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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Dimanche 20 avril 2008
- Publié dans : BO A.GIRARDOT

ANNIE GIRARDOT

 

Née à Paris le 25 octobre 1931, Annie GIRADOT est de la même génération que Brigitte BARDOT. Cependant elle ne bénéficie pas de la beauté de sa blonde collègue. Elle est assez jolie, sans plus, mais a un regard de braise qui montre qu’elle a de gouaille, que ce n’est pas n’importe qui. C’est un « petit gabarit » mais elle  est très bien proportionnée, elle a le talent niché en elle. Destinée à une carrière d’Infirmière elle décide d’entrer au Conservatoire, avec l’accord de sa mère, via le Centre d’Art dramatique. Elle en sort en 1954 avec un double premier prix de comédie, classique et moderne. Ce n’est pas rien. Elle est engagée au Théatre Français. Durant son apprentissage, elle a joué « en cachette » dans divers cabarets pour gagner quelque argent. Elle débute au cinéma en 1955 tout en alternant avec le théâtre où elle est reconnue comme une actrice exceptionnelle. La première partie de son parcours n’est pas constituée de grands films, il faudra attendre le début des années 60 pour qu’elle soit définitivement reconnue. Mais en 1964, sa carrière ralentit, pour mieux repartir en 1967. Durant 15 ans, elle sera une des actrices à succès et la plus populaire, car elle donne,  Annie, elle donne tout à ses proches et aux réalisateurs, au public. Tournant énormément, elle alterne les rôles à succès et les bides, mais elle est toujours prête à aider un jeune réalisateur si elle en a envie. Capable de tout jouer, et très bien en plus, elle s’est forgée une sacrée carrière, exemplaire. Même diminuée, elle demeure aujourd’hui une des actrices légendaires du cinéma.        

 

TREIZE A TABLE
28 DECEMBRE 1955 (Marseille)

29 FEVRIER 1956 (Paris)

 

 


 

Réalisation

André HUNEBELLE

Scénario

Jean HALAIN

Directeur de la photographie

Paul COTTERET

Musique

Jean MARION

Production

René THEVENET

Distribution

PATHE

Durée

92  minutes

Tournage

22 août 55 / 22 septembre 55

Madeleine VILLARDIER

Micheline PRESLE

Antoine VILLARDIER

Fernand GRAVEY

Badadof

Mischa AUER

Véronique chambon

Annie GIRARDOT

 

 our le réveillon de Noël, Madeleine VILLARDIER et son mari Antoine ont invité des amis. Une invitée supplémentaire, Miss Priscilla WOOD, fait qu’ils seront treize à table. Madeleine fait tout ce qu’elle peut pour augmenter ou diminuer le nombre des convives. Mais c’est un véritable chassé-croisé, compliqué par l’arrivée de Dolores, une pseudo romancière Sud-Américaine venue là pour se venger d’Antoine.Celui-ci, aujourd’hui tranquille et pantouflard, aurait été vingt ans auparavant le libérateur de la petite République de Santa-Rosalinda,un véritable héros national. Dolores ne peut pardonner au « caballero » de l’avoir abandonnée. Madeleine par contre croit aux explications timidement avancées par Antoine. Dolorès repart donc, avec sa bombe et son révolver. Tout va bien, il ne reste plus que douze invités. Mais la bombe explose et détruit la voiture de Dolorès, qui réapparaît. Rien à faire :il faudra donc être treize à table. Mais Madeleine s’en moque maintenant, avec un mari comme Antoine, « el caballero », elle n’a vraiment rien à craindre.

 

Pour ce premier rôle au cinéma, elle apparaît teinte en blonde et les cheveux frisés. Le film tient du vaudeville et est assez anecdotique, malgré la présence de la pétillante Micheline PRESLE. Elle joue le rôle d’une femme invitée à la soirée, dont le mari est resté chez eux, alité. Elle est courtisée par Mischa AUER (acteur Russe) mais regagnera le domicile conjugal. Ceci dit tourner avec André HUNEBELLE c’est un bon début, le film étant correctement reçu par le public.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

1 569 170

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

106 443

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

377 889

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

35 553

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

4

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

8 888

COTE DU SUCCES

* *

 

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Par RENAUD SOYER - Voir les 9 commentaires

Dimanche 20 avril 2008
- Publié dans : BO A.GIRARDOT


L’HOMME AUX CLES D’OR

7 NOVEMBRE 1956

 


 


 

