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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Mercredi 22 mars 2006
publié dans : BO BOURVIL

La mauvaise nouvelle tombe le 23 septembre 1970: BOURVIL vient de mourir d'une longue maladie à seulement 53 ans. Ce n'est pas juste comme il le disait lui-même. L'émotion est immense, l'acteur étant devenu un des français les plus connus et un des plus aimés. Très diminué durant le tournage de ses deux derniers films, ceux-ci sont de gros succès comme on pouvait s'en douter, en parie en hommage au géant.


LE MUR DE L'ATLANTIQUE

16 OCTOBRE 1970



De MArcel CAMUS avec Sophie DESMARETS et Jean POIRET

La Normandie en 1944. Léon Duchemin est un paisible restaurateur qui mène une vie sans histoires entre une soeur farfelue et une fille très indépendante. Ses clients, assez disparates, vont du lieutenant Friedrich, ordonnance de Rommel, à Armand, le chef clandestin de la Résistance locale, en passant par toute une petite faune de trafiquants du marché noir. Duchemin paraît tellement à l'abri des aléas de la guerre que les mauvaises langues laissent entendre qu'il serait peut-être un collaborateur à ses moments perdus… Or, un soir, Jeff, un sympathique pilote de la R.A.F, tombe du ciel sur sa maison et, plus précisément dans le lit de sa fille Juliette. Le lendemain, Léon qui veut faire repeindre la devanture de sa maison endommagée par les bombardements, est pris à tort pour le peintre qui devait se charger du travail et est emmené à la Kommandantur où on a un travail similaire à lui proposer. Léon emporte par erreur, à la suite de sa visite, un plan secret concernant les fameux V1 de Hitler. Dès lors, Léon est engagé d'office parmi les Résistants, Héberger chez soi un parachutiste anglais et avoir en sa possession un document ennemi top-secret, c'est plus qu'il n'en faut pour devenir un héros à part entière. Mais, désormais, la vie du paisible cafetier en est toute bouleversée : entraînement intensif à Londres, parachutages nocturnes, etc… Notre héros connaîtra des aventures et des mésaventures dignes d'un professionnel de la guerre… et cela jusqu'aux toutes dernières minutes précédant le grand débarquement du 6 Juin.

En dehors de la qualité du film, honnête, le film obtient un très gros succès en France, près de 5 millions ce n'est pas rien sans aucun doute comme un hommage à cet acteur disparu bien trop tôt. Le résultat à Paris est honn^éte, mais c'est véritablement la province qui procure un triomphe au film. Son public.

BOX OFFICE FRANCE :   4 783 000
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité :  380 531
BOX OFFICE PARIS toutes exclusivités : 530 442
1ère semaine PARIS :  85 309
COTE DU SUCCES :  *  *  *  *
LE CERCLE ROUGE
23 OCTOBRE 1970



Le commissaire Matteï, de la brigade criminelle, est chargé de convoyer par le train Vogel, un détenu. Mais celui-ci s'enfuit en pleine nuit et demeure introuvable, malgré un important dispositif policier. Pendant ce temps, à Marseille, un gardien de prison propose une "affaire" à Corey au moment de sa libération. Après s'être rendu chez Rico, Corey gagne Paris en voiture. Il recueille par hasard Vogel qui, dans la forêt de Fontainebleau, lui sauvera la vie en abattant deux hommes de la bande de Rico, lancés à sa poursuite. Matteï, chargé de retrouver Vogel, cherche à faire parler l'un de ses indicateurs, Santi, patron d'une boîte de nuit. Corey et Vogel montent "l'affaire" donnée par le gardien : le cambriolage d'une joaillerie place Vendome. Ils décident de s'adjoindre un tueur d'élite, Jansen, ancien policier radié pour ivrognerie. Le "coup" réussit parfaitement, mais lorsque Corey se rend comme convenu chez le receleur, celui-ci refuse de traiter avec lui, prétextant l'importance de l'affaire. Il découvre alors que cette affaire avait été montée par Rico, dans le seul but de dénoncer Corey à la police. Afin de trouver un autre receleur, Jansen demande conseil à Santi, dont le fils vient d'être arrêté par Matteï pour affaire de drogue. Se faisant passer pour un éventuel acheteur de diamants, Matteï attirera les trois hommes dans une maison isolée où ils trouveront la mort sous les balles de la police.

