007'S BLOG

Rechercher

Texte Libre


Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


Nombre de pages vues :   765 000
Nombre de visiteurs     :   162 000

Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO
Jean-Paul BELMONDO, né en 1933 ne se prédisposait  pas au cinéma. Passionné de théatre,  il n'a cependant reçu que des accessits  lors de son passage  au Conservatoire  De l' avis général, cet acteur doué, fils d' un sculpteur , méritait mieux tant son talent était éclatant. D'allure sportive et dilletante, il  cache cependant une grosse capacité de travail, qui connait ses textes par coeur et qui dépense son énéergie sans compter. De plus, à l'époque les prix aux conservatoire se décernaient à l'aide d'un tirage de boules noires ou blanches, système onscur s'il en est.... Sa bonne humeur attire l'amitié de quelques réalisateurs qui ccernent le potentiel de l'acteur, pourtant ses débuts au cinéma seront laborieux, tant et si bien qu'il voudra abandonner ses ambitions au profit du théatre.
Marc Allégret le remarque, et lui offre un petit rôle aux cotés de Bourvil, dans" Un drôle de dimanche " en 1958, de cette collaboration Belmondo retiendra l'humilité de Bourvil qui lui servira de modèle.
Marcel CARNE pense à lui pour tourner dans " les tricheurs" en 1958 et qui sera un des tops du BO en cette année. Au dernier moment se seront Laurent TERZIEFF et Jacques CHARRIER qui obtiendont les premiers rôles. En effet, en 1958 ce type d'acteurs au physique classique prime  sur Belmondo qui en dehors d'un charisme certain , n' a pas le physique de Gérard PHILIPPE. Il obtiendra donc un petit rôle dans ce film.  Ce qui ne sera plus le cas peu de temps après, c'est le moins qu'on puisse dire  (qui se souvient de Jacques CHARRIER aujourd'hui??)
Entretemps , Belmondo rencontre Jean Luc GODARD. Cette rencontre est fraîche, même si  GODARD se montre intéressé par le jeune acteur pour un de ses prochains films. Belmondo pense que Godar d est bien bizarre et qu'il ne cherche  qu' à l'empapaouter, la rencontre est donc sans suite...pour le moment.
Bébel est marié et père de  famille, et il faut faire bouillir la marmite. Entre ses projets de  théatre il accepte des petits rôles, qui le dégoutent plus du  cinéma qu'autre chose.
Il tourne avec Henri VIDAl "Mademoiselle Ange" en 1959, l'entente est parfaite entre les deux acteurs, mais Henri VIDAL meurt peu après le tournage, Belmondo est très affecté.  Il faut signaler que bien que tourné chronologiquement  avant " A bout de souffle " celui-ci sortira après.
Il tourne " a double tour" de CHABROL, l'ambiance est  excellente, et  le film obtient un résultat  modeste, mais l' acteur se fait remarquer, même  si la critique lui cole une étiquette de jeune anar au physique étrange....
Alors que les affaires ne vont pas très bien, Belmondo vit des aides financières de son père pour faire vivre sa famile; il rencontre  Jean Luc GODARD  sur les Champs ELysées par hasard, les deux hommes discutent; et Godard lui apprend qu'il va faire un film différent, filmé pratiquement en live, où l'improvisation serait reine. Pendnat qu'il y est Belmondo accepte. Le destin vient de choisir une nouvelle star du cinéma.


 


A BOUT DE SOUFFLE

 16 MARS 1960

 

 

 

Réalisation

Jean-Luc GODARD

Scénario

Jean-Luc GODARD

Directeur de la photographie

Raoul COUTARD

Musique

Martial SOLAL

Production

Georges de BEAUREGARD

Distribution

Impéria

Durée

89 minutes

Tournage

17 août 1959/ 15 septembre1959

Michel Poiccard / Laszlo Kovacs

Jean-Paul BELMONDO

Patricia Franchini

Jean SEBERG

Carl Zubart

Roger HANIN

 







 


