte au personnage ici moustachu, un certain charme désuet et suranné. Une sorte de Lord Brett SINCLAIR à la française. Il sera rejoint par Magali NOEL, jolie actrice qui a déjà pas mal de films à son actif, dont « Les grandes manœuvres » et « Razzia sur la chnouf ».

Tourné en noir et blanc de rigueur le film contient son lot de jolie pépées et de bagarres ainsi que de jolies scènes d’extérieurs et d’intérieurs de villa cossues, mais point trop n’en faut. Il est clair que le film lorgne plus du coté des films de GABIN, un mix de MAIGRET et de « Razzia sur la chnouf » qu’un film noir américain.

Le résultat au Box Office français est curieusement assez faible. Pour les canons de l’époque, 1.3 millions d’entrées équivaut à 500 000 entrées aujourd’hui. Avec 94 000 entrées en exclusivités parisiennes l’expérience n’est pas probante. La date n’était sans doute pas la meilleure et la promotion semble avoir été insuffisante.  Dans une industrie qui produit à tour de bras, une suite est abandonnée. Pour le moment.

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 395 073

 

ENTREES PARIS

 

237 030

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITES

 

94 043

 

1ère semaine

2

41 724

4

2ème semaine

6

27 001

4

3ème semaine

8

25 368

4

Nombre de semaines Paris

 

3

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

10 431

 

Box office annuel FRANCE

85

 

 

Cote du succès

 

* *

 

 

 

 

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Samedi 13 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

LE BAL DES ESPIONS

 

2 SEPTEMBRE 1960

 

 


 

Réalisation

Michel CLEMENT

Scénario

Michel CLEMENT

Daniel BOULANGER

Directeur de la photographie

Pierre MONTAZEL

Musique

Camille SAUVAGE

Production

Générale française du film

Distribution

C.F.P.C

Durée

97  minutes

Tournage

 

Olivia

Françoise ARNOUL

Brian  CANNON

Michel PICCOLI

Flora

Rosanna SCHIAFFINO

Renotte

Henri-Jacques HUET

 

 

C'est une dernière "affaire » que tente Schenker avant de se retirer. Après il partira pour Caracas où il mènera la belle vie. Il sait qu'il y a quelque part une enveloppe contenant des papiers qui valent une fortune. Mais dès qu'il bouge, tous les « aventuriers » de la nuit se précipitent. Ce n'est pas la fortune que trouve Schenker, mais la mort. Sa jeune femme Olivia veut reprendre l'affaire à son compte. Très vite, elle découvre que si son mari voulait partir à Caracas, ce n'était pas avec elle mais avec Flora, une rivale. Dès lors la lutte est sans merci. Olivia entraîne dans son jeu le jeune Brian Cannon qui se trouve bientôt aux prises avec des hommes de main que rien n'arrête, aux ordres du chef de gang Gallizi. Par contre, elle se verra obligée de céder au chantage sentimental de Zarkho, un individu sans scrupules qui aime l'argent et les femmes. L'aventure se terminera tragiquement pour certains, mais Olivia et Briant auront une chance de s'en tirer, si leur amour reste fort.

 

Voici une grande curiosité du genre puisque cet OSS 117 est en fait une suite cachée, dissimulée pour une histoire obscure de  droits. Tiré du 43ème tome des aventures de OSS 117 (documents à vendre) la production n’obtient pas les droits d’exploitation de la série et Hubert sera rebaptisé Brian CANNON. Bien évidemment l’affiche ne mentionnera pas la filiation avec la célèbre série.

Bien que le film bénéficie de la présence de la très belle Françoise ARNOUL clairement la tête d’affiche du film loin devant un Michel PICCOLI qui n’est pas encore une très grande vedette, le public ne sait donc pas qu’il s’agit d’une adaptation du célèbre personnage.

Bien que le film parvient à obtenir la deuxième place des exclusivités à sa sortie, il ne reste que deux semaines en exclusivités et en FRANCE, le traitement est discret. Le film atteint péniblement le million d’entrées en FRANCE, restant dans le ventre mou des entrées annuelles. Décidément l’espion français éprouve bien du mal à trouver le succès sur les écrans, surtout s’il est incognito !

