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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Lundi 3 mars 2008
- Publié dans : BO J.CARPENTER

GHOSTS OF MARS

 

21 NOVEMBRE 2001

  GHOSTS-OF-MARS.jpg
 

Réalisation

John CARPENTER

Scénario

Larry SULKIS / John CARPENTER

Directeur de la photographie

Gary KIBBE

Musique

John CARPENTER

Production

Storm King Productions

Distribution

CTV International

Durée

100 minutes

Le lieutenant Melanie Ballard

Natasha HENSTRIDGE

James “Desolation” Williams

Ice CUBE

Le commandant Helena Braddock

Pam GRIER

Le sergent Jericho Butler

Jason STATHAM

 

 

En 2176, un mal mystérieux ne laissant derrière lui que mort et désolation a pris possession de Chryse, une colonie minière de la vallée du sud, première ville fondée par l’homme sur la planète Mars. Devant le conseil matriarcal, Melanie Ballard, unique survivante d’une expédition chargée du transfert de James “Desolation” Williams, un dangereux criminel accusé de plusieurs meurtres, fait le récit de l’expédition dont elle est l’unique survivante… Sous le commandement d’Helena Braddock, Melanie était partie en direction de Shining Canyon en compagnie de Jericho Butler, Bashira Kincaid et Descanso. Surpris par une tempête de poussière à leur arrivée, ils trouvent une cité déserte. Ils découvrent des traces de sang puis des cadavres mutilés, décapités ou écorchés vifs. Desolation, enfermé dans une cellule, est l’un des rares survivants, tout comme le docteur Whitlock, une experte médicale, qui, après avoir fui une autre cité, est arrivée par hasard à Shining Canyon. Profitant d’un moment d’inattention, Desolation tente de fuir mais il est repris aussitôt.
À l’extérieur, Jericho, parti à la recherche de Braddock, qui avait disparu, retrouve sa tête plantée sur un pieu. Il découvre également une communauté d’hommes hideux s’adonnant à des rites païens. Il s’agit des mineurs qui, à la suite d’une violente tempête, se trouvent sous l’emprise d’un organisme prenant possession de leurs corps. Dans un entrepôt, Jericho a également trouvé trois autres survivants : les complices de Desolation, Uno, Dos et Tres. Contraints de s’allier avec Melanie, ils tentent de rejoindre le train mais sont encerclés par les mineurs et doivent se terrer dans la prison assiégée. Descanso, Uno, Dos et Tres sont tués. Melanie elle-même manque de succomber à un esprit qui s’est emparée d’elle. Lors d’une nouvelle tentative pour rejoindre le train, le petit groupe repousse les attaques de leurs adversaires. Melanie décide de rebrousser chemin pour détruire la centrale nucléaire. Encore une fois, l’assaut est violent : Bashira est décapitée, Whitlock contaminée, Jericho lynché. Victime d’une grave blessure, Melanie parvient malgré tout à prendre la fuite en compagnie de son prisonnier qui, avant d’atteindre Chryse, lui fait faux bond. Remise de ses blessures, elle reprend du service en compagnie de Desolation, venu lui prêter main forte face à l’invasion des fantômes de Mars.

Pour son premier film dans le nouveau millénaire, John CARPENTER nous envoie sur Mars, pas vraiment une bonne idée, car tous les derniers films traitant de la planète rouge se sont impitoyablement vautrés au Box Office. Tout talentueux qu’il soit, il ne peut échapper à la malédiction, et nous livre ce qu’il me semble être le film le plus mauvais de sa carrière, où pour ne pas offusquer la communauté des fans du réalisateur, le moins bon. C’est un remake « d’assaut » transposé sur Mars. Mélangeant les genres sans trop de succès, nous assistons à une course poursuite dans des décors assez laids, le tout dans une impression de « déjà vu » assez dérangeante. Le casting n’est pas des plus heureux, malgré la présence de « la mutante » toute en beauté. Le film tient plus du téléfilm qu’autre chose et aurait pu passer dans le direct-to-vidéo. Four aux Etats-Unis où le film est très loin de rembourser sa mise, il n’obtient qu’un succès modeste en France, qui reste cependant le pays d’Europe où le film a le plus marché-c’est dire.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

