Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe". Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.
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Peu d'acteurs peuvent se vanter d'être de véritables légendes du cinéma. Bourvil était un de ceux-ci, un méga champion du box office à une époque où ce mot n'avait
bien sûr aucune valeur. A cette époque on allait au cinéma, on allait voir le dernier Fernandel, le nouveau Noël Noël, c'était une fête. Bourvil aussi grande
vedette à l'opérette qu'au cinéma, va symboliser le cinéma populaire, l'acteur que tout le monde aime, personne ne déteste Bourvil c'est pourquoi, malgré des
choix de films parfois risqués, à l'inverse d'un Fernandel, Bourvil ne fera jamais de bides. Si un film marchait moins, le public ne lui en tenait pas rigueur, et le suivant était un
succès. Jusqu'à sa mort, survenue le 22 septembre 1970 (à 53 ans seulement) le succès ne se démentira jamais. Un exemple partagé par quelques géants du cinéma tels DE FUNES ou Gérard
PHILIPPE.
Né en 1917, le jeune BOURVIL tentera l'aventure de la vie d'artiste très tôt. Après des débuts difficiles, il est apprenti boulanger, il tentera des débuts dans des radios crochet, mais la guerre
interrompt ses ambitions et dès la fin de celle-ci, les premiers succès viendront aisément grâce à un talent naturel , naturellement, car il peut chanter, danser, et jouer la comédie, mais
surtout parcequ'il va créer le personnage du paysan candide et un peu niais qui le rendra immédiatement sympathique aux yeux du public.Sa première apparition au cinéma date de 1945 dans "
croisières sidérales"
Son premier succès viendra peu après
LA FERME DUPENDU
5 DECEMBRE 1945
Réalisation
Jean DREVILLE
Scénario
Anfré Paul ANTOINE
Directeur de la photographie
André THOMAS
Musique
Marcel DELANNOY
Production
André TRANCHE
Distribution
Productions André TRANCHE
Durée
90 minutes
Tournage
20 juin 1945 – 8 août 1945
François
Charles VANEL
La Marie)
Lucienne LAURENCE
Grand Louis
Alfred ADAM
Le chanteur
André BOURVIL
Dans le cadre du pays vendéen, trois fils jurent à leur père mourant de ne pas se marier pour ne pas morceler le domaine. Le cadet, infirme,
se pend. Le troisième part avec une domestique. Seul, l'aîné reste sur la terre et, sur le point, de mourir à son tour, ne voit pour lui succéder que l'enfant naturel de sa soeur, partie vivre
avec un douanier de Nantes.
Dans ce bon drame qu'aimaient tant le public français, BOURVIL tient un petit rôle au coté de Charles VANEL vedette du film (j'ai du mal à croire que Charles VANEL ait
pu être une vedette, mais bon...)Le film marche pas mal, c'est à dire qu'il fait un score qui le mettrait dans le top 5 du BO actuel (hé oui!) A cette époque ON ALLAIT AU CINEMA! BOURVIL
interprète "les crayons" une chanson à succès qui le fera connaître.
On a beau se moquer du paysan normand Léon Ménard, c'est quand même lui qui rendu chez son châtelain d'oncle, confondra les
pique-assiette, les coureurs de dots et les imposteurs.
On devine aisément que c'est une comédie du niveau de l'après guerre, bien inoffensive. Ce film est réalisé par André
Berthomieu (1903-1960) réalisateur extrèmement connu à l'époque, le Gérard OURY de l'après guerre . Dans son rôle de paysan naïf, BOURVIL casse la baraque et devient immédiatement une star du cinéma français. Avec 6 millions d'entrées au compteur André
BERTHOMIEU comprend qu'il détient une pépite et proposera d'autres rôles de "naïfs" à BOURVIL.
Dans les camps de prisonniers français en Allemagne lors de la dernière guerre, les récidivistes de l'évasion se
voyaient contraints à porter des culottes rouges. Antoine Rossi en est à sa sixième tentative d'évasion. Difficile à vivre, mauvais camarade, il exaspère ses compagnons de captivité. Mais cette
fois-ci, grâce à la complicité de Schmidt, « un spécialiste », son évasion devrait réussir. Au cours de la messe, il troque ses culottes rouges contre un pantalon gris et se faufile derrière les
baraquements, au lieu de revenir avec ses camarades. Craignant d'être découvert, il pénètre sous la scène du théâtre du camp et découvre là un prisonnier « planqué », Fendard, sacristain et
enfant de choeur le dimanche, souffleur sur la scène les autres jours, lors des répétitions. Affamé, Antoine se précipite sur les provisions que cache jalousement Fendard. Bientôt, le cynique
Antoine a réduit Fendard, veule et craintif, à sa merci. Profitant d'un déplacement des « artistes » du camp, donnant des représentations de <« Phi-Phi » dans d'autres stalags, Antoine, caché
dans une malle de costumes, se sauve avec Fendard. Mais ils ratent le train sanitaire qui devait les emmener vers la liberté. Antoine se dissimule dans une meule de foin et Fendard l'y rejoint,
après avoir tenté vainement de réintégrer le camp. Fendard devient alors un autre homme, généreux et débrouillard ; il trouve de la nourriture et soigne Antoine qui s'est fait une entorse. Une
occasion se présente, qui pourrait lui permettre de partir, mais il refuse d'abandonner son compagnon immobilisé. Ils parviennent enfin à la voie ferrée où passe un train roulant vers la France.
