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Au cinéma, "je pense donc je suis" c'est "je fais des entrées, donc j'existe".
Le public fait la gloire des acteurs, comme il peut le descendre aux oubliettes.
Est-ce qu'un film est bon parce qu'il fait des entrées, ou fait-il des entrées parce qu'il est bon?
Modestement, je proposerai l'étude des entrées des films de quelques acteurs, ainsi que des statistiques de box office au fur et à mesure de mes informations glanées de ci, de là.
Evidemment les chiffres donnés ne sont pas exhaustifs et les tableaux chiffrés sont susceptibles d'être modifiés ou sujets à discussion. Ce ne sera que mon humble avis.
Merci  au Film Français et aux membres du forum business d' allo ciné.


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Mercredi 18 avril 2007
- Publié dans : BO L. VENTURA

LA SEPTIEME CIBLE
19 DECEMBRE 1984

 

De Claude PINOTEAU – Scénario de Jean-Loup DABADIE et Claude PINOTEAU – Avec Jean POIRET et Léa MASSARI

Un soir d'orage, un homme d'une cinquantaine d'années regagne sa voiture. Soudain, trois jeunes hommes l'agressent sauvagement et disparaissent sans explication. Blessé, il se relève tant bien que mal et constate que rien ne lui a été dérobé. Pourquoi cette agression brutale? Il ne se l'explique pas et refuse de porter plainte. Cet homme, Bastien Grimaldy, ancien grand reporter, métier qu'il n'exerce plus depuis une dizaine d'années à cause de la mort d'un ami photographe, tué à ses côtés lors d'un combat au Vietnam, a recueilli la fille de cet ami, Laura, qu'il a élevée comme son propre enfant. Aujourd'hui, Bastien gagne bien sa vie en écrivant des documents sur le Tiers-Monde et fait partie du comité de lecture d'une grande maison d'édition parisienne. Côté jardin, Bastien est jaloux de son indépendance : il vit avec son fils de 10 ans, adopté avant le décès de sa femme Sarah; sa mère, une "mamma" haute en couleurs, loge dans un pavillon de banlieue avec la veuve de l'ami photographe, Gabrielle; il a quelques amis; Laura est devenue violoniste soliste. Bastien est un homme heureux, respecté et estimé de tous. Pourtant, depuis l'attentat, le téléphone sonne régulièrement la nuit, il décroche, personne ne parle. Une nuit, revenant d'accompagner Laura et son mari, Clairbonne, à l'aéroport de Roissy, une grosse voiture noire suit Bastien et s'acharne dans un stock-car sans merci. Bastien échappe à la mort de justesse. Son existence se transforme en un véritable cauchemar. Il porte plainte enfin, mais la police ne trouve rien. Une voix anonyme au téléphone exige une somme d'un milliard dans un délai de trois jours sinon il sera tué. Au pied du mur, il mène seul l'enquête et découvre un réseau de petits malfrats conduits par un maître-chanteur d'envergure, un Allemand, Hagner. Piste qui le guide jusqu'à Berlin où il apprend avec stupeur que Laura fait des remplacements dans un orchestre de renommée moyenne et qu'elle est la maîtresse de Hagner. Bastien prend Hagner en chasse, poursuite qui se terminera mal pour l'escroc.

 

Qui aurait pu se douter que cet aimable film, est le dernier de Lino VENTURA ?
Sorti pour les fêtes de fin d’année 84, le film passe relativement inaperçu, malgré une belle campagne de publicité. Lino bénéficie de son équipe habituelle, le duo PINOTEAU/DABADIE, mais personne n’est en grande forme, et le film est commercial, jouant sur la marque « VENTURA ». C’est donc un film assez anodin, qui marche correctement, sans plus, lors de son exploitation.
Lino, ne tourne plus de films, mais à des projets. Il participe à « la rumba » de Roger Hanin, tourne un téléfilm, et est très contrarié par l’annulation du tournage de « la jonque » pour des raisons financières.
Le 22 octobre 1987, fatigué, il se repose dans sa chambre avant de subir une foudroyante crise cardiaque et il décède quelques heures plus tard. Curieusement son carnet de rendez-vous était vide pour les jours suivants… Son décès, à 67 ans attriste tous les Français autan qu’il les surprend, on imaginait pas Lino mourir.
Aujourd’hui Lino VENTURA bénéficie toujours d’une grande côte d’amour, intacte. Ses films sont régulièrement rediffusés à la télévision. Sans oublier l’homme de cœur qu’il fut avec l’association « perce neige ».
Sa solide filmographie lui permet de bénéficier de 123 millions d’entrées au Box office, dont 98 millions d’entrées en tant qu’acteur de premier ou second rôle.         