Réalisation

Léo JOANNON

Scénario

R LAUDENBACH, Léo JOANNON

Directeur de la photographie

André BAC

Musique

Jean-Jacques GRUNENWALD

Production

Regina / Cinetel / Del Duca Films / Filmsonor

Distribution

CINEDIS

Durée

92  minutes

Tournage

22 mai 1956 / 14 juillet 1956

Antoine Fournier

Pierre FRESNAY

Gisèle

Annie GIRARDOT

Bodoni

Grégoire ASLAN

Joseph Ansaldi

Jean RIGAUX

 

Antoine Fournier est professeur dans un collège de Lille, Il est aussi l'animateur d'une oeuvre d'aide aux handicapés au bénéfice de laquelle il effectue des collectes. Or, un jour, il surprend trois de ses élèves, Bellanger, Jordan et Masson, en train de dérober le produit de la dernière quête. Il consent à passer l'éponge mais Rémy Bellanger, le plus dépravé des trois, fils d'avocat, entend lui faire payer cette humiliante indulgence et sa petite amie Gisèle va lui en fournir l'occasion. En effet, la jeune fille accuse le professeur d'avoir tenté de la violer. Déshonoré bien qu'innocent, Fournier doit démissionner et quitter Lille. Un ami, Ansaldi, lui procure un emploi de portier d'hôtel et, quelques années plus tard, Fournier se retrouve à la réception d'un palace de Monte-Carlo où il voit arriver d7abord Jordan - qui s'excuse platement - puis Gisèle et Bellanger. Ces derniers ont fait un riche mariage: la première avec Charles Lewarden, passionné d'armes à feu, qu'elle trompe allègrement avec Rémy que son épouse Odette prive du moindre argent de poche. Fournier a appris par Jordan que les frasques de Bellanger ont valu à son père d'être rayé du barreau. En lui faisant prêter par Bodoni, un client de l'hôtel, de l'argent qu'il perd au casino, puis en reprenant à son compte les reconnaissances de dettes, Fournier "tient" Bellanger et sa vengeance. Mais une fois encore il préfère pardonner. Gisèle et Rémy ne croient pas à sa sincérité et imaginent un nouveau piège. Gisèle fixe un rendez-vous galant à Fournier et Rémy en prévient Charles; ce dernier, pensent-ils, abattra le portier. Fournier flaire la manoeuvre et provoque, à l'heure du rendez-vous, la rencontre explosive des deux couples. Rémy tente de charger Gisèle qui, trahie, le tue. Aux assises, Fournier demande l'indulgence pour la meurtrière : n'est-il pas en partie responsable de son geste ?

 

Début 1956 alors que « treize à tables » n’est pas encore sorti, Annie GIRARDOT fait des pieds et des mains pour jouer dans « la machine à écrire » une pièce de Jean COCTEAU. Elle obtient le rôle de Margot aux cotés de Robert HIRSCH. Pour l’occasion, COCTEAU qui souhaite qu’elle ait « une tête folle » lui fait couper les cheveux avec des ciseaux à ongle. Il pressent qu’elle sera une actrice exceptionnelle, et les faits lui donnent raison, elle triomphe, et la presse lui tresse de fantastiques louanges. Elle intéresse donc le cinéma qui cette fois lui propose de partager l’affiche d’un film avec Pierre FRESNAY, gloire du cinéma Français des années 40/50. Ce sera « l’homme aux clés d’or ». Pour tourner le film dont les principales scènes se déroulent à Monte-Carlo elle doit alterner les voyages Paris-Nice, tous les jours. Elle joue le soir et prend l’avion au petit matin.  Elle joue le rôle d’une jeune garce et obtient le prix Suzanne BIANCHETTI qui récompense « la meilleure jeune comédienne de l’année ». La critique est unanimement enthousiaste et souligne la découverte d’une nouvelle grande actrice. De plus, le film est un grand succès commercial avec près de 3 millions d’entrées. Le revers de la médaille c’est qu’elle va jouer le rôle de garce durant plusieurs films, mais elle sait et ne veux pas se couper du milieu du cinéma.  