Mais Antoine, dans un geste atroce, repousse Fendard du wagon où ils se sont hissés. Se cachant sous les essieux du wagon, Fendard assiste à la nouvelle arrestation d'Antoine qu'un chien policier
allemand a découvert et signalé. Seul, il recouvrera îa liberté.
Catherine Dupré, dont le mari Paul est cardiaque, vient de commettre un crime parfait : elle a déposé une
ampoule de poison dans la boîte de piqûres d'Héparine que l'infirmière Gina Bianchi administre tous les soirs à son patient. Puis, pour mettre toutes les chances de son côté, elle fait mine de
surprendre la jeune femme alors qu'elle vient de faire la piqûre fatale et appelle son avocat Maître Cassidi, dont elle fut un jour la maîtresse. Vedette du barreau parisien, l'avocat n'a aucune
peine à faire inculper l'infirmière, d'autant plus que son patient en a fait son héritière légitime Tout cela n'est pas du goût du juge Albert Gaudet, qui croit fermement à l'innocence de Gina,
mais, habilement conseillée par Maître Cassidi, Catherine accable l'infirmière et le juge est contraint d'inculper la jeune femme. Avec l'aide du jeune avocat Philliet, Gaudet tente vainement de
faire disculper Gina, puis demande à être dessaisi du dossier tandis que Cassidi redevient l'amant de Catherine.Au procès repris par un collègue, Gaudet, venu déposer, ne parvient pas à
convaincre les jurés de l'innocence de l'inculpée. Gina est condamnée. C'est alors que Catherine, qui n'a plus besoin de Cassidi, le quitte pour un amant de la première heure. Furieux. l'avocat
se jure de faire innocenter l'infirmière.
Les Lachesnaye n'ont jamais travaillé et il n'est pas question que le dernier du nom, Georges, déroge. Pourtant,
leur situation financière devient dramatique. Ils vont être expulsés de leur grand appartement. Georges, homme pieux, se rend à l'église et demande à son patron, Saint-Georges, de lui envoyer un
signe. À ce moment précis, dans le silence de la nef, une pièce de monnaie tinte... Une femme vient de jeter son offrande dans un tronc. Nul doute, c'est le signe attendu. Dès lors, Georges se
documente, s'organise. Il sera pilleur de tronc... avec modération, car il ne prend jamais que la moitié de la recette, laissant le reste aux pauvres. La famille Lachesnaye retrouve sa situation.
Mais il existe une brigade de police chargée de la surveillance des églises et elle ne tarde pas à rechercher activement l'auteur des pillages. Georges échappe de peu à l'inspecteur-chef Cucherat
lancé à sa poursuite. Devenu prudent, Georges engage alors son ami Raoul comme guetteur. Raoul est arrêté. Il s'évade et rejoint la famille Lachesnaye qui se prépare aussitôt à décamper. Avant de
partir et pris de remords, Georges glisse un gros chèque dans le tronc de l'église qu'il a visité le premier puis il fait dire une messe d'action de grâces. La police, prévenue, accourt, cerne
l'église mais l'astucieux Georges parviendra, in extremis, à s'enfuir...
Raimbourg Productions / Star Presse / Arco Film / Sopac
Distribution
Valoria films
Durée
90 minutes
Tournage
Pierre Corneille
BOURVIL
Josefa Truculia
Anna MAGNANI
Le maire
Pierre BRASSEUR
Charquin, le fossoyeur
Henri VIRLOJEUX
Pierrot
Christian MARIN
Dans un petit village du centre de la France, Josefa Trucullia, turbulente épicière, règne impérativement dans son débit de
boisson et s'impose aux villageois par son assurance, sa superbe et sa réputation de riche héritière d'un oncle d'Amérique. Son fils, Justin, jeune compositeur de chansons, traîne une vie
difficile à Paris et imagine, avec un de ses amis, de jouer un bon tour à son avare de mère. En effet, cette dernière refuse toute aide financière à Justin. Un beau jour donc, l'ami de Josefa,
Pierre Corneille, arrive au village et annonce à la mère effrondrée que son Justin a une dette de trois millions, s'étant laisser aller à signer un chèque sans provision. La première stupeur
passée, Josefa se ressaisit. Elle entend même ne pas aider son fils à sortir de ce mauvais pas. Pierre Corneille, entre temps, a flairé la raison de la violente mésentente qui existe entre Josefa
et le maire du pays (ce dernier est le père de Justin). Il exploite habilement ce conflit et en tire même le plus habile des partis. Finalement, de concert avec Josefa, il extorque au père de
Justin, qui montre un repentir bien tardif (23 ans après !), les trois millions dont le jeune chanteur de charme a tant besoin. Bras-dessus, bras dessous, Pierre Corneille et Josepha partent à
Paris pour retrouver Justin et l'aider dans sa carrière.
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