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

1 005 392

 

ENTREES PARIS

 

69 392

 

ENTREES PARIS EXCLUSIVITES

 

 

 

1ère semaine

2

41 475

2

2ème semaine

3

27 917

2

Nombre de semaines Paris

 

2

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

20 737

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Cote du succès

 

*

 

 

 

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Jeudi 11 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

STAR TREK X : NEMESIS

(Star Trek : Nemesis)

9 DECEMBRE 2002 (US)

12 MARS 2003

 

 

Réalisation

Stuart BAIRD

Scénario

John LOGAN

Directeur de la photographie

Jeffrey L KIMBALL

Musique

Jerry GOLDSMITH

Production

Rick BERMAN

Distribution

Paramount

Durée

112  minutes

Tournage

28 novembre 2001/9 mars 2002

Jean-Luc Picard

Patrick STEWART

William Riker

Jonathan FRAKES

Data

Brent SPINER

Geordi La Forge

LeVar BURTON

Worf

Michael DORN

Beverly Crusher

Gates McFADDEN

Deanna Troi

Marina SIRTIS

Shinzon

Tom HARDY

Le vice-roi

Ron PERLMAN

 

Alors que les deux planètes jumelles Remus et Romulus vivent en dehors de la Fédération Galactique, le sénat impérial romulien vient d’être exterminé par des radiations mortelles de théléron. Shinzon, le chef de l’insurrection, prend le pouvoir avec l’intention de détruire la Fédération. Jean-Luc Picard, qui vient d’assister au mariage de son second, William Riker, et de la conseillère Deanna Troi, a pour mission de se rendre sur Romulus à bord de l’« Enterprise » afin de rencontrer Shinzon. En route, le croiseur reçoit un signal positronique en provenance de la planète Kolarus III. On y découvre B.4, un alter ego de Data, l’androïde de l’« Enterprise », en pièces détachées. Parvenus à proximité de Romulus, Picard et ses subordonnés sont menacés par l’invincible croiseur rémusien « Scimitar ». En la personne de Shinzon, Picard à la surprise de rencontrer son clone, réalisé vingt-cinq ans auparavant à partir de ses propres cellules. Shinzon a été conçu par les Romuliens pour remplacer Picard à l’insu de tous et, dans ce but, ils ont introduit dans son organisme une séquence ADN afin de le vieillir prématurément. Ensuite, Shinzon devra extraire un composé organique de son double pour stopper le processus de croissance accélérée. Picard et l’équipage de l’« Enterprise » ont fort à faire pour tenir tête aux ambitions de conquête de Shinzon. Un combat finit par s’engager entre les deux croiseurs galactiques. Un temps prisonnier de Shinzon à bord du « Scimitar », Picard est délivré par Data, qui le téléporte sur l’« Enterprise » avant de se sacrifier pour détruire le redoutable vaisseau ennemi. De retour vers le centre de Starfleet, Picard déplore la disparition de Data, mais découvre que B.4 pourra prendre rapidement la place de l’androïde à bord du vaisseau galactique.

 

C’ est à Stuart BAIRD que revient l’honneur de réaliser le 10ème épisode de la célèbre saga. Aux USA la série s’est arrêtée depuis plusieurs années et deux autres séries ont pris la suite. Sans aller jusqu’à dire que le public a déjà un peu oublié l’équipe de la « next generation » il y a quand même un peu de cela. Le pari est lourd car le réalisateur obtient un budget confortable de 60 millions de dollars. Le film bénéficie de magnifiques décors pour l’entreprise et de bons effets spéciaux, c’est un des plus beaux de la saga.

Le film s’ouvre sur le mariage de Riker et de Troi, un évènement suggéré dans la série. Mais le grand évènement sera la mort de Data le célèbre androïde de la série qui se sacrifie pour sauver Picard de l’explosion d’un vaisseau. L’androïde prouve sa grande humanité, à l’instar de la mort de Spock dans « la colère de Kahn ». D’ailleurs le film ressemble à bien des égards à un remake caché du plus célèbre épisode de la première équipe.