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

2 789 546

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

130 844

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

679 149

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

45 539

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

2

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

21 770

COTE DU SUCCES

* * *

 

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Dimanche 20 avril 2008
- Publié dans : BO A.GIRARDOT

REPRODUCTION INTERDITE

6 FEVRIER 1957

 

 

 

Réalisation

Gilles GRANGIER

Scénario

Gilles GRANGIER

Directeur de la photographie

Jacques LEMARE

Musique

Jean YATOVE

Production

Lucien VIARD-Orex Films

Distribution

CORONA

Durée

91  minutes

Tournage

16 juillet 1956 / 1er septembre 1956

Jacques Lacroix

Michel AUCLAIR

Marc Kelber

Paul FRANKEUR

Claude Watroff

Giani ESPOSITO

Viviane

Annie GIRARDOT

 

 

Marchand de tableaux au bord de la ruine, Marc Kelber se fait, un jour, escroquer par un certain Lacroix, qui lui vend un faux Gauguin après lui en avoir montré un authentique. Quelques mois plus tard, Kelber retrouve par hasard son voleur dans une villa de banlieue. Mais le commerçant n’est pas de taille devant l’escroc, qui lui propose de s’associer avec lui et son complice, Watroff, un peintre dénué de talent qui vit avec la jeune Viviane. Sur les conseils de Kelber, expert en peinture et en vieillissement des toiles, les trois hommes montent une opération fructueuse : il s’agit de faire exécuter par Watroff trois copies du vrai Gauguin, que Lacroix a hérité de sa famille et pour lequel Kelber obtient trois certificats d’expertise attestant son authenticité. Il ne reste plus qu’à vendre les copies en empochant d’importants bénéfices. Clara, la femme de Kelber, peut de nouveau dépenser sans compter tandis que Watroff, rongé par le remords, s’adonne à la boisson. Au cours de ses séances d’ivresse, il est de plus en plus bavard, à tel point que Lacroix convainc Kelber que la seule manière de le faire taire est de l’assassiner. Un soir que Viviane est absente, ils enivrent Watroff et l’empoisonnent à l’acide. La police conclut au suicide. Mais Viviane, qui n’est pas dupe, saura venger son amant. Alors que Kelber va vendre le troisième faux Gauguin, l’acheteur brésilien, prévenu par la jeune femme, demande une contre-expertise… La supercherie est dévoilée. Lacroix est arrêté. N’ayant pas le courage de faire face au scandale, Kelber se suicide.

 

Le tournage de « l’homme qu clés d’or » s’est achevé le 13 juillet 1956, mais trois jours plus tard elle entame le tournage de « reproduction interdite », évidemment elle ne peut pas encore bénéficr du très gros succès du premier  film qui ne sort que 4 mois plus tard.. Elle tourne donc avec Gilles GRANGIER déjà un auteur réputé pour ses succès avec son acteur fétiche : Jean GABIN. Cette fois le premier rôle est donné à un abonné des seconds rôle : Paul FRANKEUR déjà vu dans « touchez pas au grisbi » et « razzia sur la chnouf ». Cela fait longtemps que l’acteur attend cette opportunité, mais il ne dispose pas d’un grand charisme à cause d’un physique très quelconque. Pour Annie GIRARDOT c’est l’occasion de jouer avec de bons acteurs du cinéma Français tels Michel AUCLAIR et le débutant Marcel BOZZUFFI qu’elle retrouvera plus tard. De son rôle on retiendra qu’elle joue la maîtresse du peintre faussaire, encore un rôle de « garce », genre qu’elle a du mal à se débarrasser. Ce polar mineur ne rencontre pas un grand succès, Paul FRANKEUR ne sera jamais une star, et Gilles GRANGIER retournera tourner avec des valeurs sûres, comme GABIN par exemple…. 

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

788 639

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

38 407

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

193 125

ENTREES Paris -1ère exclusivité

1ère semaine n°7

 

20 610

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

2

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

2

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

10 305

COTE DU SUCCES

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Dimanche 20 avril 2008
- Publié dans : BO A.GIRARDOT

LE ROUGE EST MIS

12 AVRIL 1957

 

 

 

Réalisation

Gilles GRANGIER

Scénario

Auguste LE BRETON, Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Denis KIEFFER

Production

Cité-Films/SNE Gaumont

Distribution

Gaumont

Durée

115  minutes

Tournage

14 janvier 1957 / 9 mars 1957

Louis Bertain dit "Le Blond"

Jean GABIN

Hélène

Annie GIRARDOT

Frédo

Paul FRANKEUR

Pépito le Gitan

Lino VENTURA

Pierre Bertain

Marcel BOZZUFFI

 

