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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Samedi 27 juin 2009
- Publié dans : BO J. GABIN
Le classement pris en compte est celui des exclusivités. Ce système ayant disparu au début des années 70.

LA MINUTE DE VERITE - 22 OCTOBRE 1952
94 601 ENTREES EN 2 SALLES
MOYENNE 47 300 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 847 909 ENTREES








FRENCH CANCAN  - 29 AVRIL 1955
56 957 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 18 986 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 1 090 874 ENTREES

* *




CHIENS PERDUS SANS COLLIER  - 21 OCTOBRE 1955
68 045 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 22 682 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 623 359 ENTREES

* *





LE SANG A LA TETE  - 10 AOUT 1956
67 316 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 22 439 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 440 370 ENTREES

* *




MAIGRET TEND UN PIEGE  -29 JANVIER 1958
73 460 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 24 487 ENTREES
3 SEMAINES N°1
TOTAL 797 176 ENTREES

* * *





LES MISERABLES -12 MARS 1958
45 800 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 15 267 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 1 045 166 ENTREES

*





LE DESORDRE ET LA NUIT -14 MAI 1958
66 344 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 22 115 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 460 837 ENTREES

*  




LES GRANDES FAMILLES -19NOVEMBRE 1958
80 969 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 20 242 ENTREES
3 SEMAINES N°1
TOTAL 1 100 157 ENTREES

* * * 





ARCHIMEDE LE CLOCHARD - 8 AVRIL 1959
55 403 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 13 850 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 782 757 ENTREES






MAIGRET ET L'AFFAIRE SAINT FIACRE - 2 SEPTEMBRE 1959
70 245 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 23 415 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 632 891 ENTREES

* *


 

LE BARON DE L'ECLUSE - 13 AVRIL 1960
90 440 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 30 146 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 829 991 ENTREES

* * * *



LES VIEUX DE LA VIEILLE - 8 SEPTEMBRE 1960
74 787 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 24 929 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 626 420 ENTREES

* *


 


LE PRESIDENT - 1er MARS 1961
62 335 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 20 778 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 617 262 ENTREES
* *





LECAVE SE REBIFFE - 27 SEPTEMBRE 1961
87 055 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 21 763 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 932 830 ENTREES
* * * *






UN SINGE EN HIVER - 11 MAI 1962
70 025 ENTREES EN 4 SALLES
MOYENNE 17 056 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 760 493 ENTREES
* *





MELODIE EN SOUS SOL - 3 AVRIL 1963
82 610 ENTREES EN 3 SALLES
MOYENNE 27 536 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 967 656 ENTREES
* * * *






LE TONNERRE DE DIEU
- 8 SEPTEMBRE 1965
78 922 ENTREES EN 7 SALLES
MOYENNE 11 274 ENTREES
6 SEMAINES N°1
TOTAL 965 638 ENTREES
* * * * * *






DU RIFIFI A PANAME - 4 MARS 1966
95 630 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 19 126 ENTREES
3 SEMAINES N°1
TOTAL 509 953 ENTREES
* * *






LE SOLEIL DES VOYOUS - 31 MAI 1967
48 580 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 9 716 ENTREES
2 SEMAINES N°1
TOTAL 509 953 ENTREES
* *





LE PACHA - 13 MARS 1968
80 140 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 16 028 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 487 612 ENTREES
*






LE TATOUE - 18 SEPTEMBRE 1968
80 040 ENTREES EN 5 SALLES
MOYENNE 16 008 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 532 712 ENTREES
* * * *



LE CLAN DES SICILIENS - 3 DECEMBRE 1969
104 287 ENTREES EN 7 SALLES
MOYENNE 14 898 ENTREES
4 SEMAINES N°1
TOTAL 1 056 989 ENTREES
* * * *




LE TUEUR
- 24 FEVRIER 1972
76 786  ENTREES EN 13 SALLES
MOYENNE 5 906 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 197 680 ENTREES
*