Delon continue de visiter les stars du cinéma français: maintenant il joue avec MONTAND et surtout BOURVIL (il était temps remarquez) Manque plus que DE FUNES et il avait joué avec tout le gratin du cinéma français.
Encore une fois, une composition solide de DELON en mauvais garçon dans ce classique du polar français mené de main de maître par le GRAND jean Pierre MELVILLE. Comme on pouvait s'en douter le film marche très fort à sa sortie en salles et devient le plus grand succès de JP MELVILLE- mérité-!
Pour son dernier film, tout le monde remarque la formidable performance de BOURVIL en acteur réaliste. D'ailleurs il est crédité sous son nom au générique. Les louanges pleuvent, l'acteur aurait été certainement heureux de se savoir considéré comme un grand acteur dramatique.

BOX OFFICE FRANCE :   4 336 000
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité : 845 285
BOX OFFICE PARIS  toutes exclusivités  :  911 338
1ère semaine PARIS  : 90 660
COTE DU SUCCES  :   *   *   *   *

Décédé à 53 ans seulement, l'acteur pouvait légitimement prétendre à au  moins 10 ans de succès de plus, étant un véritable acteur polyvalent. A l'instar de Louis de Funès un film par an bien lancé aurait été un véritable succès.
Il laisse la place à Louis de Funès et à d' autres acteurs tel Pierre RICHARD.
Selon mes estimations, il pointe à 177 millions d'entrées. Nul doute que sans son décès, la barre des 200 millions aurait été pulvérisée.
 

                                                    FRANCE         1ère exploitation     toutes exploitations

Pas si bête                               6 165 419                                          1 054 578

Ferme du pendu,la                 2 703 664                                          711 456

Par la fenêtre                          3 213 162                                          575 056

Cœur sur la main                    3 657 951                                          521 783

Roi Pandore, Le                       3 625 511                                          434 612

Blanc comme neige               3 666 283                                          542 085

Passe-murailles,le                 2 566 767                                          444 568

Seul dans Paris                       1 668 425                                          337 550

Miquette et sa mère             2 159 275              180 064             550 949

Trou normand, Le                   3 915 583                                          612 318

Cent francs par seconde      1 747 736              74 886               268 013

Trois mousquetaires, Les     5 354 739              202 295             833 725

Fil à la patte,le                        1 797 375              122 405             415 559

Poisson d'avril                                                          36 424                

Cadet Rousselle                      3 995 795              162 215             679 537

Hussards,les                            2 875 093              153 084             494 413

Chanteur de Mexico, Le        4 751 000              165 994             584 399

Traversée de Paris, La          4 893 174              363 033             1 198 306

Miroir à deux faces,le            2 864 701              250 405             643 111

Un drôle de dimanche           1 574 480              93 811               308 573

Sérénade au Texas                2 555 768              91 774               291 599

Misérables, Les                       9 939 000              165 508             1 045 166

Chemin des écoliers,le          2 516 405              110 497             504 598

Jument Verte, La                    5 294 328              320 887             1 175 104

Bossu, Le                                  5 845 980              239 258             923 199

Fortunat                                   3 337 000              177 075             523 671

Capitan, Le                               5 177 812              322 307             819 505

Tout l'or du monde                2 421 026              131 953             392 071

Tracassin,le                             1 842 130              102 136             308 165

Culottes rouges,les                1 803 412              165 238             322 099

Tartarin de Tarascon            699 702                  30 103               66 681

Bonnes causes,les                  1 721 139              209 347             458 211

Magot de Josépha,le             898 972                  64 702               166 216

Un drôle de paroissien          2 371 855              321 088             508 145

Cuisine au Beurre, La             6 396 000              388 578             784 098

Grande frousse,la                   679 693                  57 777               150 377

Corniaud,le                               11 739 783            1 174 000          1 787 159

Grosse caisse,la                      1 836 779              177 956             370 659

Grandes gueules, Les            3 595 000              377 828             652 786

3 enfants dans le désordre  1 547 346              122 271             248 549

Grande Vadrouille, La            17 268 000            1 483 474          2 233 661

Arnaud,les                                2 168 748              128 474             240 799

Cracks,les                                 2 946 373              218 038             352 808

Grande lessive,la                    2 111 923              263 482             407 368

Arbre de noël                          950 555                  54 482               81 321

Cerveau, Le                              5 547 000              727 707             931 340

Gonflés à bloc                          698 857                                              130 734

Cercle rouge, Le                      4 336 000              845 285             911 338

Etalon,l'                                     1 278 907              156 444             211 201