402 296

 

NOMBRE DE SALLES  FRANCE semaine de sortie

287

ENTREES FRANCE 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

4ème semaine

203 781 (2)

101 519 (7)

46 752 (9)

20 523 (16)

 

ENTREES Paris

 

 

113 996

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

4ème semaine

69 599 (3)

30 627 (7)

  11 125 (12)

2 911

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

34

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 047

1er JOUR Paris

10 992

Budget

 

28 M$

 

Recettes USA

 

8,4  Ms

 

Entrées Europe

636 000

COTE DU SUCCES

* *

 

John CARPENTER a donc attiré dans les salles Françaises 7 524 000 spectateurs en 18 films, soit à peu près le score d’un épisode d’« Harry POTTER ». Cependant, c’est l’exemple que la valeur n’atteint pas le nombre d’entrées. Cependant le réalisateur reste sur une note assez décevante avec son dernier film qui date déjà d’il y a sept ans. Il a le projet de réaliser un nouveau film pour 2008, en a-t-il envie alors qu’il possède une santé déficiente ? N’est-il pas plus à l’aise dans le format de la télévision, qui lui offre plus de liberté artistique. Devons nous nous contenter de quelques œuvres qu’il a réalisé pour « the masters of horror » à la télévision. Je ne peux y croire et je suis certain qu’il ajoutera encore quelques films à son impressionnante filmographie.    

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Dimanche 2 mars 2008
- Publié dans : BO J.CARPENTER


VAMPIRES

(VAMPIRES)
15 AVRIL 1998

  VAMPIRES.jpg
 

Réalisation

John CARPENTER

Scénario

Don JACOB / John CARPENTER

Directeur de la photographie

Gary KIBBE

Musique

John CARPENTER

Production

Largo Entertainment

Distribution

CTV International

Durée

102 minutes

Jack Crow

James WOODS

Tony Montoya

Daniel BALDWIN

Katrina

Sheryl LEE

Valek

Thomas Ian GRIFFITH

Le cardinal Alba

Maximilian SCHELL

 

Jack Crow est bien placé pour savoir que les vampires sont toujours parmi nous. Très jeune, il a été forcé de tuer son père, mordu par l’un d’eux. Depuis, il consacre sa vie à les exterminer grâce à un équipement performant et un petit groupe de courageux compagnons, parmi lesquels Deyo, Catlin, Anthony, Ortega et son fidèle bras droit Tony Montoya. Après avoir nettoyé un « nid » de vampires installé dans une bâtisse au milieu du désert du Nouveau Mexique, les chasseurs prennent un peu de bon temps dans un bordel situé à quelques kilomètres de là. Soudain, Valek, le Maître des vampires, qui avait échappé au massacre, surgit au milieu de la fête et se livre à un véritable carnage. Les seuls rescapés sont Jack, Tony et Katrina, une prostituée. Celle-ci ayant été mordue, elle sera, d’ici peu, transformée en vampire. En attendant, Jack décide de l’utiliser comme appât pour attirer Valek. Pendant que Tony la garde sous surveillance dans une chambre de motel, Jack va rendre compte de sa mission à son supérieur, le cardinal Alba. Il apprend ainsi que l’équipe européenne des chasseurs a été entièrement éliminée par Valek. Ce dernier est un prêtre du XIVe siècle injustement condamné au bûcher pour hérésie. Avec ses séides, il recherche la croix noire de Berziers censée permettre aux vampires de se montrer en plein jour, ce qui faciliterait leur conquête du monde. Alba demande au père Adam Guiteau d’accompagner Jack pour l’aider dans son combat. De son côté, en voulant empêcher Katrina de se suicider, Tony se fait mordre, mais choisit de n’en rien dire. Pendant ce temps, Valek et les siens attaquent une mission afin de s’emparer de la croix de Berziers. Grâce à son lien télépathique avec son Maître, Katrina conduit Jack, Tony et Adam jusqu’au repaire de Valek. Le camp des vampires l’emporte et Valek s’apprête à pratiquer le rituel qui le rendra invulnérable aux rayons du soleil. Aidé du traître Alba, il doit utiliser le sang de Jack, cloué à une croix. L’intervention de Tony et d’Adam (qui abat le cardinal) le met hors de danger. Il se débarrasse définitivement de Valek en l’empalant sur la croix de Berziers. Tony déclare vouloir partir pour le Mexique en compagnie de Katrina. Le sachant contaminé, Adam veut l’exécuter, mais Jack s’y oppose : puisque Tony l’a sauvé, il l’épargnera… du moins jusqu’à leur prochaine rencontre.