Fort bien réalisé, le film est destiné aux trekkies de tous poils, le reste des spectateurs pouvant être un peu perdu devant un récit de pure science fiction comme sait délivrer un Star Trek.

Fort malheureusement le film est un échec à sa sortie aux Etats-Unis. C’est très largement le résultat le plus faible de l’histoire de la franchise, le film s’écroule après un week end où le film n’atteint que la deuxième place du box office. En Europe, le résultat est similaire, en Allemagne le film n’atteint que la moitié de ses recettes habituelles ainsi qu’en Angleterre.

En FRANCE, le résultat est juste désastreux, le film passe totalement inaperçu et ne reste que deux petites semaines à l’affiche pour un très maigrelet total de 55 000 spectateurs.

Il est clair qu’un tel résultat sonne le glas de la franchise. Après quatre excellents épisodes, la saga « next generation » s’achève et plus grave la franchise semble gelée. Patrick Stewart rejoindra les X-Men et deviendra célèbre en interprétant le Professeur Xavier.

Mais il est clair que la Paramount ne peux en rester là et en 2007 un nouveau projet de relance de la franchise est annoncé.      

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

55 538

 

1ère semaine

 

45 377

 

ENTREES PARIS

 

21 520

 

1ère semaine

 

17 045

17

2ème semaine

 

 

 

3ème semaine

 

 

 

Nombre de semaines Paris

 

2

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

1 003

 

1er jour Paris

 

2 245

 

Budget

 

60 000 000 $

 

Recettes US

 

43 M$
( 50 M$ 2009)

 

Classement week end sortie US

2

18,70

2711

Recettes Mondiales

 

67 M$
( 80 M$ 2009)

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel USA

34

 

 

Box office annuel Allemagne

30

1 274 837

 

Box office annuel Espagne

 

91 580

 

Box office annuel Italie

 

68 183

 

Box office UK

 

991 210

 

Box office Europe

 

2 623 491

 

Cote du succès

 

oo

 

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Dimanche 7 juin 2009
- Publié dans : MISES A JOUR

STAR TREK VIII : PREMIER CONTACT

(Star Trek : First contact)

22 NOVEMBRE 1996 (US)

5 MARS 1997

 

 


Réalisation

Jonathan FRAKES

Scénario

Ronald D MOORE

B.BRAGA

Directeur de la photographie

Matthew F LEONETTI

Musique

Jerry GOLDSMITH

Production

Rick BERMAN

Distribution

Paramount

Durée

110  minutes

Tournage

8 avril 1996/ 2 juillet 1996

Jean-Luc Picard

Patrick STEWART

William Riker

Jonathan FRAKES

Data

Brent SPINER

Geordi La Forge

LeVar BURTON

Worf

Michael DORN

Beverly Crusher

Gates McFADDEN

Deanna Troi

Marina SIRTIS

La reine Borg

Alice KRIGE

 

Au XXIVe siècle, la Fédération Galactique est attaquée par les Borgs, des créatures mi-androïdes mi-organiques à la conscience collective. Se méfiant du capitaine Picard, qui faillit jadis être assimilé par eux, Starfleet lui donne l’ordre de rester neutre. Passant outre, Picard réussit à détruire le vaisseau des Borgs. Mais une sphère s’en échappe quelques secondes avant l’explosion et remonte le temps jusqu’au XXIe siècle. Happé dans le sillage temporel, l’« Enterprise » se retrouve en même temps que les Borgs en l’an 2063, au lendemain de la troisième guerre mondiale au cours de laquelle la race humaine faillit être anéantie. Picard comprend la manœuvre ennemie : tenter d’empêcher le premier vol dépassant la vitesse de la lumière réussi par le capitaine Zefram Cochran, par lequel la race humaine a été enfin reconnue par les Vulcains comme partie intégrante de la communauté extra-terrestre. Tandis que sur Terre, dans une station du Montana, le commandant Riker et le capitaine Deanna Troi retrouvent Cochran, un alcoolique invétéré, l’équipage de l’« Enterprise » doit faire face aux Borgs qui se sont introduits dans le vaisseau. Avec l’aide de Lily Sloane, la compagne de Cochran, Picard se porte au secours de l’androïde Data, prisonnier de la reine Borg.
Alors que tout semblait perdu, Data se libère et anéantit les Borgs demeurés à bord tandis que Cochran, à bord de sa fusée « Phoenix » et aidé par Riker, réussit son vol en vitesse exponentielle. L’histoire ne sera donc pas altérée et le premier contact avec les extra-terrestres aura bien lieu comme prévu. À bord de l’« Enterprise », Picard et son équipage réintègrent leur siècle.