Un blouson noir, type de révolté et d'asocial, vient de voler une voiture sur la Côte-d'Azur. Arrogant et fier de sa prouesse, il s'enfuit à toute allure, le pied à fond sur l'accélérateur. Poursuivi par des policiers, il s'enfonce dans un bois longeant la route et tue le policier qui allait l'appréhender. Revenu à Paris, il traîne sa révolte et son insolence sur les Champs-Elysées où il retrouve une jeune étudiante américaine qui vend chaque soir le « New York Herald Tribune » pour vivre. La fille se laisse entraîner par cet assassin séducteur et, gardant le souvenir de nuits antérieures, le retrouve dans sa chambre. Dans un dialogue bavard et très grossier, ces jeunes expriment leur dégoût de la vie, leur angoisse et leur seul souci de jouissance physique. L'un et l'autre veulent savoir s'ils s'aiment. Pour le garçon, il faut « coucher » pour s'aimer. Pour la fille, il faut aimer pour « coucher ». Tandis que la radio suggère de « travailler en musique », les ébats amoureux du jeune couple se cachent sous un drap symbolique. Le matin se lève ; par un chaud soleil d'été, les jeunes amants se promènent dans Paris. La jeune étudiante va s'acheter une jolie robe. Le partenaire, traqué par la police dont les mailles du filet se resserrent, sait qu'il va vers la fin de cette liberté provisoire, et vers cette mort et ce néant qu'il aime et redoute. Menacée dans sa sécurité d'étrangère résidant à Paris, l'étudiante américaine livrera à la police cet être grossier et déconcertant qu'elle commence à aimer. Cerné par la police, il meurt sur la voie publique, atteint par une balle au moment ou il tentait de fuir. Son dernier mot sera « dégueulasse » en regardant celle qui l'a trahi.



Film légendaire,même si sa légende dépasse sa qualité intrasèque, il change la face du cinéma français, c'est ce que l'on appellera la nouvelle vague, et Belmondo ainsi que Jean SEBERG y seront associés. Si le résultat est modeste, le film passe durant des années dans les salles d' Art et Essais, le film est connu dans le monde entier, et la critique est unanime et crie au "chef d'oeuvre" ( quoique je vous recommande de le revoir pour constater que ça un peu vieilli quand même!)
Du jour au lendemain le téléphone de Belmondo  explose d' appel , en plus ce film sort un petit peu de temps après que Belmondo se soit fait remarquer à la télévision en jouant d'Artagnan . Il n y avait qu'une chaine à l'époque, et il s'était déja fait fortement remarquer.
Le passage de l'anonymat  à la reconnaissance  va être un petit peu dure à vivre, mais la reconnaissance ne fait que commencer. Il ne manquera plus qu' Belmondo qu'un gros blockbuster, il faudra attendre quelques années, mais entretemps, l' acteur jouera ses plus beaux rôles....

ENTREES France

 

2 082 760

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

810 821

 

ENTREES PARIS 1ère exclusivité

259 046

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°3

3ème semaine n°3

4ème semaine n°4

5ème semaine n°5

6ème semaine n°5

7ème semaine n°6

 

 

 

50 531

40 630

35 913

30 966

29 958

22 507

23 103

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

7

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

4

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

12 633

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 30

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –   

 

COTE DU SUCCES

* * *




Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 2 commentaires

Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO

CLASSE TOUS RISQUES

 23 MARS 1960

 

 

 

Réalisation

Claude SAUTET

Scénario

Claude SAUTET

José GIOVANNI

Pascal JARDIN

Directeur de la photographie

Ghislain CLOQUET

Musique

Georges DELERUE

Production

Robert AMON

Distribution

Cinedis

Durée

110 minutes

Tournage

7 octobre 1959/ 08 décembre1959

Éric Stark

Jean-Paul BELMONDO

Abel Davos

Lino VENTURA

Liliane

Sandra MILO

Gibelin

Marcel DALIO

 







