Lundi 21 avril 2008
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Publié dans : BO B. LANCASTER
LES TUEURS
(THE KILLERS)
AOUT 1946 (USA)
30 AVRIL 1947
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Réalisation
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Robert SIODMIAK
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Scénario
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Anthony VEILLER et John HUSTON
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Directeur de la photographie
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Woody BREDELL
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Musique
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Miklos ROZSA
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Production
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Mark HELLINGER
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Distribution
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UNIVERSAL
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Durée
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105 minutes
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Tournage
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mai /juillet 46
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Pete Lunn, le " Suédois "
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Burt LANCASTER
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Kitty Collins
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Ava GARDNER
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James Reardon
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Edmond O'BRIEN
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Un soir, dans une petite ville que traverse la route nationale, arrivent deux inconnus. Ils cherchent quelqu'un. Ce sont des tueurs à gages.
Leur victime sera un autre inconnu, Pete Lunn, installé depuis quelque temps dans cette modeste bourgade et qui tient un poste d'essence. Pete Lunn, prévenu de leur arrivée, ne cherche cependant
pas à s'enfuir et attend avec fatalisme qu'ils l'abattent. Mais Lunn avait souscrit à une assurance sur la vie. La compagnie d'assurances désigne l'un de ses détectives, James Reardon, pour
enquêter sur cette affaire. Interrogeant les témoins et ceux qui ont connu Pete Lunn (flash-backs) Reardon reconstitue le puzzle mystérieux... la vie de Pete Lunn, dit le " Suédois". Cet ancien
boxeur a participé au hold-up d'une usine, avec des gangsters. Pourquoi ? Par amour. Mais en faisant connaissance de la trop belle Kitty, Pete Lunn s'est perdu. " Roulé " par les gangsters
et par Kitty, il était déjà un mort en sursis après la trahison de celle qu'il aimait. Voilà pourquoi il a attendu la mort avec résignation. James Reardon remontera finalement jusqu'aux auteurs
du hold-up et aux assassins de l'ex-boxeur.
Alors que Burt LANCASTER doit faire ses débuts dans « desert fury », dont les prises de vues doivent commencer en août 1946, le
destin en décide autrement. Le producteur Mark HELLINGER décide mettre en scène une courte nouvelle d’HEMINGWAY après le succès du « port de l’angoisse » de Howard HAWKS. Ayant peu de
budget disponible, il cherche un casting de nouveaux venus. Un collaborateur d’Hal WALLIS lui parle de la nouvelle découverte de son patron. La première encontre des deux hommes sera décisive, le
producteur déclare que « le gars était immense, il avait les cheveux ébouriffés, pas de cravates, et son costume n’était pas repassé depuis des lustres, mais il avait quelque chose en
lui… » Le contrat d’Hal WALLIS n’étant pas exclusif, Burt peut être « loué » à un autre producteur. Burt qui prend Hal WALLIS pour un crétin (il n’est pas le seul à le penser,
prenons par exemple Jerry LEWIS) se prend d’amitié pour le producteur. Le grand Robert SIODMAK est embauché ainsi que la divine Ava GARDNER pas encore reconnue comme la plus belle femme du monde.
Le script a été remanié plusieurs fois, en particulier par Don SIEGEL, mais c’est bel et bien John HUSTON qui écrit le scénario sur son temps libre. Film désespéré, le film est un exemple des
films noirs d’après guerre, le film remarquablement écrit et filmé reste clair malgré ses onze flash-backs. Burt LANCASTER explose immédiatement dans un rôle de looser, son physique lui permet
d’être crédible dans son rôle de boxeur, le charisme fait le reste. Le public adore et le film est dans le top 10 de l’année avec une recette de deux millions de dollars. Burt entre dans la
légende d’Hollywood par la grande porte, ainsi que Ava GARDNER. En France le film est plutôt bien reçu, le public d’après guerre fait connaissance avec l’acteur et lui restera fidèle. Au fur et à
mesure des années, le film restera un classique du film noir.