Et bien voilà, John CARPENTER nous livre son dernier chef d’œuvre, dix ans déjà. On pouvais être sceptique quand à le voir s’attaquer au mythe des vampires. Et bien au contraire, il parvient à apporter un éclairage nouveau à un genre pourtant surexploité dans l’histoire du cinéma. Jack CROW  est un personnage antipathique qui ne cherche pas à nous faire changer d’opinion. Dès le début du film, le ton est donné, il chasse la goule, le vampire, tel un dératisateur, d’une manière si cruelle, que l’on se prend de pitié pour les pauvres êtres qu’il a exterminé. Après cette première scène choc, le réalisateur nous en assène une deuxième, pas piqué des vers, avec l’ extermination de l’équipe de Jack, par Valek, sans doute un des vampires les plus impressionnants vu dans le genre. Avec un sadisme joyeux il coupe en deux un des membres de l’équipe avec sa main, un vrai petit Wolverine ! S’ensuit une course poursuite passionnante, où au final le traître s’avère être le prêtre (pas facile à prononcer). Au cours du récit, une idylle s’installe entre la prostituée devenue vampire et le bras droit de Jack. Au final, Jack les épargne, mais ne cache pas le sort qui les attend, bientôt, quand il les retrouvera. Pour ce film d’une rare efficacité, John CARPENTER peut compter sur un casting très solide, dont James WOODS, qui trouve là son dernier grand rôle avant d’échouer, 8 ans plus tard, dans une série télé, plutôt bien foutue. Film âpre, violent, désespéré, John CARPENTER nous prouve qu’il est encore un maître du genre. Un maître du genre, peut être, mais pas le roi du Box Office. Si le film parvient à prendre la première place du Box Office aux USA en période creuse, la France est bien le seul pays à offrir un accueil décent à l’œuvre, surtout que le film doit affronter la concurrence du « dîner de cons » et de « taxi », rien que ça. Le reste de l’Europe l’ignore totalement. Mais ce n’est pas grave tant l’œuvre est forte.  


ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

482 383

 

NOMBRE DE SALLES  FRANCE semaine de sortie

137

 

ENTREES FRANCE 1ère SEMAINE

 

 

192 326 (7)

 

 

 

ENTREES Paris

 

 

113 996

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

4ème semaine

61 368 (7)

29 034 (10)

14 419 (13)

5 652 (20)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

9

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

25

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 451

1er JOUR Paris

9 278

Budget

 

20 M$

 

Recettes USA

 

20,2  Ms

 

Entrées Europe

2 685 000

COTE DU SUCCES

* *

 

 

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Dimanche 24 février 2008
- Publié dans : BO J.CARPENTER

LOS ANGELES 2013

(ESCAPE FROM L.A)
13 NOVEMBRE 1996

  LOS-ANGELES-2013.jpg

Réalisation

John CARPENTER

Scénario

Debra HILL / John CARPENTER

Directeur de la photographie

Gary KIBBE

Musique

John CARPENTER

Production

PARAMOUNT

Distribution

UIP

Durée

101 minutes

Snake PLISSKEN

Kurt RUSSELL

Utopia

AJ LANGER

Eddie

Steve BUSCEMI

Chuervo Jones

Georges CORRAFACE

Malloy

Stacy KEACH

Hershe Las Palmas

Pam GRIER

Pipeline

Peter FONDA

 
 

