19 DECEMBRE 1984
De Claude PINOTEAU – Scénario de Jean-Loup DABADIE et Claude PINOTEAU – Avec Jean POIRET et Léa MASSARI
Un soir d'orage, un homme d'une cinquantaine d'années regagne sa voiture. Soudain, trois jeunes hommes l'agressent sauvagement et disparaissent sans explication. Blessé, il se relève tant bien que mal et constate que rien ne lui a été dérobé. Pourquoi cette agression brutale? Il ne se l'explique pas et refuse de porter plainte. Cet homme, Bastien Grimaldy, ancien grand reporter, métier qu'il n'exerce plus depuis une dizaine d'années à cause de la mort d'un ami photographe, tué à ses côtés lors d'un combat au Vietnam, a recueilli la fille de cet ami, Laura, qu'il a élevée comme son propre enfant. Aujourd'hui, Bastien gagne bien sa vie en écrivant des documents sur le Tiers-Monde et fait partie du comité de lecture d'une grande maison d'édition parisienne. Côté jardin, Bastien est jaloux de son indépendance : il vit avec son fils de 10 ans, adopté avant le décès de sa femme Sarah; sa mère, une "mamma" haute en couleurs, loge dans un pavillon de banlieue avec la veuve de l'ami photographe, Gabrielle; il a quelques amis; Laura est devenue violoniste soliste. Bastien est un homme heureux, respecté et estimé de tous. Pourtant, depuis l'attentat, le téléphone sonne régulièrement la nuit, il décroche, personne ne parle. Une nuit, revenant d'accompagner Laura et son mari, Clairbonne, à l'aéroport de Roissy, une grosse voiture noire suit Bastien et s'acharne dans un stock-car sans merci. Bastien échappe à la mort de justesse. Son existence se transforme en un véritable cauchemar. Il porte plainte enfin, mais la police ne trouve rien. Une voix anonyme au téléphone exige une somme d'un milliard dans un délai de trois jours sinon il sera tué. Au pied du mur, il mène seul l'enquête et découvre un réseau de petits malfrats conduits par un maître-chanteur d'envergure, un Allemand, Hagner. Piste qui le guide jusqu'à Berlin où il apprend avec stupeur que Laura fait des remplacements dans un orchestre de renommée moyenne et qu'elle est la maîtresse de Hagner. Bastien prend Hagner en chasse, poursuite qui se terminera mal pour l'escroc.
Qui aurait pu se douter que cet aimable film, est le dernier de Lino VENTURA ?
Sorti pour les fêtes de fin d’année 84, le film passe relativement inaperçu, malgré une belle campagne de publicité. Lino bénéficie de son équipe habituelle, le duo PINOTEAU/DABADIE, mais personne n’est en grande forme, et le film est commercial, jouant sur la marque « VENTURA ». C’est donc un film assez anodin, qui marche correctement, sans plus, lors de son exploitation.
Lino, ne tourne plus de films, mais à des projets. Il participe à « la rumba » de Roger Hanin, tourne un téléfilm, et est très contrarié par l’annulation du tournage de « la jonque » pour des raisons financières.
Le 22 octobre 1987, fatigué, il se repose dans sa chambre avant de subir une foudroyante crise cardiaque et il décède quelques heures plus tard. Curieusement son carnet de rendez-vous était vide pour les jours suivants… Son décès, à 67 ans attriste tous les Français autan qu’il les surprend, on imaginait pas Lino mourir.
Aujourd’hui Lino VENTURA bénéficie toujours d’une grande côte d’amour, intacte. Ses films sont régulièrement rediffusés à la télévision. Sans oublier l’homme de cœur qu’il fut avec l’association « perce neige ».
Sa solide filmographie lui permet de bénéficier de 123 millions d’entrées au Box office, dont 98 millions d’entrées en tant qu’acteur de premier ou second rôle.
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ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS |
1 246 600 |
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ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION |
332 840 |
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ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS |
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ENTREES Paris 1ère SEMAINE |
101 498 |
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NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation |
12 |
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NOMBRE DE SALLES Paris semaine de sortie |
41 |
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Moyenne entrées par salles 1ère semaine |
2 476 |
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1er JOUR Paris |
12 421 |
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COTE DU SUCCES |
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