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Par RENAUD SOYER
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Lundi 21 avril 2008
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Publié dans : BO B. LANCASTER
Pas de données chiffrées pour « la furie du désert » sorti en août 1948
LES DEMONS DE LA LIBERTE
(BRUTE FORCE)
JUILLET 1947 (USA)
22 SEPTEMBRE 1948
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Réalisation
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Jules DASSIN
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Scénario
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Richard BROOKS
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Directeur de la photographie
|
William DANIELS
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Musique
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Miklos ROZSA
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Production
|
Mark HELLINGER
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Distribution
|
Universal
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Durée
|
85 minutes
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Joe Collins
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Burt LANCASTER
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Munsey
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Hume CRONYN
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Gina
|
Yvonne De CARLO
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Le pénitencier de Westgate. La cellule R-17 est occupée par six hommes de provenance et de caractères très différents. Leur chef est Joe
Collins, de plus en plus révolté par les injustices du régime pénitentiaire. La mort d'un vieux détenu, les agissements d'un mouchard augmentent sa haine envers Munsey, le gardien-chef sadique,
qui cherche à prendre la place du directeur de la prison. La mort du mouchard est décidée : sous la menace de chalumeaux, il recule et tombe dans une presse. Lorsque Joe apprend que sa jeune
fiancée Ruth ne consentira à être opérée qu'à son retour définitif auprès d'elle, il décide de s'évader. Ses compagnons de cellule sont hantés par les " mêmes démons de la liberté " :
souvenirs de leur vie passée et de visages féminins. Joe communique avec Gallagher, chef d'une cellule voisine et ils dressent ensemble un plan d'évasion. La date de l'évasion commune est
décidée, communiquée, mais apprise également par Munsey. Un camion est prêt; Gallagher s'est procuré un revolver. Mais au dernier moment, tout échoue : la porte reste bloquée. De plus,
Munsey torture un prisonnier pour obtenir des noms. L'émeute est générale; la tour commandant l'ouverture de la porte est prise d'assaut. Au cours de la violente fusillade, tous les mutins sont
abattus. Mais Joe, avant de mourir, précipite Munsey dans le vide.
Alors que « la furie du désert » est déjà en boîte, Hal WALLIS préfère attendre que l’effet Burt LANCASTER monte en puissance.
Après le magnifique accueil des « tueurs », le nouveau film de Burt obtient un succès équivalent. Le titre est bien moins évocateur que son titre original « brute force ».
Toujours « loué » par Mark HELLIGER, l’association du producteur et de Burt donne naissance à un nouveau film noir, puissant, dénonçant les abus de l’univers carcéral. Des scènes très
chocs ne manquent pas, en particulier le meurtre d’un mouchard poussé sous une presse hydraulique, scène parfois coupée en France. La description du gardien sadique donnera lieu dans le futur a
bon nombre de films du même genre qui intègreront leur lots de Directeur ou de chef matons ripoux. Naturellement pour un bon film il est nécessaire d’avoir un bon réalisateur, et c’est le grand
Jules DASSIN qui officie derrière la caméra. La performance toute en force de Burt LANCASTER est une fois de plus saluée et le film est une nouvelle fois un beau succès au Box Office, y compris
en France. Bien que tourné avant « la furie du désert » le film sort après le premier en France, ce qui peut tromper sur l’orientation de la carrière de l’acteur. Alors qu’il est déjà
devenu une star aux USA, il désire s’associer avec Harold HECHT pour lancer leurs propres films ensemble. Il faut dire que les sujets proposés par Hal WALLIS n’ont rien à voir avec les films
noirs.
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Par RENAUD SOYER
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Lundi 21 avril 2008
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Publié dans : BO B. LANCASTER
ILS ETAIENT TOUS MES FILS
(ALL MY SONS)
MARS 1948 (USA)
17 NOVEMBRE 1948
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Réalisation
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Irving REIS
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Scénario
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Chester ERSKINE
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Directeur de la photographie
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Russell METTY
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Musique
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Leith STEVENS
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Production
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Chester ERSKINE
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Distribution
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Universal
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Durée
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94 minutes
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Joe Keller
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Edward G ROBINSON
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Chris Keller
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Burt LANCASTER
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Kate Keller
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Mady CHRISTIANS
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Fils de Joe Keller, directeur d'une usine d'aviation, Chris annonce à son père qu'il désire épouser Ann Deever, la fiancée de son frère Larry
qui n'est jamais revenu de la guerre.Mais Kate, l'épouse de Joe, vit toujours dans l'attente du retour de son fils dont elle ne peut accepter la disparition. Ann est la fille de Herbert Deever,
l'ex-associé de Joe, emprisonné quatre ans plus tôt pour avoir livré à l'Armée de l'Air des pièces défectueuses qui ont provoqué la perte de vingt-et-un appareils. Absent pour cause de maladie le
jour de la livraison, Joe fut acquitté et Herbert reconnu seul coupable. Avocat, convaincu de la responsabilité de Joe, George Deever, le frère d'Ann, conseille à sa sœur de rompre avec Chris.