Abel Davos, gangster condamné à mort et recherché par la police, s'est réfugié en Italie avec sa femme et ses deux enfants. Sur le point d'être retrouvé, il doit rentrer clandestinement en France. En débarquant sur une plage déserte, il est surpris par deux douaniers. Dans la fusillade, sa femme et son meilleur ami, Ferucci, sont tués. Resté seul avec ses enfants, Abel fait appel à ses amis Riton et Fargier, à Paris, qui ne peuvent venir eux-mêmes mais lui envoient un homme sûr, Éric Stark, avec une ambulance. À Paris, Abel doit se cacher, prendre des risques avec un entremetteur, Gibelin, de qui il obtient assez d'argent pour fuir en Amérique, mais qui le trahit. Abandonné par ses anciens amis, Abel doit à Stark, qui se sacrifie pour lui, de pouvoir échapper à la police et de se venger de Fargier et de Gibelin. Il laisse vivre Riton et renonce à fuir. On apprendra que, quelque temps après, il a été arrêté, jugé et exécuté.

 

CLASSE TOUS RISQUES est le premier vrai film de Claude Sautet. Celui-ci avait remarqué Lino Ventura quelques années auparavant dans TOUCHEZ PAS AU GRISBI de Jacques Becker, où il avait un petit rôle. Il fit sa connaissance en écrivant pour lui, ensuite, le scénario du FAUVE EST LÂCHÉ et c'est Ventura qui lui donna à lire le roman de José Giovanni et lui proposa de le tourner. Quant à Jean-Paul Belmondo, il n'était pas encore une vedette.
Sautet eut des difficultés à terminer son film. Les producteurs, à cause de la censure, ne voulaient pas de la fin du livre, que Sautet aimait beaucoup. Il ne voulait pas non plus que son personnage se rende à la police. Le tournage ne fut pas terminé. Deux mois après, il eut l'idée du dernier plan : Abel marche dans la foule, pendant qu'une voix off conclut : "Quelques jours plus tard, Abel Davos fut arrêté, condamné et exécuté." (les fiches du cinéma)

 

ENTREES France

 

1 725 662

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

501 745

 

ENTREES PARIS 1ère exclusivité

132 928

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°1

3ème semaine n°3

 

 

 

56 680

43 825

32 423

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

3

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

18 893

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 46

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    519 121 entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires

Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO

MODERATO CANTABILE

 25 MAI 1960

 

 

Réalisation

Peter BROOK

Scénario

Marguerite DURAS

Gérard JARLOT

Peter BROOK

Directeur de la photographie

Armand THIRARD

Musique

Anton DIABELLI

Production

Raoul LEVY

Distribution

Bayard Films

Durée

92 minutes

Tournage

 

Chauvin

Jean-Paul BELMONDO

Anne Desbaredes

Jeanne MOREAU

Pierre

Didier HAUDEPIN

 












Il ne se passe pas grand chose dans cette petite ville bourgeoise des bords de la Gironde où vit Anne Desbaredes, femme d'un riche industriel. Anne s'ennuie à mourir et son fils Pierre est à la fois son seul amour et sa seule occupation. Pierre étudie le piano et, en ce moment, une sonatine qu'il doit jouer " moderato cantabile". C'est au cours d'une de ses leçons en présence de sa mère, que retentit un cri affreux: une femme vient d'être assassinée dans le café en face de chez le professeur de piano. Voilà de quoi rompre la monotonie de l'existence d'Anne qui, en parlant du drame, lie connaissance avec Chauvin, un jeune ouvrier. Anne et Chauvin se revoient. Le jeune homme imagine les péripéties du drame, le mobile du meurtrier, sa psychologie et celle de la victime. Anne est captivée. Les jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre et Anne perd la tête. Elle quitte son domicile un soir de réception pour rejoindre celui qu'elle aime. Mais ce dernier a compris qu'une liaison entre une bourgeoise et un ouvrier est sans espoir. Il est parti et dans le café où fut assassinée une inconnue, où elle a connu et aimé Chauvin, Anne, seule, désespérée, pousse à son tour un cri affreux.