Mur de l'Atlantique, Le          4 783 000              380 531             530 442

                                                                                    

                                       177 504 626       10 812 816     28 739 661

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Mardi 21 mars 2006
publié dans : BO BOURVIL
L' ETALON
13 FEVRIER 1970





De Jean Pierre MOCKY avec Francis BLANCHE et Michael LONSDALE

Chaminade, vétérinaire aux allures compassées, se trouve sur la Côte d'Azur, en instance de départ en croisière, lorsqu'à l'hôtel où il s'est arrêté, il est invité à soigner une jeune femme évanouie. La femme étant un « mammifère », notre Chaminade, après quelques hésitations, entreprend de soigner et questionner la malade : il comprend que cette femme est privée d'amour et il imagine de créer un centre où un « étalon » - en l'occurrence le puissant guitariste du lieu, le gros et grand Lionel - apportera aux dames insatisfaites « l'apaisement direct et naturel ». Mais le percepteur et le commissaire du lieu ne l'entendent pas ainsi. Leurs femmes étant devenues des adeptes du vétérinaire, ils se rendent sur la calanque abritée où le blond Lionel rend hommage à ses clientes et tentent de le faire arrêter. Une poursuite loufoque s'engage entre les maris, partisans de l'ordre moral, et ces dames et leurs « supporters ». Chaminade se rend auprès du député du lieu, un géant, aux difficultés d'élocution certaines. Le jour où le projet de loi sur les « étalons », reconnus « d'utilité publique, remboursables par la Sécurité Sociale », doit passer à la Chambre, il se substitue au député défaillant et emporte l'adhésion de la Chambre, malgré des remous divers. Les étalons se multiplient, sont mis à l'épreuve par un bataillon de femmes expertes et décidées, dirigées par un commandant de réserve… homosexuel, et le tout se termine dans une pantalonnade effrénée… Chaminade peut se retirer. Mais le jour où il compte enfin partir en croisière, sa valise à la main, arpentant de nouveau le quai du port… on lui demande de soigner un jeune garçon qui vient de s'évanouir…

BOURVIL est très malade, et le ton de ce film de MOCKY est très acide, voire  agressif. Nous sommes un peu loin du public de l'acteur qui ne se manifeste pas en masse. Avec la disparition de l'acteur Mocky aura de plus en plus de mal d'attirer le public, car BOURVIL était son plus grand ambassadeur. A noter la présence de Francis BLANCHE grand cabotin devant l'éternel.

BOX OFFICE FRANCE : 1 278 907
BOX OFFICE PARIS 1ère exploitation 156 444
BOX OFFICE PARIS toutes exploitations : 211 201
1ère semaine PARIS : 46 176
COTE DU SUCCES :  *  





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Lundi 20 mars 2006
publié dans : BO BOURVIL

LE CERVEAU

7 MARS 1969

 
 

Réalisation

Gérard OURY

Scénario

Gérard OURY, Marcel JULLIAN,

Danièle THOMPSON

Directeur de la photographie

Wladimir IVANOV, Armand THIRARD

Musique

Georges DELERUE

Production

Alain POIRE / Dino De Laurentiis

Distribution

Gaumont

Durée

115  minutes

Tournage

10 juillet 1968 / ?

Arthur

Jean-Paul BELMONDO

Anatole

BOURVIL

Le "Cerveau"

David NIVEN

Scannapieco

Eli WALLACH

Sofia

Silvia MONTI

 