Après avoir assisté à une terrible confrontation entre George, Ann, Kate et Joe, Chris, pour en avoir le cœur net, rend visite en prison à Herbert Deever qui lui apprend la pénible vérité : Joe
était au courant de la malfaçon mais, par peur de la ruine, a prétexté une indisposition passagère le jour de la livraison et a donné l'ordre de faire partir les pièces. Au procès, il a
entièrement rejeté la responsabilité sur son associé. De son côté, Ann montre à Kate la dernière lettre de Larry dans laquelle il annonce qu'il va mourir. Bouleversé, Chris exige des explications
de son père, qui affirme qu'il a toujours agi pour le bien de sa famille. La dernière lettre de Larry vient à bout de ses réticences : dans celle-ci, le jeune homme expliquait qu'il devait
piloter l'un de ces appareils condamnés à cause d'un cylindre défectueux et qu'il allait à une mort certaine. Joe est donc responsable de la mort de son propre fils. Ne pouvant faire face à sa
culpabilité, il se suicide.
Le film est tiré De la première pièce de Norman MAILER qui a tenu 9 mois à l’affiche à BROADWAY. Le producteur et réalisateur choisit E.G
ROBINSON pour le rôle principal et accepte que Burt interprète le second rôle. Il faut dire que celui-ci a très insisté auprès de Hal WALLIS pour obtenir le rôle. Il renonce à une partie de son
cachet afin d’avoir l’opportunité de prouver qu’il peut interpréter d’autres rôles que des durs à la mâchoire crispée. Contre toute attente le film ne marche pas au Box Office que ce soit du coté
Américain que du coté Français, pour Burt qui reconnaît que le pari n’a pas fonctionné ce n’est qu’une péripétie dans sa carrière.
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Par RENAUD SOYER
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Lundi 21 avril 2008
-
Publié dans : BO B. LANCASTER
L’HOMME AUX ABOIS
( I WALK ALONE)
JANVIER 1948 (USA)
4 FEVRIER 1949
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Réalisation
|
Byron HASKIN
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Scénario
|
Charles SCHNEE
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Directeur de la photographie
|
Leo TOVER
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Musique
|
Victor YOUNG
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Production
|
Hal B WALLIS
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Distribution
|
Paramount
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Durée
|
100 minutes
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Frankie Madison
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Burt LANCASTER
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Kay Lawrence
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Lizabeth SCOTT
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Noll Turner
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Kirk DOUGLAS
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Frankie Madison, qui vient de purger quatorze années de prison pour trafic d'alcool prohibé, est attendu à la gare par son vieil ami Dave, le
comptable de Noll Turner, son ancien associé. Il avait été convenu que si l'un d'entre eux était pris par la police, l'autre continuerait à gérer leurs intérêts communs et partagerait avec son
complice quand ce dernier serait libéré. Frankie vient donc récupérer sa part, mais Turner, devenu patron d'une boîte de nuit, le "Regent Club", ne tient plus à partager. Il charge la chanteuse
Kay Lawrence de sonder Frankie pour connaître ses intentions, puis offre 3 000 dollars à son ancien associé. Furieux, Frankie refuse et revient la nuit suivante avec quelques amis sûrs pour lui
faire peur. Mais Turner ne se laisse pas si facilement impressionner; demeuré seul, Frankie se fait rosser par les hommes de Turner. Prise de pitié, Kay recueille Frankie et le soigne, tandis que
Dave se jure d'aider son ami : connaissant certaines opérations frauduleuses de Turner, il est le seul à pouvoir le contraindre à payer sa dette. Mais Turner le fait assassiner par son
complice Skinner. Frankie, qui a été vu en dernier avec Dave, est recherché pour meurtre. Il se rend avec Kay chez son ancien associé et, sous la menace de son arme, parvient à obtenir ses aveux.
Prévenue par la jeune femme, la police arrive; Frankie se fera abattre alors qu'il tentait de fuir.