VERDICT
- 11 SEPTEMBRE 1974
82 050 ENTREES EN 17 SALLES
MOYENNE 4 826 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 329 996 ENTREES
*




L'ANNEE SAINTE- 21 AVRIL 1976
55 342 ENTREES EN 18 SALLES
MOYENNE 3074 ENTREES
1 SEMAINES N°1
TOTAL 326 694 ENTREES
*


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Vendredi 15 février 2008
- Publié dans : BO J. GABIN

JEAN GABIN

 

Jean  Gabin, en plus d'être mon acteur préféré,  est sans aucun doute le  plus grand acteur français de tous les temps, et peut être du monde. Il incarne à lui  seul le cinéma français.
Né en 1904,  il se forme dans  des cabarets , des théatres et apprend à chanter, danser, jouer . Dès les années 30 il devient l' acteur préféré des réalisateurs et la liste de ses succès représente la moitié des chef-d'oeuvres du cinéma français d'avant guerre. Le box office n'existait pas avant guerre, mais sans aucun doute il pulvérisa de nombreux records, c'était la star absolue du cinéma.  Pour rappel il a tourné quelques oeuvrettes  telles :  "Pépé  le Moko" "la Bandera"  "Golgotha" "les bas fonds" "La belle équipe" "la Grande Illusion" "Quai des brumes"  "la bête humaine""le jour se lève" "remorques" "gueule d'amour".  Bref, une liste à faire pâlir n'importe quel acteur.
Durant la guerre, il est en exil volontaire aux Etats-Unis, et met sa carrière cinématographique entre parenthèse.
De retour en France, il a 42 ans, ses cheveux sont blancs, et il a pris un petit coup de vieux. Il n'est plus la star du cinéma qu'il était..
Malgré la légende, Gabin n'était pas oublié. Certes il lui a fallu attendre 1949 pour retrouver un rôle après" Martin Roumagnac"mais Il était une vedette comme les autres, et il tournait quand même beaucoup de films qui eurent du succès. Seulement ces cachets n'étaient pas les mêmes et les producteurs en profitaient bien.
A 50 ans, il retrouve le chemin du succès  avec "Razzia sur la Chnouf" , son personnage à changé, il est d'âge mûr, il représente la force tranquille. Son jeu est dépouillé, il n' a plus d'artifices, il est lui-même, il ne surjoue pas, il joue juste. Qu'importe le film, le scénario, bien qu'il se sente plus rassuré quand c'est Audiard qui lui pond les dialogues ou Gilles Grangier qui filme.
Sa seconde carrière sera une collection de succès assez  impressionnante, même si ces films ne sont pas les chefs d'oeuvres d'avant guerre, ils représentent en tout cas le cinéma populaire tel que l'on ne le fait plus! La légende meurt en 1976.


MARTIN ROUMAGNAC

18 DECEMBRE 1946

  MARTIN-ROUMAGNAC.jpg
 

Réalisation

Georges LACOMBE

Scénario

Georges LACOMBE / Pierre VERY

Directeur de la photographie

Roger HUBERT

Musique

Marcel MIROUZE

Production

Alcina

Distribution

 

Durée

95 minutes

Blanche Ferrand

Marlène DIETRICH

Martin Roumagnac

Jean GABIN

Jeanne Roumagnac, sa sœur,

Margo LION

M de Laubry

Marcel HERRAND

Le jeune surveillant

Daniel GÉLIN

 