En 1998, un séisme de forte amplitude fait des milliers de victimes et sépare Los Angeles du reste du continent. Quinze ans plus tard, les États-Unis sont sous la coupe d’un président à vie, adepte d’un ordre moral des plus rigides. Tous les citoyens coupables de crimes ou d’attitudes “politiquement incorrectes” sont définitivement bannis dans Los Angeles Island, devenu un gigantesque pénitencier livré à diverses factions dont la plus active a pour chef un anarchiste latino-américain, Cuervo Jones. Ce dernier a séduit la fille du président, Utopia, qui lui a apporté une “boîte noire” capable de neutraliser toutes les sources d’énergie de la planète. Le président et ses conseillers Malloy et Brazen font alors enlever le mythique aventurier Snake Plissken et, pour l’obliger à récupérer la boîte, lui inoculent un virus mortel qui fera son effet dans dix heures et dont eux seuls possèdent l’antidote. Largué à Los Angeles, Snake fait la connaissance de Pipeline, un surfer solitaire, et de Map to the Stars Eddie, un guide plein de bagout. Il est enlevé en même temps que Taslima, une jeune musulmane, par un chirurgien fou désireux de se procurer des morceaux de peau et des organes pour ses clients. Ils réussissent à s’échapper, mais Taslima est tuée au cours d’un affrontement entre gangs. Livré par Eddie à Cuervo, Snake doit participer à des jeux du cirque avant de prendre la fuite. Grâce à Pipeline, puis à Eddie (qui n’arrête pas de changer de camp), il contacte la plus puissante ennemie de Cuervo, Hershe – que Snake a autrefois connu comme homme… Avec elle et ses hommes, il attaque en deltaplane les forces de Cuervo. Eddie abat Cuervo. Snake s’envole à bord d’un hélicoptère blindé en compagnie d’Utopia et de la précieuse boîte. Lorsqu’il prend pied sur le continent, le délai fatal est écoulé, mais par bonheur le virus était inoffensif. En revanche, le président est toujours décidé à faire électrocuter sa fille, ce que Snake empêchera en privant la Terre de courant électrique grâce à la boîte noire.

 

A l’annonce de la mise en chantier de la suite du légendaire « New-York 1997, les fans salivent d’avance. Le retour de leur héros favori vat-t-il être aussi extraordinaire que celui du Terminator ? Qui plus est pour la première fois de sa carrière, John CARPENTER bénéficie d’un budget plus que correct de 50 million de dollars (dont 5 pour lui) qui devrait lui permettre de mettre en image tous ses fantasmes. Malheureusement la société de production périclite durant la postproduction, ce qui fait que le film ne bénéficie pas de tous les effets spéciaux désirés, et cela se voit un peu. Mais le maître a habitué de faire bien avec peu. A la sortie du film, le malaise est là, on se sent un peu bizarre à la vision d’une sorte de remake de l’original à quelques détails près : C’est à Los ANGELES, désormais séparée du Continent que l’action se passe, et cette foi c’est la fille du Président que Snake doit chercher. C’est la grosse blague de CARPENTER aux producteurs, il refait son film, quoi. Le spectateur est décontenancé, à la hauteur de son attente. C’est un comic Book ambulant, mais pas des meilleurs…la plupart des scènes d’actions ne sont pas très convaincantes et malgré le plaisir  de voir des bons acteurs de série B, la gêne saisit le spectateur. Contre toute attente, le film est le moins bon de CARPENTER et çà fait mal. Bien sût, il y aura toujours des fans pour défendre cette œuvre, mais ce sera difficile. Reste quand même un film d’un niveau d’un série B, très moyen. Le public est inquiet, le talent de CARPENTER se serait-il liquéfié avec le temps ? Plus grave, le film est un grave échec mondial, et il n y a vraiment que la France pour faire un peu honneur à cette production. Mais que pouvais faire le film face à « Independence day » ? Pas grand-chose !