 

Peter Brook, né en 1925, est surtout connu comme un prestigieux homme de théâtre britannique. Avant de tourner MODERATO CANTABILE, Brook n'avait réalisé qu'un seul film, L'OPÉRA DES GUEUX (The beggar's opera, 1953) avec Laurence Olivier. Si le choix du livre de Marguerite Duras et celui de Jeanne Moreau pour interpréter Anne se sont imposés à Brook, celui de Jean-Paul Belmondo, par contre, incombe à la comédienne. Il semble que le jeune acteur ait accepté cette proposition plus par courtoisie que par enthousiasme. Sur le tournage, en Charente, il paraît en effet agacé par les méthodes de travail de P. Brook. Chaque fois qu'il le peut, il rentre à Paris en voiture. Au retour dune de ses nombreuses escapades, il prend à son bord Jérôme. le jeune fils de dix ans de Jeanne Moreau Un terrible accident survient dont Belmondo sort indemne; mais Jérôme semble très gravement blessé. L'enfant tiré d'affaire, le comédien dut néanmoins faire face à une violente campagne d'une certaine presse qui l'accusait d'imprudence et d'immaturité. Présenté au Festival de Cannes 1960, le film valut à Jeanne Moreau le prix d'interprétation féminine ex-aequo avec Mélina Mercouri pour son rôle dans JAMAIS LE DIMANCHE (Jules Dassin, 1960).(les fiches du cinéma)

 

 

ENTREES France

 

978 012

 

 

Total ENTREES Paris

 

 

359 702

 

ENTREES PARIS 1ère exclusivité

140 930

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°5

2ème semaine n°8

3ème semaine n°11

 

 

 

25 160

17 950

17 850

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

3

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

8 387

1er JOUR Paris

 

BUDGET

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

 

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 104

BOX OFFICE ANNUEL Italie

 

BOX OFFICE Allemagne – 

 

BOX OFFICE Espagne –    51 261 entrées

 

COTE DU SUCCES

* *

 

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO

LES DISTRACTIONS
NOVEMBRE 1960

Liés par une amitié né lors de la guerre d'Algérie, deux anciens parachutistes se retrouvent dans le civil. L'un, devenu journaliste, vient en aide l'autre, recherché pour meurtre.

Tourné avant la sortie d'" a bout de souffle" le film n' apporte rien à la carrière de JPB, et le film fait un résultat anecfotique au box-office de Paris en 1ère exclusivité.

BOX OFFICE FRANCE : 955 037
BOX OFFICE PARIS :       207 770
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité :  29 466
COTE DU SUCCES :  *  *

MADEMOISELLE ANGE
DECEMBRE 1960



Film quasi inconnu de l'acteur qui a failli abandonner le métier suite aux évènements que nous avons vu auparavant, le film n' apporte rien au crédit de l' acteur et marche très moyennement.

BOX OFFICE FRANCE :  891 000
BOX OFFICE PARIS :       76 000
BOX OFFICE PARIS 1ère exclusivité : 19 000
COTE DU SUCCES :     *


1960 a été l'occasion pour JPB de confirmer son succès artistique et d'"cluser quelques films de jeunesse. Ne reste plus qu'à trouver LE succès...




Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires

Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO
LA CIOCIARA
25 MAI 1961



Après le violent bombardement du quartier San Lorenzo, durant l'été 1943, Cesira, une jeune veuve d'une trentaine d'années, a décidé de quitter Rome et de regagner, jusqu'à la fin de la guerre, son village natal de Sant'Eufemia dans La Ciociara, avec sa fille Rosetta âgée de treize ans. Avant de partir, Cesira confie sa petite épicerie à son voisin charbonnier et amant occasionnel, Giovanni. En train, à dos de mule et à pieds, la mère et la fille parviennent, en dépit des mitraillages de chasseurs volant en rase-motte, jusqu'à Sant'Eufemia. Là, elles font la connaissance de Michele, un fils de fermier qui a fait des études que tous appellent "le professeur". Rosetta en est tombée amoureuse, mais lui se sent attiré par Cesira. La guerre se rapprochant, les bombardements sont plus fréquents et la nourriture plus rare. Des soldats allemands fugitifs obligent, sous la menace de leurs armes, Michele à les guider pour franchir les montagnes. Devant le danger grandissant, Cesira décide de repartir. Épuisées et sales, elle et sa fille cherchent refuge pour la nuit dans une église en ruine, quand surgissent de l'ombre, des soldats marocains s'en emparent et les violent... Cesira tente d'aider sa fille pour oublier sa traumatique expérience. Sous le choc, Rosetta s'est transformée en femme. Continuant leur route vers Rome, elles sont prises en charge par un jeune camionneur, Florindo, qui, le soir, les logent chez ses parents. Se réveillant en pleine nuit, Cesira découvre que Rosetta a disparu. Celle-ci rentre au petit matin après être allée danser avec Florindo qui lui a offert des bas de soie. Les relations entre la mère et la fille se détériorent. Seule la douleur causée par la nouvelle de la mort de Michele, tué par les Allemands, les jette à nouveau dans les bras l'une de l'autre.

BELMONDO retrouve le succès avec ce beau film de  DE SICA alors le cinéaste numéro  un en Italie. Il cotoie Sophia LOREN , à  son grand plaisir. Le film se classe numéro 1 à sa sortie devant  "Un taxi pour Tobrouk" ,mais sa carrièr finale sera bien plus modeste, 27 ème de l'année.

BOX OFFICE FRANCE :  2 024 000
BOX OFFICE PARIS :          390 000
1 ère semaine PARIS ; 53 839
COTE DU SUCCES : *  *  *

UNE FEMME EST UNE FEMME
14 SEPTEMBRE 1969

Angela est belle et beaucoup le savent puisqu'elle est strip-teaseuse au Zodiac. Mais son mari, Emile, semble l'ignorer. A moins que ça ne soit sa passion pour la bicyclette qui l'aveugle au point de ne pas s'occuper assez de sa femme pour lui faire un enfant... Alors Angela est malheureuse car cet enfant, elle le veut et le plus tôt possible! De guerre lasse, elle se tourne vers Alfred qui un est contractuel du genre décontracté, a du temps libre et rêve d'une aventure avec Angela. Celle-ci, par dépit, serait presque disposée à céder aux avances du bel Alfred, ne serait-ce que pour l'avoir enfin, ce fameux enfant ! Mais Angela aime Émile et imagine de rendre ce dernier jaloux en lui faisant croire qu'elle et Alfred... Une seule solution pour Emile: prendre son rival de vitesse et faire à Angela, tout de suite, l'enfant dont elle rêve. Au moment de passer à l'acte, Emile comprend qu'il a été pris au piège: " Angela tu es infâme " et celle-ci, victorieuse répond : "non, je suis une femme".

On n' écrit l'histoire qu'une fois,  et les retrouvailles Belmondo/godard ne créent pas l' évènement, ce qui est normal car :  c'est un film de Jean Luc GODARD, et il faut aimer le genre gratinné et de plus il sort la semaine de sortie des "canons de Navaronne" et du "miracle des loups" un peu beaucoup pour GODARD, surtout que "les canons" est énorme hit. Le film sera très très vite oublié. D'ailleurs de quoi parlons nous déja??

BOX OFFICE FRANCE :  549 000
BOX OFFICE PARIS :     170 000
1ère exclusivité PARIS : 56 323
COTE DU SUCCES :  
*

 
LEON MORIN PRETRE
SEPTEMBRE 1961



Une jeune femme passionnée, Barny, vit pendant l'Occupation dans une petite ville où s'est repliée l'entreprise de cours par correspondance pour laquelle elle travaille. A la fois intelligente et frustrée, Barny qui élève seule sa petite fille France, souffre d'élans amoureux qui la portent vers l'une ou l'autre de ses compagnes de travail. Incroyante, elle décide un jours de braver un prêtre qu'elle choisit au hasard. Et Barny se trouve prise au piège. Léon Morin est jeune, beau. fort et, intelligent lui aussi, sait user de sa force morale pour indiquer à Barny les chemins ed sa conversion. Mais les deux personnages qui n'évoluent pas sur le même plan ne se rencontrerons pas. Barny s'éprend violemment de Léon Morin. Mais celui-ci, au cours des rencontres qui les opposent quotidiennement, tout en estiment à sa juste valeur son interlocutrice, sait lui résister. La Libération survient. Les routes de Barny et de Léon Morin se séparent brusquement. La vie les éloigne à jamais. Et le prêtre a le dernier mot : "On se reverra. Pas, dans ce monde... Dans l'autre !"