Alors que la presse est encore remplie des révélations sen-sationnelles concernant « Le cerveau », le génial organisateur du fameux hold-up du train postal Glasgow-Londres, toujours en fuite et toujours insaisissable, un petit truand de troisième ordre, Arthur, réussit à s'échapper de prison quatre jours avant sa libération, avec l'aide de son vieil ami Anatole. Arthur explique à Anatole que son évasion était absolument indispensable, car c'est dans ces quatre jours qu'il doit réaliser le fantastique projet qu'il a conçu en prison : le hold-up du train spécial transportant de Paris à Bruxelles, au cours du déménagement de l'O.T.A.N., les fonds secrets des quatorze nations participantes. Anatole, lui, qui aspire à une vie paisible et sans histoire, est stupéfait et effrayé par l'ampleur du projet. Or « Le Cerveau » projette lui aussi le même coup, mais avec des moyens gigantesques dont ne disposent pas nos petits truands parisiens. Et les deux équipes, l'une bien préparée, entraînée, armée, l'autre, constituée seulement par l'imagination et la roublardise d'Arthur, vont se trouver au même lieu, à la même heure, embarquées dans la même entreprise. Au moment où les deux amis, Arthur et Anatole, débar-quent un à un les sacs de billets par-dessus un petit pont sous lequel ils ont caché une voiture, les complices du « Cerveau » s'en emparent et les disposent dans leur camionnette, croyant que c'est leur génial patron qui les a lancés du wagon qu'il avait préalablement détaché du train. La camionnette, chargée de son précieux magot, s'en va, et Arthur et Anatole, quand ils arrivent sous le pont, n'y comprennent plus rien. Un peu plus loin, l'équipe du « Cerveau » est arrêtée par une escouade de policiers qui veulent s'emparer de l'argent, sous les yeux médusés d'Arthur et d'Anatole cachés dans un taillis. Mais, il se révélera que les policiers sont faux, et qu'il s'agit en réalité de la bande à Scannapieco, associé du Cerveau, mais qui, à cause de sa jalousie maladive envers sa soeur, - laquelle était courtisée par le « Cerveau », , a voulu « doubler » ce dernier et se venger. Dès lors, le magot passe de mains en mains et Arthur et Anatole, soupçonnés par la police de posséder les sacs de billets, devront courir après l'argent pour se disculper. Ils retrouveront finalement les bil-lets dans une statue chargée sur un navire en partance pour les U.S.A. Au terme d'une mémorable poursuite, les billets s'envoleront dans les airs au moment où la statue sera hissée par un cable, et tous ces voleurs internationaux se retrouveront « gros Jean comme devant », victimes d'une justice suprême autant qu'immanente.

En 1968 lorsque débute le tournage du film, la situation est un brin différente entre Gérard OURY et Jean Paul BELMONDO. Le réalisateur vient de réaliser deux triomphes absolus avec « le corniaud » et « la grande vadrouille » qui en est à plus de 10 millions d’entrées et en sera à 14 millions à la fin du tournage. Avec déjà 21 millions d’entrées en deux film (« la grande vadrouille » terminera à 17 millions d’entrées) en 18 mois uniquement en France, c’est certain qu’il est un peu « le roi du pétrole » dans le paysage cinématographique Français. D’autres réalisateurs anéantis par tant de succès se seraient, soit, se la couler douce, soit tétanisés par la peur de réaliser un autre film. C’est donc attendu au tournant, qu’il décide de mettre en scène, cette comédie policière inspiré du vol du train postal Glasgow-Londres, écrite par sa fille et par son compère Marcel JULLIAN. Pour ce faire il bénéficiera d’un budget énorme et de moyens considérables pour mettre en chantier sa nouvelle folie, et il devra frapper fort. Au niveau du casting, du poids lourd coté France avec Jean-Paul BELMONDO et BOURVIL (ne prenons pas trop de risques quand même…) et David NIVEN grande star Britannique, plus si cher que cela, car un peu sur le déclin, et Eli WALLACH, célèbre pour son interprétation de « Tuco » dans « le bon, la brute et le truand » mais qui manque de rôles solides depuis. Ce sont de bonnes vedettes, mais ce ne sont pas REFORD ou BRANDO non plus. Le choix de Jean-Paul BELMONDO est évident au vu du rôle très physique qui lui est proposé.

Pour BELMONDO, c’est un peu une aubaine. Sans réellement aller jusqu’à dire que sa côte avait chutée, il n’a pas fait vraiment grand-chose de consistant au Box-Office depuis « les tribulations d’un Chinois en Chine ». Sans aller jusqu’à parler de bide, « le voleur » et « Ho ! » ont été des déceptions. Et comme il va tourner avec TRUFFAUT et LELOUCH, on ne sait jamais, un bon hit des familles lui fera le plus grand bien. Et avec Gérard OURY cela semble gagné d’avance.
Et OURY met le paquet dans les moyens : trains blindés et voie ferrée fournis par la SNCF pour la scène du hold-up du train, hélicoptères, copie de la statue de la liberté qui contient les billets de banque, utilisation du paquebot France, dessin animé et musique psychadéliques.
Gérard OURY doit faire rire, donc quelques bons gros gags à la Tex AVERY seront les bienvenus, on signalera une évasion filmée comme une BD, tout à fait abracadabrantesque au début du film, le gag de la piscine et de son fauteuil en plastique à réaction avec David NIVEN, des plus débiles et bien insistant- lourd quoi. Marcel JULLIAN et OURY ne sont pas LAUTNER et AUDIARD, c’est certain… En plus David NIVEN n’est pas très inspiré dans son rôle du « cerveau » (« the brain » comme le dit la chanson très générique d’un épisode d’Amicalement vôtre) et se contente de présenter son flegme so british et de se tortiller le cou avec son torticolis (encore un bon gag très lourd). Quand à Eli WALLACH sa parodie de mafioso est assez déprimante, mais bon. Même BOURVIL semble un peu en retrait, retrouvant sa place de faire-valoir de l’époque Jean MARAIS. Jean-Paul BELMONDO en pleine forme, est sans doute celui qui tire le mieux son épingle du jeu, virevoltant et efficace comme d’habitude.