Si il y a un élément important dans ce policier produit par Hal WILLIS c’est la rencontre entre BURT LANCASTER et son
plus fameux partenaire et ami KIRK DOUGLAS. Lors du tournage du film, LANCASTER est la star montante du cinéma et Kirk DOUGLAS n’est qu’un espoir de l’écurie de Hal WALLIS. Il est certain que
Kirk possède autant d’ambition que Burt mais il a plus de mal à percer. Nul doute qu’il jalouse Burt, mais les deux acteurs s’estiment. Dans le fond, ils ont sensiblement le même âge, la même
ambition et seront tous deux de brillants Producteurs et de fameux casse-bonbons sur les tournages. Ils seront donc appeler à se revoir. Cependant le film ne rencontrera pas un grand succès.
LANCASTER est prisonnier de ses rôles d’athlète à deux expressions et Kirk DOUGLAS se fait remarquer dans un rôle de fourbes inquiétant, de faux gentil, car Kirk joue très bien les rôles de
méchants. Il est donc complémentaire de Burt, plus rassurant, plus basique. En France, le film ne fait pas une très grande carrière.
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Par RENAUD SOYER
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Lundi 21 avril 2008
-
Publié dans : BO B. LANCASTER
POUR TOI J’AI TUE
(CRISS CROSS)
MARS 1949 (USA)
19 AOUT 1949
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Réalisation
|
Robert SIODMAK
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Scénario
|
Daniel FUCHS
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Directeur de la photographie
|
photographie Franz PLANER
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Musique
|
Miklos ROZSA
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Production
|
Michael KRAIKE
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Distribution
|
Universal International
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Durée
|
87 minutes
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Steve Thompson
|
Burt LANCASTER
|
|
Anna
|
Yvonne DE CARLO
|
Après deux ans d'absence, Steve Thompson revient à Los Angeles et retrouve sa place de chauffeur dans la Compagnie des Camions Blindés. Son
ex-femme, Anna, s'est remariée avec un gangster notoire, Slim Dundee. Toujours amoureux d'elle, Steve ne peut s'empêcher de la revoir. Un soir, Dundee les surprend chez lui. Pour détourner les
soupçons, Steve prétend être venu lui proposer une affaire : l'attaque de son camion le jour de la paye de l'usine Bliss. Intéressé, Dundee prépare minutieusement le coup mais Steve exige
qu'il ne soit pas fait usage d'armes à feu... Le hold-up a lieu comme prévu mais, malgré ses promesses, Slim abat Pop, le convoyeur et ami de Steve. Furieux, Steve riposte et blesse le gangster.
Soigné à l'hôpital, Steve est devenu un héros car sa conduite a permis de sauver la moitié de l'argent. Pour se venger, Slim le fait enlever, mais Steve réussit à soudoyer son gardien qui le
conduit chez Anna au moment où elle est sur le point de s'enfuir avec le butin. Survient Slim qui les abat tous les deux, tandis qu'au loin hurlent les sirènes de police...
Déjà producteur clairvoyant des TUEURS et des DEMONS DE LA LIBERTÉ, Mark Hellinger envisageait de reformer l'association Siodmak-Lancaster
(LES TUEURS) pour un nouveau film adapté d'un roman noir de Don Tracy paru en 1934 (" Tous des Vendus "). Dans ce but, il avait pris contact avec des représentants de la pègre, s'était documenté
sur les fourgons blindés, avait étudié les habitudes des convoyeurs de fonds. Sous sa férule, POUR TOI J'AI TUÉ aurait pu devenir le prototype du film de hold-up comme QUAND LA VILLE DORT ou DU
RIFIFI CHEZ LES HOMMES. Mais il devait être emporté par une crise cardiaque le 21 décembre 1947, alors qu'il venait tout juste de terminer la production de LA CITÉ SANS VOILES de Jules Dassin.