 

La série télévisée « the next generation » a proposé de grands épisodes. Chaque année l’équipage était confronté à « Q » une entité aux pouvoirs semblent-ils illimités et qui mettait l’équipage à rude épreuve. Bon ou mauvais, ce « Dieu » était régulièrement déjoué par Picard. Avec les « Borgs » qui n’ont rien à voir avec l’ancien champion de Tennis suédois (quoique…) qui sont clairement les plus rands ennemis de la Fédération, voire de l’Univers. Habitants d’un vaisseau indestructible et qui s’adapte à toute attaque, les borgs sont des créatures mi-androïdes mi-organiques à la conscience collective. Ils assimilent toutes les races et les intègrent à leur collectif. Ils semblent invincibles et « toute résistance est futile ». L’équipage de l’Entreprise rencontre par deux fois ces ennemis qui semblent invincible. Au cours d’une de leur bataille, le capitaine Picard sera semi-assimilé par les borgs avant d’être sauvé par son équipage.

Le film voit donc le retour du vaisseau des borgs et l’équipage devra affronter la reine des borgs, personnage machiavélique. Elle martyrisera le pauvre Data avant que celui-ci ne la détruise à la fin du film. Il s’agit d’un magnifique épisode réalisé par Jonathan FRAKES qui se démarque complètement de la première série avec une pure histoire de science fiction et d’action qui rappelle un bon comic book. Certes il convient de bien connaître l’univers de STNG, mais il demeure pour les non initiés un très bon du genre. Les effets spéciaux sont nombreux et forts bien réalisés et le rythme est alerte.

Cet épisode est fort réussi et le résultat au Box Office US est comparable à l’épisode précédent. Les revues spécialisées recommandent le film et dans le monde on assiste à une sensible augmentation de l’audience grâce en particulier à l’Allemagne qui fait un triomphe au film avec 2.5 millions d’entrées.

On aurait pu en FRANCE à s’attendre enfin à une progression sensible de l’audience. Hélas, si le chiffre d’entrées parisiennes est conforme à « Générations » le résultat baisse en FRANCE pour se terminer à 155 000 entrées, soit 70 000 entrées de moins que l’épisode précédent. On se demande ce qu’il faut faire pour attirer les spectateurs.  

 

 

CATEGORIE

RANG

NOMBRE

SALLES

ENTREES FRANCE

 

155 833

 

1ère semaine

 

95 980

104

ENTREES PARIS

 

60 303

 

1ère semaine

5

38 385

23

2ème semaine

10

14 109

 

3ème semaine

16

5 353

 

Nombre de semaines Paris

 

9

 

Moyenne salles Paris 1ère sem

 

1 669

 

1er jour Paris

 

6 807

 

Budget

 

45 000 000

 

Recettes US

 

92 M$
( 125 M$ 2009)

 

Classement week end sortie US

1

30,70

2812

Recettes Mondiales

 

150 M$
(204  M$ 2009)

 

Box office annuel FRANCE

 

 

 

Box office annuel USA

17

 

 

Box office annuel Allemagne

13

2 415 883

 

Box office annuel Espagne

 

170 961

 

Box office annuel Italie

 

161 083

 

Box office UK

 

2 418 280

 

Box office Europe

 

5 825 760

 

Cote du succès

 

 *

 

 

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