Blanche Ferrand, une aventurière d'origine australienne, vit en exil au fin fond de la province française avec son oncle, qui tient un magasin de graineterie. Elle espère épouser un riche consul, M. de Laubry, dont la femme est gravement malade. Elle rencontre un entrepreneur de maçonnerie, Martin Roumagnac, qui tombe éperdument amoureux d'elle. Il lui construit une somptueuse maison de campagne pour abriter leur idylle. Leur liaison dure jusqu'à la mort de la femme du consul. Celui-ci, qui a fermé les yeux jusqu'à présent sur les amours de Blanche, met la jeune femme en demeure de rompre avec Martin. Cependant, les affaires de ce dernier périclitent. Persuadé que sa maîtresse est décidée à le quitter, il l'étrangle et met le feu à la villa qu'il avait fait aménager pour elle. Au cours du procès qui s'ensuit, Martin découvre qu'elle n'avait cessé de l'aimer et se laisse aller au désespoir, ce qui ne manque pas d'impressionner les jurés en sa faveur. Il est acquitté, faute de preuves. Mais peu après le verdict, il sera abattu par un surveillant de collège, admirateur de Blanche, qui avait acquis la preuve de sa culpabilité.

Il aura fallu que le film soit disponible en vidéo pour que la légende concernant ce film s’estompe : Non, ce n’est pas un mauvais film et qui plus est ce n’est pas l’échec commercial que la légende a prétendu. Certes, au sortir de la seconde guerre Mondiale, l’absence de Jean GABIN sur les écrans lui a été préjudiciable. Il a la quarantaine et surtout il est l’amant de Marlène DIETRICH depuis leur séjour aux USA. Le couple vit une belle histoire, et, cela peut paraître assez incroyable Marlène la dévoreuse d’hommes (et de femmes) semble être particulièrement amoureuse du frenchie. Revenu en France, il désire présenter à son aimée, la belle maison qu’il s’est acheté en Normandie avant la guerre. Elle, cela peut sembler étrange, ne rêve que de lui préparer de bons petits plats dans cette maison. Hélas, une bombe a explosé la demeure durant la guerre. Ce n’est pas grave, GABIN fait construire pour la belle, une maison digne d’Hollywood. Pendant les travaux, ils s’installent à  Dreux, où ils rencontrent Marcel CARNE qui leur présente son nouveau projet qu’il a écrit pour eux avec son complice Jacques PREVERT. En effet ces « portes de la nuit » est l’adaptation d’un ballet de Jacques PREVERT, « le rendez-vous ». Pénibles sur les bords, le couple fait écrire et réécrire le scénario, jusqu’à Marlène quitte le navire, suivie rapidement par GABIN, qui a trouvé un producteur pour « Martin Roumagnac » dont il a acquis les droits. Le tournage du film se passe dans une très belle ambiance, et le couple donne tous les signes de bonheur. Gabin appelle Marlène « la grande » devant tous les techniciens. Le dernier jour de tournage, le décorateur Wakewitch et ses assitants ont aménagé un coin du plateau avec une banderole « God bless you, Marlène ». Emue, Marlène est en larme et embrasse tout le monde longuement. L’équipe le sait, Marlène doit rejoindre les Etats-Unis le lendemain, et à priori Jean GABIN restera en France… Daniel GELIN se souvient que l’étreinte entre Marlène et GABIN fut particulièrement émouvante et electrique. Il souline le bruit de la main de GABIN qui froisse le satin de la robe de Marlène en lui tapotant les fesses. Le film entre dans une longue période de postproduction, il est mixé, remixé…le sort le 18 décembre 1946, alors que les portes de la nuit est sorti deux semaines plus tôt. Il est probable que la critique ne fut pas tendre avec le film, et que peut être, Marcel CARNE, revanchard n’y fut pas étranger. Le film fonctionne pourtant très bien, près de 2.5 millions ce n’est pas rien, même en 1946. Le film est un drame correctement interprété, en particulier par Marlène. Durant longtemps, le film est resté invisible et la légende a fait croire que c’est GABIN lui-même qui a racheté la dernière copie existante. Heureusement aujourd’hui, tous les GABIN sont visibles, grâce à la restauration des films du patrimoine Français. Certes, « les portes de la nuit » a très très bien fonctionné, mais « Martin ROUMAGNAC » également, et ce n’est pas un mauvais film. GABIN n’est sans doute plus le numéro un de la profession, mais les producteurs vont en profiter pour l’embaucher à des tarifs inférieurs à ce qu’il percevait avant guerre.         