Contre toute attente, le film est très bien reçu par le public. Si la première semaine de sortie n’est pas délirante, le film reste en tête du BO durant trois semaines et fait montre d’une très belle résistance au Box Office puisqu’il demeure dans le top 3 durant 2 mois. Gérard OURY est bel et bien le réalisateur Français le plus rentable, même si le film fait 12 millions d’entrées de moins que « la grande vadrouille », c’est un grand succès, mais rien d’exceptionnel non plus. Pour son film suivant, il retrouvera son arme absolue, Louis de FUNES, le génie comique, dans « la folie des grandeurs ».

Pour BOURVIL , c'est son troisième hit d'affilée avec Gérard OURY, mais on constate que sans Louis DE FUNES ce n'est pas le délire. C'est pourquoi Gérard OURY met en  route  "la folie des grandeurs" avec les deux compères. Mais  BOURVIL est déja malade.... "Le cerveau" reste donc un de ses derniers bons succès, le dernier sera "le mur de l'Atlantique".

ENTREES France

 

5 547 000

 

 

ENTREES Paris

 

 

931 340

 

ENTREES Paris 1ère exclusivité

727 707

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°1

4ème semaine n°2

5ème semaine n°2

6ème semaine n°3

7ème semaine n°3

8ème semaine n°3

9ème semaine n°7

10ème semaine n°6

11ème semaine n°7

12ème semaine n°5

13ème semaine n°8

14ème semaine n°13

15ème semaine

16ème semaine –continuation –

17ème semaine –continuation-

18ème semaine –continuation-

 

 

94 682

86 260

67 390

69 190

63 308

47 030

37 360

44 142

25 772

22 500

20 820

22 160

17 350

11 830

8 006

14 218

11 986

13 619

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

29

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

6

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

15 780

BOX OFFICE ANNUEL ITALIEN

N°24

COTE DU SUCCES

* * * *

 

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Lundi 20 mars 2006
publié dans : BO BOURVIL
LE CERVEAU
7 MARS 1969



A Londres, le "Cerveau", génial organisateur du fameux hold-up du train postal Glasgow-Londres, met la dernière main à la préparation d'un nouveau "coup". De son côté, en France, un jeune truand, Arthur, réussit à s'échapper de prison, 4 jours avant sa libération, avec l'aide de son vieil ami Anatole, à qui il explique qu'il doit réaliser le formidable projet qu'il a conçu en prison: le hold-up du train spécial transportant de Paris à Bruxelles, au cours du déménagement de l'OTAN, les fonds secrets des quatorze nations participantes. Les deux hommes "branchés" sur la même affaire, s'ignorent complètement et sont loin de soupçonner qu'ils vont se concurrencer. Le "Cerveau" et ses hommes avec des moyens considérables, Arthur et Anatole avec le seul système "D" opèrent donc au même moment. A ce quiproquo minutieusement réglé, se mêle un troisième élément: le "Cerveau" tombe amoureux de Sofia soeur de Scannapieco, chef de la Mafia américano-sicilienne et plus spécialement chargé d'écouler les billets volés. Autant que l'intérêt, la jalousie maladive du Sicilien envers sa soeur, va le pousser à "doubler" le "Cerveau". Courant après un magot qui passe de mains en mains, Arthur et Anatole finissent par se trouver accusés d'être le "Cerveau" lui-même, et il faudra que la police les aide, alors qu'ils pensent qu'elle les poursuit, pour que l'intrigue qui nous mènera de Paris à New York, en passant par la Sicile, se dénoue enfin, laissant Arthur et Anatole stupéfaits d'avoir, sans le savoir, fait échouer les plans diaboliques du "Cerveau".