Ce film de Jean Pierre MELVILLE est magnifique, la composition de Belmondo en prêtre allumeur est exceptionnelle. Emmanuelle RIVA l' actrice d' "Hiroshma mon amour" également. Filmé à la serpe en noir et blanc par Melville le film rencontre un  succès public d'estime, mais la critique est inanime et  le film fera une longue carrière dans les salles arts et essais.

BOX OFFICE FRANCE :  1 703 000
BOX OFFICE PARIS       :    328 000
COTE DU SUCCES :  *  *

UN NOMME LA ROCCA
30 NOVEMBRE 1961

De retour à Marseille, Roberto La Rocca retrouve son amie Maude, prostituée, sous la coupe du caïd Villanova. Il apprend par elle que son ami Xavier Adé a été arrêté pour meurtre à la suite d'une machination de son associé: Villanova. Au cours d'une entrevue avec ce dernier, La Rocca l'abat et prend aussitôt le contrôle de ses louches affaires. Il obtient la complicité de ses deux acolytes, Ficelle et l'Élégant, en les forçant à se débarrasser du cadavre avec lui. Lorsque Ficelle tente de faire tuer La Rocca, celui-ci l'écarte. Pendant ce temps, Adé est condamné à dix ans de travaux forcés. La Rocca console sa soeur Geneviève. Des déserteurs américains rackettent les bars de la ville, dont celui tenu par Maude. Obligé de les abattre, La Rocca est incarcéré dans la même prison qu'Adé. Il parvient à le retrouver et à le délivrer des tourments que lui infligeait un prévôt sadique. Afin de bénéficier de remises de peine, les deux amis participent à des opérations de déminage, tâche ingrate et très dangereuse. Adé y perdra un bras. A leur sortie de prison, La Rocca, Adé et Geneviève projettent d'acheter un terrain en commun. Mais l'argent fait défaut. Adé extorque la somme à Névada, une vieille connaissance. Celui-ci se venge en envoyant deux gorilles chez sa soeur. La tentative d'enlèvement tourne mal: Geneviève est tuée. Jugeant Adé responsable de cette mort absurde, Roberto met fin à leur amitié.

Belmondo  retrouve la tête du Bo, maos le film s'essoufle très vite et quitte l' affiche rapidement.  D'ailleurs le film n'est pas le plus connu de Becker. Il serait temps que le gros succès arrive, maintenant. 

BOX OFFICE FRANCE :  1 193 000
BOX OFFICE PARIS :          266 000
1ère semaine PARIS :  42 282
COTE DU SUCCES :  *  *

Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 3 commentaires

Dimanche 10 février 2008
- Publié dans : BO J.P. BELMONDO
En promotion en Amérique du Sud, BELMONDO rencontre françois TRUFFAUT et surtout un de ses futurs grands amis, Philippe de BROCA. Cela tombe bien le réalisateur cherche un acteur athlétique pour un film de cape et d'épée,  l'  affaire sera vite conclue.