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

282 256

 

NOMBRE DE SALLES  FRANCE semaine de sortie

243

ENTREES FRANCE 1ère SEMAINE

 

  

158 831 (4)

  

 

 

ENTREES Paris

 

 

83 360

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

   49 725 (4)

   24 338 (8)

       5 753 (17)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

34

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1 463

1er JOUR Paris

7 797

Budget

 

50 M$

 

Recettes USA

 

25,4 Ms

 

Entrées Europe

1 530 000

Recettes Mondiales

42 M$

COTE DU SUCCES

*

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Samedi 23 février 2008
- Publié dans : BO J.CARPENTER

LE VILLAGE DES DAMNES

(VILLAGE OF THE DAMNED)
16 AOUT 1995

 
  VILLAGE-DES-DAMNES.jpg

Réalisation

John CARPENTER

Scénario

David HIMMELSTEIN

Directeur de la photographie

Gary KIBBE

Musique

John CARPENTER

Production

UNIVERSAL

Distribution

UIP

Durée

98 minutes

Le docteur Alan Chaffee

Christopher REEVE

Le docteur Susan Verner

Kirstie ALLEY

Jill McGowan

Linda KOZLOWSKI

Frank McGowan

Michael PARÉ

Le révérend George Miller

Mark HAMILL

 

Par une belle journée d’automne, une puissance surnaturelle s’empare de Midwich, petite bourgade de Californie. Pendant six heures, tous les êtres vivants sont plongés dans un sommeil profond. Frank McGowan est ainsi victime d’un accident mortel en entrant au volant de sa voiture dans la zone d’influence. Puis la vie reprend naturellement son cours… à un détail près. Quelques semaines plus tard, en effet, dix grossesses se déclarent, toutes datant du fameux jour. Parmi les femmes enceintes se trouvent Jill, la veuve de Frank; Barbara, la femme d’Alan Chaffee, médecin du village; la fidèle et irréprochable Callie Blum, dont le mari est absent depuis plus d’un an; Sarah Miller, l’épouse stérile du pasteur et Melanie Roberts, une jeune vierge. Les naissances ont lieu en même temps, cinq garçons et cinq filles, tous en bonne santé, sauf la fille mort-née de Melanie. Les ressemblances entre les enfants s’accentuent au fil des années : mêmes cheveux blancs, même regard hypnotique, même hostilité à l’égard des adultes, mêmes dons de télépathie…. Ils se déplacent par couples, à l’exception de David, le fils de Jill qui, semble-t-il, aurait dû être apparié à la fille de Melanie. Bientôt, les incidents se multiplient. Barbara brûle involontairement sa fille Mara, qui se venge en la forçant à plonger son bras dans l’eau bouillante, puis à se jeter du haut d’une falaise. Carlton, le gardien de l’école, fait une chute mortelle. Melanie, Sarah et le révérend Miller se suicident… Alan, qui suit les événements avec le docteur Susan Verner, déléguée par le Service de la Santé, comprend que les enfants sont des extra-terrestres dont la mission est de dominer l’humanité. D’autres villes, pareillement affectées, ont été entièrement détruites. Hypnotisée, Susan s’éventre elle-même avec un bistouri. Alan réunit alors les enfants dans leur salle de classe. Au prix du sacrifice de sa vie et d’un immense effort mental, il réussit à fermer son esprit à leurs pouvoirs télépathiques et à leur cacher qu’il transporte une bombe à retardement. Seul sera épargné David, qui avait manifesté des sentiments humains et que sa mère emmènera loin de Midwich. Mais David est-il vraiment différent… ?

C’est très rare pour le signaller: deux Carpenter la même année ! Malheureusement le destin du deuxième est par trop similaire au premier, du moins en terme de Box-Office. Ce film est beaucoup plus accessible que le précédent, c’est un remake d’un film fantastique fauché du début des années 60, que le réalisateur modernise amplement. La trame assez simpliste du film, n’attire pas la critique, qui sous-estime très largement le film, qu’elle considère comme le premier CARPENTER mineur, ce qui rejoint malheureusement le très moyen « homme invisible ». Cependant on reconnaît la patte du réalisateur dans quelques scènes, un climat oppressant, à défaut d’être angoissant. C’est sans doute du à la nécessité de ne pas traumatiser les enfants durant le tournage. Il y a aussi le casting avec le très regretté Christopher REEVE qui retrouve un premier rôle après sa période « Superman ». Reste aussi une apparition de Mark HAMILL, le célébrissime Luke SKYWALKER. Le film a du reste gagné quelque légitimité avec les années et reste un agréable divertissement. En terme de Box-Office, c’est malheureusement une petite catastrophe, que ce soit aux USA ou en France où le film passe totalement inaperçu, dont une première semaine Parisienne complètement anémique. John CARPENTER peut toujours compter sur son noyau de fans, mais guère plus….        