Sous son apparence de paisible garagiste. Louis Bertain, dit "Ie Blond", dirige en réalité une redoutable bande de casseurs composée de Frédo, Pépito et Raymond. Pendant ce temps, interditde séjour à Paris, Pierre, lejeune frère de Louis, se fait cueillir par la police alors qu'il sortait de chez sa maîtresse, Hélène. Le commissaire Pluvier, qui cherche à se renseigner sur les activités de Louis, tente d'obtenir sa coopération. Mais Pierre refuse et retourne à la Santé. Louis rencontre Hélène et juge la jeune femme : seul l'argent l'intéresse. Il lui fait promettre de ne plus revoir son frère... Remis en liberté provisoire, Pierre est engagé par Louis dans son garage. Mais, malgré son interdiction, il retourne voir Hélène. Le soir, Pierre surprend une conversation entre Louis et Pépito : l'organisation d'un nouveau hold-up. Le lendemain, sur la route de Dourdan, l'attaque d'un transport de fonds tourne mal : Pépito est contraint d'abattre les deux convoyeurs et deux motards qui les ont pris en chasse; Raymond est tué. Rentré chez lui, Louis est appréhendé par la police. Prévenu, Pépito est convaincu que Pierre les a dénoncés. Mais, dans le bureau du commissaire Pluvier, Louis est confronté à Frédo : c'est lui, dont les nerfs ont lâché, qui a donné la bande. Louis parvient à s'échapper et fait irruption chez Hélène pour empêcher Pépito d'abattre son frère. Les deux gangsters s'entretuent dans l'escalier.

 

Annie se retrouve en terrain connu, Gilles GRANGIER désire qu’elle tourne de nouveau avec lui, et cette fois elle côtoie le gratin des acteurs : Jean GABIN himself. Elle retrouve également Paul FRANKEUR et Marcel BOZZUFFI qu’elle vient de quitter sur le tournage précédent. En plus, cerise sur la gâteau, pouvons nous y ajouter Lino VENTURA. Et puis il y a Michel AUDIARD qui deviendra vite un complice au scénario et aux dialogues. De ce film de mauvais garçons, somme toutes très classique pour l’époque, on retiendra qu’elle interprète encore une fois, le rôle d’une garce. Bien que les critiques remarquent encore sa prestation, sans doute décèle-t-elle chez elle déja de la lassitude d’interpréter ce type de rôles. Cependant le principal est là, elle est encore présente dans un film à très large succès, GABIN oblige.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

2 104 394

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

147 776

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

575 410

ENTREES Paris

1ère semaine n°2

2ème semaine n° 3

3ème semaine n° 4

 

62 326

49 872

35 580

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

3

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

20 775

COTE DU SUCCES

* * *

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Dimanche 20 avril 2008
- Publié dans : BO A.GIRARDOT

L’AMOUR EST EN JEU

27 SEPTEMBRE 1957

 

 

Réalisation

Marc ALLEGRET

Scénario

Odette JOYEUX

Directeur de la photographie

Walter WOTTITZ

Musique

Louis BESSIERES

Production

Gibé-Lambor films

Distribution

PATHE

Durée

90  minutes

Tournage

10 avril 1957 / 6 juin 1957

Marie Blanche FAYARD

Annie GIRARDOT

Bob FAYARD

Robert LAMOUREUX

Roger dit « Gégé »

Yves Noël

Damiano

Jacques JOUANNEAU

 

 

Bob Fayard est un dessinateur de grand talent, marié à Marie-Blanche, une jeune antiquaire qui travaille uniquement pour conserver son indépendance. Pour les prétextes les plus futiles, le couple se dispute, au grand désespoir de Gégé, leur fils unique. A la suite d'une querelle plus grave que les autres, Marie-Blanche engage une instance en divorce, et d'un commun accord, les époux décident que Gégé passera alternativement une semaine chez son père et sa mère. Très vite, Bob et Marie-Blanche rivalisent d'attentions auprès de Gégé pour tenter de monopoliser son affection. Et Marie-Blanche, rompant le pacte tacite, fait faire un constat d'huissier et obtient la garde exclusive de l'enfant. Bob, décidé aux grands moyens, enlève Gégé à la sortie de son cours, et l'emmène à Megève. Marie-Blanche le fait reprendre par les gendarmes. Bob riposte en s'installant dans la boutique d'antiquités qui est à son nom. Un nouvel accord intervient entre les époux et, finalement, un rapprochement s'opère entre eux. C'est alors que Gégé, comprenant que sa vie d'enfant gâté est compromise, tente par tous les moyens d'empêcher la réunion de ses parents. Bob et Marie-Blanche, réalisant enfin les conséquences funestes de leur mésentente, décident de reprendre la vie commune, et surtout de faire des efforts pour éviter leur stupides disputes.
 