Belmondo retrouve le gros succès à l'aide d'un des réalisateurs rois du Box Office ( à défaut d'être roi  des réalisateurs) : Gérard OURY.  Encore une bonne GROSS  comédie  française au budget conséquent sur fond de musqiue  pop psychadélique (nous sommes en 69!).  Le succès du film est très important sans pour autant retrouver les hauteurs  de "la grande vadrouille"  il ne fera que le tiers des entrées de ce dernier.  Le film se classe 1er à sa sortie et reste  10 semaines dans le top 5  de l' année.  Belmondo est très à l'aise dans  la comédie sportive où ses qualités d' athlète  sont utilisées à bon escient.  Evidemment  BELMONDO bénéficie de la présence de BOURVI , sans doute plus populaire que lui.  Le film se classe deuxième de l' année, Bébél est relancé il peut se permettre  un bide ou deux  maintenant...
Pour BOURVIL c'est le retour à son rôle de Sparring Partner efficace, le résultat est encore un triomphe pour l'acteur, qui pourtant est fatigué sur le tournage. Personne ne le sait encore mais il est malade, il lui reste peu de temps à vivre.

BOX OFFICE FRANCE :   5 547 000
BOX OFFICE PARIS      :  931 430
1ère semaine PARIS :  94 682
COTE DU SUCCES :  *  *  *  *


L' ARBRE DE NOEL
24 OCTOBRE 1969


De Terence YOUNG avec William HOLDEN et Virna LISI

Comme chaque année depuis qu'il a perdu sa mère, Pascal, dix ans, revient à Paris pour passer les vacances avec son père Laurent, un riche homme d affaires. Laurent est cette fois accompagné de sa future femme, Catherine. D'un commun accord, Laurent et Pascal ont décidé de passer leurs vacances en Corse. Un jour qu'ils font du bateau, Pascal voit un avion exploser dans le ciel. Une bombe, soutenue par des parachutes, tombe lentement dans la mer. Laurent, lui, qui était en plongée n'a rien vu. Alarmé par des bruits qui circulent à propos dela bombe, Laurent prend la décision de ramener Pascal à Paris pour lui faire subir des examens médicaux. Les tests sont négatifs. Le père et l'enfant, qu'a rejoints Catherine, passent quelques jours heureux dans la propriété d'Hérod. Pascal partage pour un temps la vie des petits scouts du voisinage. Pascal revient un jour au château avec une marque bleuâtre à la tempe. Il subit à nouveau d'autres examens dont le résultat se révèle alors catastrophique : l'enfant, victime des radiations issues de la bombe, n'a plus que quelques mois à vivre. Laurent préfère ne pas rallonger de trois ou six mois la vie de son enfant en lui faisant subir traitements sur traitements. Pascal étant de toute façon incurable, mieux vaut qu'il passé ses derniers moments dans une vie normale dont son père va tacher de faire un paradis. Désormais, Pascal vivra entre Verdun, un paysan qu'il adore, les beautés de la campagne et les multiples cadeaux offerts par son père : un tracteur pour sillonner les chemins de campagne, et surtout un couple de loups qui sont ses animaux préférés. Pour se les procurer, Laurent et Verdun n'ont pas hésité à les voler à un zoo voisin. Catherine donnera par ailleurs à Pascal un magnifique ouvrage de Buffon sur les loups. Le jeune garçon, qui n'ignore rien de son mal, fait preuve d'un courage prodigieux. On approche de Noël. Un matin que Pascal avait été attaqué par un étalon devenu fou, les loups sont venus à la rescousse et l'ont sauvé. Laurent et Catherine partent faire quelques achats. Quand ils reviennent, ils trouvent le corps de l'enfant allongé sous l'arbre de Noël. Près de lui, le loup et la louve hurlent à la mort.


Il est curieux de voir l'acteur dans un tel mélo. En effet le pakson est mis pour faire pleurer les chaumières. Le film passe totalement inaperçu à Paris. En France le film frôle le million grâce à l'aura de l'acteur sur le public de province. On a du mal à croire que c'est le grand Terence "James Bond" Young qui a réalisé cette publicité pour Kleenex.