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

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542 917

COTE DU SUCCES

* * *

 

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Vendredi 15 février 2008
- Publié dans : BO J. GABIN
AU DELA DES GRILLES
 NOVEMBRE 1949



De René CLEMENT avec Isa MIRANDA

Ça n'est pas parce qu'il est arrivé à bon port que Pierre débarque à Gênes du cargo " Flora " : c'est, plus prosaïquement, parce qu'il souffre d'une terrible rage de dents. En réalité, Pierre serait volontiers resté à bord, à l'abri de la police qui le cherche pour l'assassinat, en France, d'une femme qui le trompait. Une petite fille, Cecchina, conduit le fugitif chez un dentiste à la porte duquel il se fait voler son portefeuille. Désemparé, Pierre se réfugie chez Marta, la mère de la fillette, serveuse dans un restaurant et dont le mari, Manfredini, vient périodiquement la relancer - ils sont séparés - et réclamer la garde de Cecchina. C'est en prenant la défense de Marta que Pierre se rend compte qu'il éprouve pour la jeune femme plus que de la sympathie. Aussi retrouve-t-il spontanément le chemin du domicile de Marta lorsqu'il aura, en vain, tenté de franchir les grilles qui interdisent l'entrée du port. Ce sentiment naissant entre Pierre et sa mère rend jalouse Cecchina qui aide donc son " rival " à regagner le " Flora " mais, contre son attente, Pierre revient avec sa valise, décidé à rester auprès de Marta. Le voleur qui a dépouillé Pierre de son portefeuille a été arrêté et la police retrouve aisément la trace du fugitif. Cecchina tente de l'avertir en couvrant les murs d'inscriptions qu'il ne devrait pas manquer de lire à son retour de la plage où il a passé la nuit avec Marta. Mais Pierre ne voit rien et se fait cueillir par la police.

Bon film de René CLEMENT que l'on a quand même connu plus inspiré.
Gabin n'est plus la star d' antan, ce qui ne l'empêche pas de jouer son rôle avec le professionnalisme qui le caractérise.
Le film est quand même un bon succès, à défaut d'être un énorme succès.

BOX OFFICE FRANCE :  2 018 745
BOX OFFICE PARIS     :      457 067
COTE DU SUCCES : *  *  * 

Ce n'est seulement  que  le deuxième film de Gabin depuis  la libération. Les producteurs ne font plus appel à lui, cependant il garde l'amour du public, il va falloir qu'il rame encore un petit peu, même si le temps devait être long pour lui, durant sa relative traversée du sésert.
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Vendredi 15 février 2008
- Publié dans : BO J. GABIN

POUR L’AMOUR DU CIEL

(E’ PIU FACILE CHE UN CAMELO)

14 FEVRIER 1951

 

  AMOUR-DU-CIEL.jpg

Réalisation

Luigi ZAMPA

Scénario

Cesare ZAVATTINI

Directeur de la photographie

Carlo MONTUORI

Musique

Nino ROTA

Production

SN PATHE/CINES

Distribution

PATHE

Durée

82 minutes

Carlo Bacchi

Jean GABIN

Amedeo Santini

Julien CARETTE

Margo Bacchi

Mariella LOTTI

 

 

Riche homme d’affaires ayant fait fortune dans les cuirs et peaux, Carlo Bacchi, qui donnait une grande réception chez lui pour son anniversaire, est renversé et tué par un camion en rentrant de l’aéroport. Le juge céleste devant lequel il comparaît lui annonce qu’il doit aller en enfer. Révolté par cette décision, Carlo apprend qu’il a été un mauvais mari en trompant sa femme Margo, un mauvais père délaissant sa fille Luisa, un mauvais patron pour s’être désintéressé du sort de ses ouvriers, et qu’il a fait, en outre, le désespoir d’un inconnu nommé Santini.
En se défendant avec véhémence, Carlo obtient douze heures de sursis pour réparer ses torts et sauver son âme. Il se relève donc indemne devant la foule médusée qui vient d’assister à son accident et, dès lors, n’a de cesse de retrouver Santini. Sa famille le croit fou lorsqu’elle le voit convoquer d’urgence les représentants du personnel de son usine à qui il annonce l’abandon des trois-quarts de ses parts à ses ouvriers. Puis il apprend que le nommé Santini a tenté de se suicider la même nuit après avoir été licencié de son emploi d’huissier parce qu’il n’avait pas les moyens de s’acheter une nouvelle paire de chaussures, et se rend à son chevet à l’hôpital. Décidé à faire son bonheur à tout prix, il finit par lui acheter un hôtel particulier. Mais Santini veut aussi que sa nièce, Maria, quitte Nanni, le plombier qu’elle aime, pour épouser un noble, le duc de Sorino. Constatant finalement que Santini n’est jamais satisfait de son sort, Carlo refuse d’aller contre le désir de Maria et met le duc à la porte. À nouveau écrasé par une voiture, il apprendra par le juge suprême que c’est ce dernier acte qui lui vaut son salut car il est écrit dans les Évangiles que « celui qui voudra se perdre se sauvera ».
 

Traversant une période relativement difficile, Jean GABIN décide d’aller respirer l’air de Cinecitta qui est devenu le studio le plus important d’Europe. Les films sortent à la chaîne, dont ce « pour l’amour du ciel » qui n’aurait pas spécialement d’intérêt sans la présence de l’acteur. Il n’est pas rare que le cinéma explore le thème évoqué dans ce film. Un défunt revient sur terre pour réparer ses erreurs et gagner ainsi sa place au Paradis. Le film pourrait un mélo insipide, mais GABIN, qui n’ a pas encore endossé son costume de Patriarche ou de gangster est encore capable de retrouver la gouaille de ses jeunes années. Témoin cette scène où GABIN, en toute hypocrisie, tente d’implorer la clémence de « la » juge Céleste dans un plaidoyer assez comique. Bref, le film ne tient que sur sa personne, mais n’impressionne pas réellement le public Français. Le résultat n’est pas très brillant pour GABIN, et le film sera longtemps un des oubliés de sa filmographie. En plus le film est platement réalisé. Il tournera quatre films en Italie, certainement pas les meilleurs. Il remontera sur les planches entre deux films en attendant un retour à des jours meilleurs.  

 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

 

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*

 

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Vendredi 15 février 2008
- Publié dans : BO J. GABIN


VICTOR
JUIN 1951



Encore un film quasi-inconnu de GABIN. Décidemment l' acteur cachetonne  et  est très loin de ses réalisations  d'antan,  Pépé le Moko s'est perdu dans le désert.  L'acteur est-il définitivement un has-been? Il doit certainement le penser.

 
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COTE DU SUCCES :  * *



LA NUIT EST MON ROYAUME
1er AOUT 1951


 
De Georges LACOMBE avec Simone VALERE

Mécanicien de locomotive, Raymond Pinsard vient d'être brûlé au visage par un jet de vapeur. Devenu aveugle, il est rassuré par le docteur Vaugeois, qui promet de l'opérer dans quelques mois. On le décore de la Légion d'Honneur. Bien que soutenu par sa mère, sa soeur Gerrnaine et son beau-frère Julien, Raymond se laisse aller au découragement. Ses relations avec sa fiancée Simone deviennent difficiles. Pour l'aider, le docteur Vaugeois lui présente Soeur Gabrielle, une religieuse qui est en train de perdre la vue et qui s'occupe d'un centre de rééducation pour aveugles. Soeur Gabrielle lui fait rencontrer Jean Gaillard, un réparateur de radio très actif malgré sa cécité et dont l'optimisme est d'un grand réconfort. Devenu pensionnaire du centre. Raymond, qui s'est détaché de Simone, s'éprend de Louise Louveau, une jeune aveugle de naissance qui donne des cours de braille. Mais Louise est courtisée par un " voyant". Lionel Moreau, l'économe du centre. Jaloux de l'intérèt que Louise semble porter à Raymond, Lionel se dispute violemment avec lui au cours de la fête annuelle du centre et lui révèle alors que sa cécité est incurable. Désespéré. Raymond tente de se suicider en se jetant sous un train. Il est sauvé par Julien. Louise comprend lit lâcheté de Lionel et rompt avec lui, Soeur Gabrielle. désormais aveugle elle aussi, convainc Raymond de revenir au centre où il suivra les cours de braille de Louise

Alors qu'il ne devait plus y croire lui-même, l'acteur rencontre enfin un succès public avec ce film de Georges LACOMBE.  L'acteur a vieilli  et  c'est un peu un nouveau personnage qui est donné au public.  Dans ce bon mélo, l'acteur a la force tranquille  dévoile son talent.  Avec ce film, l'acteur voit de nouveau la lumière ....

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COTE DU SUCCES :  *  * *

 
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Vendredi 15 février 2008
- Publié dans : BO J. GABIN
LA VERITE SUR BEBE DONGE
21 FEVRIER 1952




De Henri DECOIN avec Danielle DARRIEUX  ( AGDC )

François Donge est un riche industriel provincial, solide et bien établi dans la vie. Amateur de femmes, on pourrait le croire blasé, lorsqu'il rencontre à Paris une jeune fille qui lui plait et qu'il aborde en vain, De retour chez lui, il a la surprise de retrouver la charmante inconnue. Mieux encore. Élisabeth d'Onneville est la soeur de Jeanne, fiancée de Georges Donge, le propre frère de François. François, l'égoïste, François, l'homme des passades, est subjugué par la fraîcheur d'Elisabeth. Une marieuse, Madame d'Ortemont, spirituelle et autoritaire, prend les choses en mains : le même jour, les deux frères Donge épouseront les deux soeurs d'Onneville. Dix ans passent, François vient d'être emmené d'urgence à la clinique, soi-disant empoisonné par des huîtres comme l'affirment la famille, le médecin et même la presse locale. En réalité empoisonné par sa femme, cette Bébé, qui devant ce début d'agonie demeure froide et impénétrable. François lutte contre la mort le juge d'instruction et le parquet ne peuvent agir et le moribond tente de retrouver l'image de la tendre Elisabeth et la promesse du bonheur à deux entrevues autrefois. La jeune femme a été mise rapidement en face de la réalité alors qu'elle poursuivait ses rêves. Avertie par un indice, elle a questionné François. Cyniquement celui-ci a reconnu les faits : non, il n'esquive aucune rencontre, même facile, même vulgaire. C'est ainsi qu'il a pris pour maîtresse la femme du docteur Jalabert qui a pu obtenir ainsi des subventions pour cette clinique où François meurt aujourd'hui. Un professeur appelé à son chevet veut tenter une grave opération. François y consent, il veut reconquérir sa femme que, seule, il a vraiment aimée. Mais tout est fini pour Elisabeth. En ce jour d'anniversaire, elle voit arriver le commissaire. François Donge est mort, la justice s'affaire.

Enfin GABIN a retrouvé la confiance des producteurs après son dernier succès et il retrouve  des scénarios un peu plus consistants.  Henri DECOIN  très bon réalisateur  réalise solidement ce film ou GABIN  rencontre la grande Danielle DARRIEUX dans ce très bon drame, typique des années 50.
Le film marche moyennement mais qu'importe, le train du succès est en marche et l'acteur ne compte pas le quitter de sitôt.

BOX OFFICE FRANCE :  1 249 698
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité :  89 718
BOX OFFICE PARIS toutes exclusivités :  343 328
1ère semaine  PARIS  :  21 589
COTE  DU SUCCES  :  *   *  



LE PLAISIR
28 FEVRIER 1952




De MAx OPHULS (film à sketches) avec Pierre BRASSEUR, Daniel GELIN, Danielle DARRIEUX
I) Le Masque - Ancien séducteur, un vieillard court les Palais de la Danse, son visage ridé couvert d'un masque de jeune homme; victime d'une attaque en plein bal, il est ramené par un docteur chez son épouse résignée. II) La Maison Tellier - Des pensionnaires d'une maison close, sous la conduite de leur patronne, la digne Madame Tellier, sont invitées à une première communion à la campagne. Le silence champêtre, la ferveur des communiantes, le souvenir de leur enfance les plonge dans un bain de pureté et d'émotion, qui se communique à tout le village. III) Le Modèle - Un couple de jeunes artistes s'aime à la folie... jusqu'au jour où la lassitude s'installe. Il s'enfuit, elle menace de se jeter par la fenêtre, il ne la croit pas, elle s'exécute... Pour réparer, il l'épouse, alors même qu'elle est paralysée à vie. Un narrateur commente chacune de ces histoires et en tire la morale : si le plaisir est chose facile, le bonheur assurément n'est pas gai...

Dans les années 50 et 60, le film à sketches rencontrait un vif succès. C'était l'occasion de réunir un parterre de vedettes avec des périodes de tournage plus courtes.
Jean Gabin joue dans la partie deux. Le film rencontre un succès moyen en France mais marche très honnetement à Paris. Il confirme que Gabin fait de nouveau partie des vedettes du cinéma français d'après guerre après 6 ans difficiles.
BOX OFFICE FRANCE :  1 216 723
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1ère semaine  PARIS  :  60 190
COTE  DU SUCCES  :  *   *  


LA MINUTE DE VERITE
30 OCTOBRE 1952



De Jean DELANNOY, dialogues de Henri JEANSON avec Michèle MORGAN ( Gaumont)

Marié à Madeleine qui poursuit de son côté un métier de comédienne, le docteur Pierre Richard est appelé au chevet d'un jeune peintre, Daniel Prévost, qui vient de tenter de se suicider par le gaz. En lui donnant les premiers secours, il découvre à son chevet la photo du moribond en compagnie de Madeleine, tendrement enlacés... Le soir même, Pierre demande des explications à sa femme. Oui, elle a connu Daniel huit ans plus tôt, au cours d'une fête donnée pour la centième d'une pièce dont elle était l'interprète. Mais ce n'est qu'une année auparavant, en apprenant que son mari était l'amant de son infirmière, madame Meunier, qu'elle est devenue la maîtresse de Daniel. Pierre, lui, n'accordait jamais d'importance à ses liaisons personnelles. Daniel, par contre, a insisté pour que Madeleine divorce afin de l'épouser. Mais la jeune femme a compris alors qu'elle aimait vraiment son mari et que sa vie familiale avait énormément d'importance pour elle. C'est pourquoi elle a rompu. Un coup de téléphone vient apprendre à Pierre que Daniel vient de succomber à l'hôpital. La nuit s'achève. Et avec elle cette minute de vérité au cours de laquelle se sont affrontés Pierre et Madeleine. Cette mort va-t-elle marquer pour eux une renaissance ?

Les historiens estiment que c'est avec " touchez pas au grisbi" que Gabin a faait son grand retour, pour ma part je pense que c'est avec "la minute de vérité" que la deuxième carrière de GABIN explose. Il est aidé en cela par une grand équipe: Jean DELANNOY, solide auteur dramatique  secondé par le grand Henri JEANSON.  Jean DELANNOY  amène Michèle MORGAN, la plus grande vedette féminine dans les années 50, avec lui. Cette belle dramatique  tape fort dès sa sortie en frôlant la barre des 100 000 entrées intra muros et casse la concurrence.

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
 
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