A la fin des années 50, Robert LAMOUREUX est une sacrée vedette. Bien qu’il tourne depuis le début des années 50, le succès massif est venu avec des comédies familiales telles « papa, maman la bonne et moi » qui ont entraînées des séquelles reprenant à peu près le même titre. C’est le cas pour « l’amour est en jeu » qui se titre également « ma femme, mon gosse et moi ». Le scénario écrit par Odette JOYEUX indique que l’on à pas affaire à du PASOLINI, c’est certain. Pour la première fois, Annie GIRARDOT trouve un rôle de comédie, cela change de ses rôles habituels. La comédie est sympa et Annie se fait encore une fois remarquer, mais les deux acteurs se font « chiper » (j’aime ce mot très années 50) par le gamin du film : Yves Noël qui a lui seul assure le succès du film, surtout au niveau national avec deux millions d’entrées.

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

1 992 000

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

87 499

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

373 089

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

32 819

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

2

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

16 410

COTE DU SUCCES

* * *

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Dimanche 20 avril 2008
- Publié dans : BO A.GIRARDOT


MAIGRET TEND UN PIEGE

29 JANVIER 1958

 
 

Réalisation

Jean DELANNOY

Scénario

Rodolphe-Marie ARLAUD, Michel AUDIARD

Dialogues

Michel AUDIARD

Directeur de la photographie

Louis PAGE

Musique

Paul MISRAKI

Production

Intermondia Films (Paris) / J - P GUIBERT /

Distribution

Rank

Durée

116  minutes

Tournage

22 juillet 1957 / 28 septembre 1957

Le commissaire Jules Maigret

Jean GABIN

Yvonne Maurin

Annie GIRARDOT

Marcel Maurin

Jean DESAILLY

L'inspecteur Lagrume

Olivier HUSSENOT

Barberot, le boucher

Alfred ADAM

 

La terreur règne dans le quartier de la place des Vosges, à Paris : un tueur, la nuit, assassine les femmes seules. Le commissaire Maigret soupçonne le criminel de chercher à le provoquer. Il fait arrêter un faux coupable consentant, de manière à obliger le vrai meurtrier à agir une fois encore lors de la reconstitution du dernier crime. Le tueur attaque une auxiliaire de la police, mais parvient de nouveau à fuir en montrant une parfaite connaissance du quartier... Pendant ce temps, l'inspecteur Lagrume a pris en filature une jeune femme, Yvonne Maurin, dont l'attitude lui avait parue suspecte. Maigret lui rend visite chez elle à Auteuil et fait la connaissance de son mari, Marcel, architecte-décorateur. En fait, Marcel a passé sa jeunesse place des Vosges et sa mère habite précisément le pâté de maisons où disparut mystérieusement l'assassin lors de sa dernière tentative... Bientôt, Maigret est sûr de tenir le coupable et arrête Marcel Maurin. Mais un nouveau crime est commis alors que le suspect est gardé au quai des Orfèvres. Confrontant la mère et l’épouse de Maurin, ce qui exacerbe leur rivalité haineuse, Maigret obtient les aveux d’Yvonne : c'est elle qui a commis ce meurtre gratuit pour tenter d'innocenter son mari démasqué.
 

Pour Annie GIRARDOT l’occasion lui est donné de tourner  une nouvelle fois avec Jean GABIN et de retrouver Michel AUDIARD avec qui elle a sympathisé auparavant. C’est une chance pour elle, car un « Maigret » avec JEAN GABIN réalisé par Jean DELANNOY est produit dans le but de faire énormément d’entrées au Box Office. Jean GABIN est une valeur très sûre au Box Office et la période 1954/1960 est faste, très faste. MAIGRET est de plus le « roman de gare » par excellence, les livres s’écoulent par dizaines de milliers. La part belle est donnée à Annie GIRARDOT qui peut montrer toute la facette de son talent, mais encore une fois dans un rôle de garce. Le film contre toute attente, fait un superbe carton avec près de 800 000 entrées à Paris. Ce triomphe ne lui permet pas de trouver encore un rôle à sa mesure, mais du moins figure-t-elle dans la tête de liste des actrices en cette fin des années 50.
 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

3 070 000

 

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

 

 

246 107

 

ENTREES PARIS toutes exploitations

797 176

ENTREES Paris

1ère semaine n°1

2ème semaine n°1  

3ème semaine n°1

4ème semaine n°3

 

73 460

65 194

59 449

48 004

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

4

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

24 487

COTE DU SUCCES

* * * *

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Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires
 
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