BOX OFFICE FRANCE :   950 555
BOX OFFICE PARIS       :  81 321
1ère semaine PARIS :  19 869
COTE DU SUCCES : 




 
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par RENAUD SOYER commentaires (3)   

Jeudi 16 mars 2006
publié dans : BO BOURVIL
LES CRACKS
1er MARS 1968



De Alex JOFFE avec Robert HIRSCH


Paris en 1901, peu avant le départ de la « course du siècle » : Paris-San Remo. Un petit bricoleur inventeur, Jules-Auguste Duroc, a mis au point une bicyclette très en avance sur son temps par sa maniabilité et sa légèreté. C'est le beau-frère de Duroc qui doit porter les couleurs de la nouvelle marque dans la course. Mais Duroc s'est endetté. L'huissier Mulot vient saisir tous ses biens. Duroc s'enfuit avec sa précieuse invention. Arrivé sous la tour Eiffel où doit être donné le départ, il s'aperçoit que son beau-frère court pour une autre marque. Déçu, et n'ayant pas le choix des moyens, Duroc s'engage dans la course, poursuivi par Mulot et sa femme qui veut éviter à Duroc les ennuis d'une fuite illégale. Au cours du voyage, Duroc va essayer de prouver aux autres coureurs les avantages de son engin. Quand, par exemple, Mulot jette des clous sur la route pour provoquer la crevaison des pneus, Duroc répare et change de roue en un temps record. A Fourgues-les-Eaux, premier arrêt,il est le seul à ne pas boire la citronnade remplie de somnifère préparée à son intention par l'infatigabis huissier. A Vichy (deuxième arrêt), ce dernier a convoqué le commissaire pour procéder à la saisie. Duroc ne peut l'éviter qu'en signant un contrat d'association draconien avec Mulot, celui-ci se réservant la majorité des parts. Le directeur des coureurs italiens conçoit un plan diabolique pour éliminer les Français : il les enferme dans un train dévié de sa route, tandis que les Italiens continuent victorieusement, et maintenant sans rivaux, leur chemin. Mais Mulot et Duroc déjouent tous les pièges. Seulement, la fatigue s'empare de plus en plus de Duroc, qui n'a pas l'entraînement d'un coureur professionnel. Dans la descente qui précède l'arrivée à San Remo, Mulot coupe le frein du vélo de son associé qui, en roue libre, arrive premier dans un stade désert car, non loin de là, le grand Caruso chante gratuitement. Duroc recevra néanmoins un chèque appréciable pour la vente de sa bicyclette dont le modernisme est enfin reconnu.

Dernière collaboration entre Bourvil et Alex JOFFE, ce film détonne par le ton original qui le caractérise, c'est la marque de fabrique de Alex JOFFE qui refusait les comédies faciles.
BOURVIL bébéficie de la présence de Robert HIRSCH, grand acteur et second acteur fétiche du réalisateur. Une nouvelle fois, la Province réserve un accueil très chaleureux au film, alors que le public Parisien est plus réservé, cependant le film se classe numéro 1 du box office à sa sortie à Paris.

BOX OFFICE FRANCE :  2 946 373
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité : 218 038
BOX OFFICE PARIS toutes exploitations : 352 808
1ère semaine PARIS : 63 036
COTE DU SUCCES :  *    *    *  


LA GRANDE LESSIVE
15 NOVEMBRE 1968



De Jean Pierre MOCKY, avec Francis BLANCHE, Michel LONSDALE, Jean POIRET

La Télévision exerçant ses ravages dans toutes les familles proches du lycée où Armand Saint Just enseigne le français, c'est devant des classes régulièrement assoupies le matin que les professeurs tentent, non sans découragement, de faire leurs cours. Toutes les pétitions de ceux-ci, suppliant les parents d'éloigner les écoliers des « étranges lucarnes » pour qu'ils puissent apprendre leurs leçons, étant restées lettre morte, Saint Just décide de passer à l'action. Avec son collègue Misserand, professeur de gymnastique et son ami Benjamin, chimiste au passé agité, il met au point un plan. L'ancien dynamitero a inventé un produit qui, pulvérisé sur les antennes de TV, perturbe les ondes hertziennes et brouille irrémédiablement le petit écran en créant un petit orage magnétique. Grâce à l'agilité de Misserand, qui a tout spécialement entraîné son ami, les deux compères se hissent nuitamment sur les toits et sulfatent copieusement les antennes du quartier. Si les enfants peuvent enfin dîner sans regarder les actualités et potasser leur programme scolaire, les parents sont privés de leur ration quotidienne d'images ; les plaintes affluent à l'O.T.V.F. et la brigade radiophonique est sur les dents, perplexe et impuissante. Saint Just et Misserand, ravis de l'efficacité de leurs acrobaties nocturnes, poursuivent leurs activités, accompagnés d'un dentiste de leur immeuble qui a surpris leur manège et que la police soupçonne bientôt. Submergé de réclamations, le directeur de l'O.T.VF, fait appel aux usagers pour aider la police, promettant un téléviseur couleur à quiconque fournira des indications. Et chacun de s'embusquer dans les gouttières !… Saint Just requiert le concours de ses collègues pour étendre son champ d'action, mais, satisfaits certes des résultats, ils se dérobent tous, craignant pour leur avancement. Seule, une jeune femme, professeur d'anglais, s'offre à l'aider, et repart courageusement à l'assaut. Mais les mailles du filet de la police se resserrent et bientôt Misserand et le dentiste risquent d'être capturés. Saint Just, payant d'audace, entreprend l'escalade de la tour Eiffel : la presse est là et le directeur de l'O.T.V.F., débordé et fulminant devant ce chantage, ne peut l'empêcher d'exposer les raisons de son combat aux téléspectateurs. Le plus haut placé de ceux-ci l'entend et une voiture à cocarde, escortée de motards, vient le chercher avant que les policiers ne l'arrêtent. Saint Just a-t-il enfin fait triompher sa cause ?  