 

NTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

150 650

 

NOMBRE DE SALLES  FRANCE semaine de sortie

67

ENTREES FRANCE 1ère SEMAINE

2ème semaine

 

   52 533 (8)

   43 897 (7)

 

 

ENTREES Paris

 

 

  52 992

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

   24 943 (5)

   18 594 (7)

       8 262 (15)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

5

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

24

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1 039

1er JOUR Paris

3 817

Budget

 

22 M$

 

Recettes USA

 

9 Ms

 

COTE DU SUCCES

*

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 4 commentaires

Mercredi 20 février 2008
- Publié dans : BO J.CARPENTER

L’ANTRE DE LA FOLIE

(IN THE MOUTH OF MADNESS)
8 FEVRIER 1995

 

  ANTRE-DE-LA-FOLIE.jpg

Réalisation

John CARPENTER

Scénario

Michael DEL LUCA

Directeur de la photographie

Gary KIBBE

Musique

John CARPNTER

Production

New LINE

Distribution

Metropolitan Film Export

Durée

95 minutes

John TRENT

Sam NEILL

Sutter CRANE

Jurgen PROCHNOW

 

John Trent est interné dans un asile. Du fond de sa cellule capitonnée – aux murs recouverts de croix — il raconte tout au docteur Wrenn… Détective pour une compagnie d’assurances new-yorkaise, Trent se voit proposer une nouvelle affaire par son patron, Robby : enquêter, pour le compte de la maison d’édition Arcane, sur la disparition d’un très populaire auteur de romans d’épouvante, Sutter Cane. À peine a-t-il prononcé ce nom qu’un homme armé d’une hache se précipite sur eux avant d’être abattu par la police. Trent apprend de la bouche de Harglow, le patron d’Arcane, que le forcené n’était autre que l’agent de Cane… Du reste, de bizarres incidents liés à Cane se multiplient : lecteurs pris d’hystérie collective, émeutes devant les librairies… Rationaliste désabusé, Trent se plonge dans l’œuvre de Cane, ce qui lui vaut aussitôt de terrifiantes hallucinations. Il soupçonne que Cane se cache dans la petite ville de Hobb’s End (New Hampshire). Or, cette bourgade ne figure sur aucune carte… Harglow accepte néanmoins d’y envoyer Trent, flanqué de Linda Styles, la lectrice attitrée de Cane.
Parvenu sur place sans savoir comment, le couple découvre une ville semblable à celle décrite dans les livres de Cane… phénomènes bizarres y compris. Le sceptique Trent croit à une supercherie publicitaire montée par Arcane. Linda se rend seule à l’église dont Cane a fait son repaire. Avant de l’envoûter, l’écrivain lui révèle que ses livres lui ont été dictés par une entité inhumaine, qui lui a donné le pouvoir de transformer sa fiction en réalité et qui s’apprête à envahir la planète… Enfin convaincu, Trent tente en vain de fuir la ville, dont toute la population est possédée. Cane lui confie une mission : diffuser son ultime manuscrit, «L’Antre de la folie». Revenu à New York après avoir brûlé ce texte maléfique, Trent raconte tout à Harglow : en toute bonne foi, l’éditeur nie l’existence de Linda et affirme que le dernier livre de Cane est déjà en librairie depuis deux mois ! Décidément, la réalité n’est plus ce qu’elle était… Et Trent lui-même, après avoir tué un libraire à la hache, se retrouve à l’asile, où il achève son récit face à un docteur Wrenn troublé… Peu après, alors que dans tout le pays, l’apocalypse se déchaîne, Trent quitte l’asile désert. Il ne lui reste plus qu’à entrer dans un cinéma voir un film dont il est le personnage principal… Un film de John Carpenter intitulé L’ANTRE DE LA FOLIE…