Robert Siodmak hérita donc d'un script à peine ébauché et racheté par Universal et tenta, avec l’aide de son scénariste, Daniel Fuchs (le futur collaborateur d'Elia Kazan pour PANIQUE DANS LA
RUE), de retrouver une partie des idées originales de son concepteur. Cependant le film tourne vers un polar romantique et perd énormément de sa force potentielle. Les acteurs sont mal à l’aise
en particulier Yvonne DE CARLO. A noter la présence du jeune acteur Bernie Schwartz qui danse avec Yvonne De Carlo (surnommée alors " la plus belle fille du monde ") qui deviendra peu après
célèbre sous le pseudonyme de Tony Curtis qui tournera deux films avec Burt LANCASTER dont le fameux « Trapèze ». Le film obtient donc un succès très modeste en France, un polar de
plus.
(les commentaires de l’article sont en partie repris des fiches de « Monsieur Cinéma » qui elles même s’inspirent
très largement du très grand livre de Roland LACOURBE sur l’acteur).
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Lundi 21 avril 2008
-
Publié dans : BO B. LANCASTER
LES AMANTS TRAQUES
(KISS THE BLOOD OF MY HAND)
OCTOBRE 1948
(USA)
21 NOVEMBRE 1949
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Réalisation
|
Norman FOSTER
|
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Scénario
|
Leonardo BERCOVICI
|
|
Directeur de la photographie
|
Russell METTY
|
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Musique
|
Miklos ROZSA
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Production
|
Richard VERNON / Norma Productions
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|
Distribution
|
Universal International
|
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Durée
|
79 minutes
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|
Bill Saunders
|
Burt LANCASTER
|
|
Jane Wharton
|
Joan FONTAINE
|
Démobilisé à la fin de la guerre, Bill Saunders tue accidentellement le patron d’un bar au cours d’une rixe. La scène a lieu devant plusieurs
témoins dont un louche individu, Harry Carter. Recherché par la police, Bill se réfugie dans l’appartement d’une infirmière, Jane Wharton, qui accepte de le cacher jusqu’au lendemain sans
connaître les raisons de sa fuite. Un peu plus tard, Bill revoit Jane et un tendre sentiment ne tarde pas à naître. Jane procure à son amant un emploi de camionneur au dispensaire où elle
travaille. Réapparaît alors Carter qui, par chantage, veut contraindre Bill à lui fournir de la pénicilline : il devra se laisser dérober sa cargaison de médicaments sur la route. Mais, le
jour prévu, Jane décide d’accompagner son amant qui, dans ces conditions, refuse d’exécuter le plan. Furieux, Carter vient trouver Jane pour lui apprendre la vérité sur celui qu’elle aime, puis
tente d’abuser d’elle. En se défendant, Jane le poignarde avec des ciseaux. Les deux jeunes gens ont maintenant chacun un crime sur la conscience et songent à s’enfuir à l’étranger. Au dernier
moment, Jane convaincra Bill que la meilleure solution est d’aller se livrer et de faire confiance à la justice.
Septième film tourné par Burt Lancaster, LES AMANTS TRAQUÉS fut le premier produit par Norma Productions, la compagnie fondée par Burt
Lancaster et Harold Hecht (Norma était le prénom de la femme du comédien) et qui devait durer quinze ans. Ils auront mis seulement 30 mois pour y parvenir au lieu des 5 ans prévus. Burt LANCASTER
est donc le premier acteur de l’après guerre à devenir acteur/producteur. Ils achètent les droits d’un best seller « kiss the blood of my hands » un roman qui conte sous forme de
thriller la difficile réinsertion des prisonniers de guerre dans la société britannique.Le tournage connut beaucoup de difficultés, Joan Fontaine ayant annoncé qu’elle était enceinte une semaine
après le début des prises de vues; ensuite elle contracta une forte bronchite qui la cloua douze jours au lit; l’acteur britannique Robert Newton, alors très sollicité, eut toutes les peines du
monde à accorder son emploi du temps avec les incessants changements de planning provoqués par la maladie de l’actrice. Enfin, les éléments s’en mêlèrent : alors que l’action se déroulait
sur les bords de la Tamise, de crainte d’être gênée par le brouillard londonien, la compagnie de production préféra rester à Hollywood. C’est alors que la Californie connut une vague de pluies
diluviennes qui perturbèrent sérieusement le tournage en extérieurs. Malgré ces impondérables, le plan de travail ne fut dépassé que de trois jours. Le film connut un succès mitigé, son
exploitation remboursant tout juste le coût d’investissement. En France, le film passe quasi inaperçu. Après de bons débuts au Box Office Français, l’acteur n’a pas encore trouvé le grand succès
qui l’imposera en France.
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