Bourvil qui n' a jamais aimé la facilité, tourne encore un film avec son ami  Jean  Pierre MOCKY décidément  veinard de pouvoir compter sur ce monstre du Box Office. Encore une fois, le ton est acerbe et satirique, et l'acteur peut compter sur la présence du grand cabotin Francis BLANCHE. Faisant partie de la grande période de JP MOCKY le film reçoit un bon accueil à PAris et un peu plus moyen en Province où l'humour "parisien" et grincant du réalisateur passe un peu moins bien. Le film se classe deuxième du BO à sa sortie à Paris.


BOX OFFICE FRANCE :  2 111 923
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité : 263 482
BOX OFFICE PARIS toutes exploitations : 407 368
1ère semaine PARIS : 41 020
COTE DU SUCCES*    *      
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Mercredi 15 mars 2006
publié dans : BO BOURVIL
LES ARNAUD
13 OCTOBRE 1967



De Léo JOANNON avec Adamo, Christine DELAROCHE

Henri Arnaud est un brave homme de juge qui exerce ses fonctions au tribunal pour enfants d'Aix-en-Provence. Il s'intéresse à un jeune homme, son homonyme, André Arnaud, étudiant en droit qui vient souvent, en complément de ses cours, assister au déroulement des procès. André n'a pas connu sea parents. Il peut cependant poursuivre ses études grâce aux mandats que lui envoie régulièrement son oncle, un maçon. Un jour, celui-ci se tue sur un chantier. Privé de ressources, André se trouve dans un grand désarroi. Il fait une démarche auprès d'un antiquaire, connu comme prêteur. Celui-ci, personnage sordide, accepte de prêter à André la somme dont il a besoin mais à des conditions moralement inacceptables. Quand il voit la révolte du jeune homme, l'antiquaire menace de faire un chantage, en déclarant qu'il va appeler la police et lui annoncer que le jeune homme s'est introduit chez lui pour le cambrioler. Pris de panique, André tire sur l'antiquaire qui meurt aussitôt. Un autre étudiant est accusé à sa place, puis bientôt libéré. Le juge Arnaud a peu à peu compris que son protégé est le véritable coupable. Habilement, il l'amène à lui avouer la vérité. Le juge déclare ensuite qu'il a pris la décision de l'adopter. Il veut absolument que l'adoption soit faite avant qu'André aille se rendre à la police. Parallèlement, la police poursuit son enquête. Un jour, elle fait son entrée à la Faculté, et le doyen, poussé par les étudiants, intercède pour que les interrogatoires n'aient pas lieu dans les locaux de la Faculté. Ce qui sauve de peu André, qui allait devoir répondre à des questions plutôt embarrassantes pour lui. Enfin, les papiers légalisant l'adoption sont signés. De son côté, le juge a démissionné. Plus ou moins complice d'André puisqu'il a partagé, sans le révéler, son secret, il doit aussi se rendre à la police, et ne veut pas le faire en tant que magistrat. Les deux hommes se rendent ensemble à la justice, espérant une décision clémente.

Pas désespéré par l'échec de 3 enfants dans le désordre, Bourvil remet cela avec Léo JOANNON dans un film d'une rare faiblesse, "les Arnaud" qui a le niveau d'un tél&ea