C’est sans doute le film le plus alambiqué de John CARPENTER, du reste il laisse le spectateur sceptique, dubitatif voire ravi selon les fans hardcores du Maître.
Il est en effet très difficile d’entrer dans le récit, à la limite on dirait du David Lynch ou le « festin nu » de David CRONENBERG..Le film est, parait-il, inspiré de l’œuvre de LOVECRAFT, ce qui est gênant car  comme il y a plus de gens qui prétendent avoir lu son œuvre que de personnes qui l’ont réellement lue, le film est d’autant plus hermétique. Le film ne regorge pas d’effets spéciaux, c’est le moins que l’on puisse dire. Bref, si en plus, comme moi, on ne peut pas sacquer Sam NEILL, c’est mal barré. Avec le temps, le film qui apparaît un peu mineur selon la critique de l’époque a conquis un public de fans. Tant mieux pour l’œuvre, reste que malheureusement à sa sortie le film a été un flop colossal aux Etats-Unis, de quoi instaurer un froid entre l’auteur et New-Line qui produit désormais ses films. Trois ans après l’échec de l’homme invisible, CARPENTER semble ne plus pouvoir compter que sur un noyau dur de fans comme semble le prouver les chiffres d’entrées en France. D’ailleurs le film est sorti dans très peu de salles. On dira que le distributeur n’a pas cru dans le potentiel du film. Heureusement le CARPENTER suivant semble plus « commercial ».  
 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

182 061

 

NOMBRE DE SALLES  FRANCE semaine de sortie

80

 

ENTREES FRANCE 1ère SEMAINE

 

75 586 (8)

  

 

ENTREES Paris

 

 

67 795

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

2ème semaine

3ème semaine

35 654 (8)

   15 597 (11)

    8 262 (15)

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

8

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

19

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1 877

1er JOUR Paris

4 614

Budget

 

14 M$

 

Recettes USA

 

8,9 Ms

 

COTE DU SUCCES

*

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Lundi 18 février 2008
- Publié dans : BO J.CARPENTER

 

 LES AVENTURES D’UN HOMME INVISIBLE

(MEMOIRS OF AN INVISIBLE MAN)
29 JUILLET 1992

 

  AVENTURES-D-UN-HOMME.jpg

Réalisation

John CARPENTER

Scénario

Robert COOLECTOR/Dana OLSEN

Directeur de la photographie

William FRAKER

Musique

Shirley WALKER

Production

Dan KOSRULD/CANAL  +/REGENCY

Distribution

WARNER BROS

Durée

99 minutes

Nick HALLOWAY

Chevy CHASE

Alice MONROE

Daryl HANNAH

David JENKINS

Sam NEILL

 

Au cours d'une soirée passablement arrosée, Nick Halloway, analyste financier et célibataire endurci, rencontre la femme de sa vie en la personne d'Alice Monroe, une réalisatrice de documentaires ethnologiques que lui ont présentée ses amis George et Ellen Talbot. Le lendemain, encore sous le coup d'une tenace gueule de bois, il assiste à une conférence donnée par le savant Bernard Wachs dans le laboratoire de recherches Magnascopics. S'étant assoupi dans le sauna de l'établissement, il n'entend pas la sirène d'alarme déclenchée par un catastrophique court-circuit. Lorsqu'il se réveille, il s'aperçoit qu'il est devenu invisible et que l'immeuble, évacué d'urgence, est entouré d'un cordon de sécurité. Un agent de la C.I.A., David Jenkins, imagine aussitôt le parti à tirer de la situation : sous sa nouvelle forme, Nick pourrait devenir un inestimable espion. Ayant réussi à s'échapper, ce dernier contacte Wachs, qui est aussitôt arrêté par les hommes de Jenkins. Alice, de son côté, est filée sans relâche. Nick se réfugie dans la villa des Talbot au bord de la mer où Alice, George, Ellen et leur ami Richard viennent passer le week-end. Après avoir saboté les manœuvres de séduction de Richard envers Alice, Nick révèle son malheur à la jeune femme, qui prend activement les choses en mains. En maquillant Nick, elle lui redonne une apparence quasi humaine, lui permettant ainsi de sortir en sa compagnie. Pendant ce temps, Jenkins, malgré l'opposition de son patron Warren Singleton, soumet Wachs à un interrogatoire poussé. Le savant meurt d'une crise cardiaque, anéantissant ainsi tout espoir, pour Nick, de redevenir visible. Dans le train qui doit les conduire au Mexique, Alice est arrêtée par la C.I.A., mais Nick réussit à s'échapper. Pour libérer la jeune femme, il se propose en échange à Jenkins. Ce dernier accepte mais Nick, ayant utilisé George comme leurre, réussit à éliminer Jenkins et à gagner la Suisse en compagnie de sa bien-aimée.