CARTOUCHE
9 mars 1962



Louis Dominique Bourguignon, dit Cartouche, appartient à la bande de voleurs parisiens les "Coquillards". Mais il ne supporte pas l'autorité despotique de son chef Malichot. Après s'être rebellé contre lui, il préfère s'engager dans l'armée pour échapper aux tueurs lancés à sa poursuite. Là, il rencontre ses deux futurs lieutenants et amis, La Douceur et La Taupe. Se sentant peu faits pour l'armée, ils décident de déserter en emportant la caisse du régiment. Rattrapé et enfermé, Cartouche s'évade. Dans un cabaret, il prend la défense d'une jeune bohémienne, Vénus, que deux gendarmes importunent. De retour à Paris, avec Vénus désormais sa compagne, Cartouche supplante Malichot et prend la tête des "Coquillards". Son audace met dans des rages folles le lieutenant de police de Ferrussac. Cartouche s'éprend de son épouse Isabelle de Ferrussac et en est aimé. Il lui donne rendez-vous dans un vieux moulin, mais, trahi par Malichot, il serait pris, si Vénus à la tête de ses hommes n'intervenait. Au cours de l'échauffourée, Vénus sauve la vie de Cartouche en le protégeant de son corps. Et c'est en portant sa compagne dans ses bras qu'il viendra au bal donné par Ferrussac et arrachera les bijoux des invités. Puis il installera Vénus parée de tous les bijoux dans un carrosse et l'immergera dans un lac.

C'est le premier film de Belmondo avec De Broca et cela fonctionne très bien; Le film ne se classe pas numéro un mais reste 3 semaines de suite numéro, pour devenir au final le plus gros succès public de Belmondo, qui retirera la leçon pour plus tard. Les deux compères remettront le couvert un peu plus tard pour faire péter le BO. Ajoutons que Claudia CARDINALE se fait aussi remarquer et entamera une belle carrière également. Le film se classe 6ème de l'année.

BOX OFFICE FRANCE :  3 606 656
BOX OFFICE PARIS   :  645 000
COTE DU SUCCES :  *  *   *  *



UN  SINGE EN HIVER
11 MAI 1962



Juin 1944 en Normandie. Albert Quentin, ancien quartier-maître du corps expéditionnaire en Chine, propriétaire de l'Hôtel Stella, boit chez Georgina avec son ami Esnault. Il boit pour "voyager". Le village est bombardé. Quentin promet à sa femme Suzanne de ne plus boire si l'hôtel est préservé. Les années ont passé. Quentin a tenu parole. Une nuit d'hiver, un jeune homme, Gabriel Fouquet, arrive à l'hôtel. Il boit pour oublier un mariage malheureux. Son " voyage " : l'Espagne et la tauromachie. Le lendemain de son arrivée, Fouquet se rend au pensionnat afin d'y voir sa fille Marie, mais la présence du jardinier qui l'a vu ivre la veille, le fait s'esquiver. Le jour de la Toussaint, il se livre à une corrida avec les voitures; les gendarmes l'arrêtent. Quentin obtient sa libération et l'entraîne chez Georgina où ils se saoulent. Ils prennent d'assaut le pensionnat puis avec Landru ils vont tirer, en pleine nuit, un feu d'artifice sur la plage, qui réveille tout le village... Le lendemain Fouquet reprend sa fille. Quentin prend le train avec eux et raconte à Marie l'apologue des singes : "En Chine, quand arrivent les premiers froids on trouve un peu partout des petits singes perdus, égarés. Alors comme les habitants croient que même les singes ont une âme, ils donnent de l'argent pour qu'on les ramène dans leur forêt natale. " Quentin descendra au prochain arrêt tandis que s'inscrit sur l'écran, à la place du mot fin, " et maintenant voici venir un long hiver".

Audiard/Gabin/Belmondo dans ce classique de la comédir française (accessoirement filmé par Verneuil) . Belmondo s'entend à merveilles avec GabIn et le moins qu'on puisse dire c'est que le tournage ne sera qu'un long moment de conneries entre Belmondo et les autres où toutes les farces sont bonnes à faire. A revoir...vite!! Le film se classe 15 ème de l'année.

BOX OFFICE FRANCE :  2 124 000
BOX OFFICE PARIS :         581 000
COTE DU SUCCES : *  *  *

Il reste à  Belmondo à confirmer, ce qui ne sera pas le cas en 1963 où ses choix iront vers des rôles plus dramatiques, cela sera encore une année de qualité, une des dernières avant le retour à des genres plus commerciaux....

 
Ecrire un commentaire - Recommander
Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
 
Blog : Santé sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus