LIEN DE PARENTE
19 mars 1986
De Willy RAMEAU avec Serge UBRETTE et Anouk FERJAC
Un vieillard hirsute, chapeau mou et cravate au vent, attend le ferry-boat. A Londres, il se rend au bureau d'une assistante sociale. C'est là que Victor Blaise, vieux paysan du sud de la France, apprend qu'il a un petit fils dont il est le seul parent. Non seulement Clément est un jeune délinquant, mais, de surcroît, il est noir car sa mère était jamaïcaine. Double raison pour Victor de refuser la garde du garçon. Dans ce cas, il ira donc en maison de correction. Alors Victor préfère le ramener en France. L'irruption de l'adolescent habitué à vivre dans la rue, bouleverse la vie de Victor et aussi celle de tout le village. Dans l'unique rue de celui-ci, il y a le bistrot où l'on se retrouve souvent, et surtout l'épicerie-droguerie tenue par Armand. Sa fille Cécile est plus ou moins liée à Lucien, une petite brute dont les instincts racistes sont réveillés par l'arrivée de Clem et l'attirance qu'il exerce sur la jeune fille. Il y a aussi les voisins de Victor, les Guérin: un scientifique devenu alcoolique, et sa femme, dont la principale activité est d'observer ce qui se passe chez Victor. L'Allemand Werner, aux penchants homosexuels, prend Clem sous sa protection et l'aide à réparer une vieille moto. Clem se fait renvoyer du lycée technique et commet divers larcins dans des supermarchés, mais, finalement, tout cela n'est pas pour déplaire à Victor. Cependant chacun a son orgueil et les rapports du grand-père et du petit-fils sont fait de coups de gueule et de silences haineux. Quelquefois, aussi, il y a de la tendresse. Le vieillard solitaire et l'enfant de la rue découvrent ce qu'est l'affection. Et le jour où Victor a une attaque, Clem s'occupe de lui comme de son enfant. Il lui propose même de l'emmener finir ses jours à Venise. Mais Clem découvre que le vieux n'est pas aussi infirme qu'il le montre. C'est ensemble qu'ils décident de rester à la ferme.
Dernier film avec l'acteur en tête d'affiche, celui-ci ne rencontre qu'un tout petit succès d'estime malgré de bonnes critiques. L'acteur est toujours altier, malgré son âge et sa performance d'acteur est toujours excellente. Jean MARAIS entre expoitions et théatre est toujours actif, il n' a rien perdu.
BOX OFFICE FRANCE: 20 000 (estimation)
BOX OFFICE PARIS 88 141
1ère semaine Paris : 8 071
LES ENFANTS DU NAUFRAGEUR
19 février 1992
De Jérome FOULON avec Brigitte FOSSEY et Jacques DUFILHO
Ils sont huit. Huit enfants terriblement heureux de vivre sur leur belle île natale, et qui n'ont surtout pas envie de la quitter. Et n'hésitent pas à fainéanter à l'école, pour retarder le plus longtemps possible le moment de poursuivre leur scolarité sur le continent. Leur amie, leur idole, c'est Martha. La vieille dame qui sait si bien leur conter les aventures de son amour défunt, le naufrageur, durant la dernière guerre. Mais un soir où un navire fait naufrage, Martha est retrouvée morte, gisant au pied de son escalier. Les enfants ne peuvent croire que le décès est accidentel, d'autant plus que les économies de leur amie ont disparu. Ils vont mener l'enquête, au grand dam des habitants de l'île qui craignent que des rumeurs ne jettent le discrédit sur la région. Les adultes mettent des bâtons dans les roues des jeunes détectives, et espèrent bien qu'Hélène, institutrice fraîchement débarquée, saura les ramener fermement dans le droit chemin. Mais Hélène, d'ennemie jurée, devient la plus fidèle alliée des enfants. C'est ensemble qu'ils vont démêler l'écheveau, découvrir qui a dérobé l'argent de Martha, et l'événement qui a involontairement entraîné sa mort. Un secret qu'ils recueilleront de la bouche même de Marc-Antoine, le naufrageur, pas mort comme Martha l'avait cru des années durant. Un secret qui les mènera également au trésor du naufrageur.
Joli petit film pour enfants, qui malgré la cible visée ne rencontre qu'un petit succès. Faut dire que la distribution doit refroidir un peu l'audience.
BOX OFFICE FRANCE: 146 577
BOX OFFICE PARIS 45 000 (estimation)
1ère semaine Paris : 13 870
LES MISERABLES
22 mars 1995
De Claude LELOUCH avec Jean-Paul BELMONDO
Jour de l'an 1900. Un bal splendide. L'un des danseurs, le Comte apprend qu'il est ruiné. Il part avec son chauffeur et se suicide. Le chauffeur, Henri Fortin, est accusé de meurtre. Il est condamné au bagne. Sa femme et son fils se réfugient dans une auberge à Arromanches. Fortin fait plusieurs tentatives d'évasion : le seconde échoue et il meurt. Sa femme, Catherine, a été contrainte de se prostituer : apprenant la nouvelle de sa mort elle se suicide. Le jeune Fortin devient boxeur. Plus tard, il abandonne la boxe, car il est escroqué par son manager. Analphabète, il est fasciné par les Misérables. Fortin est devenu déménageur. Au début de la guerre, il déménage les Ziman vers la Normandie. Ils sont dénoncés et demandent à Fortin de les emmener dans le Jura. Pendant tout le voyage, Ziman explique les Misérables à Fortin. Au retour, il est intercepté par un milicien qui les soupçonne de transporter des Juifs et le fait tuer. Mais le passeur a vendu les juifs aux Allemands. Ziman est blessé, et sa femme est faite prisonnière et le garde pour son argent. Pendant ce temps, Fortin est entraîné à participer aux exploits d'une bande de gangsters qui travaillent pour la gestapo. Il n'aime pas cela et décide de passer à la résistance. Il permet le débarquement en Normandie. Les deux geôliers de Ziman s'entretuent, il peut s'échapper. Mais les anciens complices de Fortin le rejoignent. Il les bat, mais il est arrêté par l'ancien milicien devenu policier. Celui-ci se suicide et Fortin est accusé. Au procès, il est défendu par Ziman. Enfin tout le monde est réuni.
Grand foutoir à la Lelouch, film bâti sur plusieurs époques, c'est l'occasion de voir Jean MARAIS en Myriel. Plus que la valeur de ce petit rôle, c'est l'émotion de voir enfin JP BELMONDO et Jean MARAIS, réunis dans un même film. Au-delà du rôle, c'est un peu le père qui a vu le fils prendre sa place d'acteur de films d'actions dans les années 60.
BOX OFFICE FRANCE: 1 001 977
BOX OFFICE PARIS 217 063
1ère semaine Paris : 72 116
BEAUTE VOLEE
16 mai 1996
De Barnardo BERTOLUCCI avec Liv TYLER
Après le suicide de sa mère, Lucy Harmon quitte les États-Unis pour la Toscane. Elle y retrouve le peintre Ian Grayson et sa femme, Diana, anciens amis de sa mère. Officiellement, elle doit faire exécuter son portrait par Grayson à la demande de son père. Mais elle veut surtout retrouver Nicolo Donati qui lui donna son premier vrai baiser quatre ans plus tôt et qu'elle n'a jamais oublié bien qu'il ait cessé de lui écrire. Son objectif est aussi de percer le mystère du dernier poème de sa mère qui suggère que son vrai père n'est pas celui qu'elle a toujours considéré comme tel. Lucy confie à Alex Parrish, écrivain malade qui se sait condamné, qu'elle est encore vierge. Alex trouve une nouvelle raison de vivre dans le fait d'accompagner son initiation. Jusqu'au jour où croyant, à tort, qu'elle a sauté la pas, il renonce à sa lutte contre la mort.
Copyright Bibliothèque du film, 1996
Film insignifiant que Bertolucci à des années lumières du "Dernier tango" ou même du très chiant et académique "dernier empereur", ce film se crashe car le réalisateur a mal jugé le (petit) potentiel de (l'ex) starlette Liv TYLER.
L'occasion de voir une dernière fois, Jean MARAIS au cinéma.
BOX OFFICE FRANCE: 184 721
BOX OFFICE PARIS 73 363
1ère semaine Paris : 34 876
Jean MARAIS continue de jouer au théatre, de sculpter, de peindre. Il ne le sait pas (ou ne veut pas l'admettre) mais ses amis savent qu'il est atteint d'un cancer qui va doucement le gagner. Courageux jusqu'au bout l'acteur va tenter de continuer de jouer au théatre. Devenu un peu irrascible avec ses amis, il attrape un mauvais rhume en restant sous la pluie un soir en sortant de répétitions. Emmené à l'hôpital il décède sereinement le 8 novembre 1998 à presque 85 ans. Le cinéma perd l'une de ses plus grandes stars. Comme d'habitude, sa succession sera entachée, par "l'amour" d'un fils adoptif qui ne s'est fait rappeler à la mémoires de ses vrais amis en mettant sous scellée tous les documents personnels de l'acteur. Bon, c'est comme cela....
Jean MARAIS fait partie de ses rares acteurs qui ont attiré plus de 100 millions d'entrées dans les salles, une vrai superstar.
A tout jamais Le Capitan, Le Bossu, la Bête et Fantômas, Jean MARAIS ne sera jamais oublié et restera dans nos mémoires, ce héros virevoltant de notre enfance.
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