Si vous ne voulez pas prendre un pain dans la tronche par John CARPENTER, évitez de lui parler de cet homme invisible, qu’il a par ailleurs, totalement oublié (sauf quand on le lui rappelle). N’ayant pas tourné le troisième film pour « Alive films » et un peu à court de monnaie, il se résout à accepter l’offre de mettre en scène une nouvelle mouture de l’homme invisible. Ce n’est pas une nouvelle resucée du roman de HG Wells, mais un film tiré d’un obscur bouquin dont les droits ont été acheté par Chevy CHASE, qui rappelons le, est quand même un des plus mauvais acteurs de tous les temps dont la France, dans son infinie bon goût, a superbement ignoré tout le long de sa triste carrière. Le film est produit par une flopée de monde, dont au passage le Studio Canal, Chevy CHASE, la WARNER bref, tout pour se planter la gueule en beauté. De plus John  CARPENTER ne dispose pas de son équipe habituelle et cela se voit. Bon que reste-t-il du film 15 ans après ? Que ce n’est pas un mauvais John CARPENTER, mais que ce n’est pas non plus un bon CARPENTER, ce qui est déjà une déception en soi, mais on ne peut en vouloir au Maître, car bien sûr le film lui échappe artistiquement, ne serait-ce que parce que Chevy CHASE, ne peut se décider à choisir à donner un ton dramatique au film ou lorgner sur la comédie à coups de gags foireux comme il sait si bien le faire. En plus, comme le film doit être romantique, on adjoint à Chevy CHASE une actrice sa mesure : Daryl HANNAH, dont le talent est inversement proportionnel à la longueur de ses interminables jambes. Et en plus il y a Sam NEILL !! Bref, il y a quand même la séquence du début bien sympathique avec la disparition d’une partie de l’immeuble au cours de la catastrophe et des effets spéciaux du studio ILM de George LUCAS dont le budget pour le film est égal à peu près à 15 fois le budget d’un film du Maître. Ne reste plus qu’au Maestro d’emballer le film avec la technique qu’on lui connaît, se contentant d’être un « yes man » du studio, ce qui n’a plus du lui arriver depuis longtemps. Alors qu’il était attendu comme un champion en puissance au Box Office américain, le film se prend une très sévère veste , les spectateurs étant, eux aussi, invisibles dans les salles américaines. En France, malgré le public Parisien habituel, le film ne parvient même pas à atteindre les 300 000 entrées. John CARPENTER ne se fait pas réellement une bonne publicité, en encore une fois les portes des grands studios vont se refermer. Le Maestro jure qu’on ne le reprendra plus et décide de revenir à des petits budgets. Mais les années 90 débutent bien mal pour lui et sa production va se ralentir….  
A noter que sur l'affiche Française, le visage de Chevy CHASE a été effacé, on se demande pourquoi.... 

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

284 996

 

 

ENTREES Paris

 

 

117 438

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

39 638

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

11

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

28

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1416

1er JOUR Paris

5 552

Budget

 

40 M$

 

Recettes USA

 

14,3 Ms

 

COTE DU SUCCES

*

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires
 
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