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

1 246 600

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

332 840

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

101 498

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

12

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

41

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

2 476

1er JOUR Paris

12 421 

COTE DU SUCCES

* *

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Mardi 17 avril 2007
- Publié dans : BO L. VENTURA

CENT JOURS A PALERME
25 AVRIL 1984

 

De Giuseppe FERRARA – Avec Giulana de SIO, Lino TROISI

Le 3 septembre 1982, le Général Della Chiesa, ancien chef de la lutte anti- terroriste en Italie est assassiné. En cent jours, il avait réussi à mettre à nu le mécanisme de la Mafia. Qui menacait-il pour recevoir une rafale de mitraillette ?

Lino tourne de nouveau en Italie, ce film peu diffusé sur la vie du Général Della Chiesa. Choix courageux, qui démontre son envie de proposer des rôles forts. C’est également une preuve de son attachement à l’Italie, son pays. Hélas, ce rôle ne rencontre pas la faveur du public. Les critiques sont pourtant généralement correctes, mais le public préfère Lino en Flic ou en aventurier. Après une première semaine d’exploitation correcte, le film sombre rapidement.















ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

375 000

(esimation)

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

157 166

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

62 923

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

8

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

44

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

1 430

1er JOUR Paris

7 480 

COTE DU SUCCES

*

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Lundi 16 avril 2007
- Publié dans : BO L. VENTURA

LE RUFFIAN
12 JANVIER 1983

 

De José GIOVANNI – Scénario de José GIOVANNI -Avec Bernard GIRAUDEAU et Claudia CARDINALE

Au fin fond de la forêt canadienne, Aldo travaille dans une mine d'or. Existence difficile, vie rude et virile dans un groupe où les personnalités s'affrontent sans ménagement. Un jour de paye, une bande armée survient. Fusillade meurtrière; seuls s'en sortent Aldo et deux Indiens. Ils éliminent les attaquants et fuient avec l'or, contraints de faire route ensemble pour retrouver la civilisation mais pleins de méfiance les uns vis-à-vis des autres. Aldo réussit finalement à laisser en plan les deux Indiens, puis il gagne son canot et se laisse aller au fil de l'eau. Jusqu'à une cascade dont il se sort de justesse; les caisses d'or, elles, restant au fond. Aldo alors parvient à rejoindre Montréal. Où il retrouve ses anciennes connaissances: la "Baronne", une patronne de bar qui a été sa maîtresse, le vieux John, l'employé de celle-ci, et surtout Gérard, son complice de toujours quoiqu'il soit bien plus jeune que lui. Gérard, marié à Eléonore, Gérard qui ne peut plus marcher à la suite d'un accident d'automobile dont Aldo a été responsable, du temps où ils étaient tous les deux pilotes de course. Mais l'amitié a toujours été la plus forte et elle le reste. Et le retour d'Aldo est fêté dans la joie. Celui-ci n'a qu'une idée en tête: monter une expédition, retrouver l'or et payer ensuite à Gérard l'opération qui lui permettra de remarcher. Bientôt, tout le monde s'active pour préparer l'aventure. Le matériel est rassemblé, des gadgets divers sont imaginés et surtout, tous sont de la partie lorsqu'il s'agit de se débarrasser des Indiens qui ont retrouvé la trace d'Aldo. Un beau jour, John, Gérard, Eléonore et Aldo se mettent en route. Grâce à leurs installations, Aldo plonge sous la cascade et récupère trois caisses. La "Baronne" les rejoint alors; ils réussissent à éliminer un gêneur; la vie est belle...

Il n’est jamais trop tard pour connaître le succès massif. A l’instar de BELMONDO ou de DELON, le nouveau film de Lino sort après une campagne de pub mammouth et bénéficie d’une affiche « coup de poing » du meilleur effet.
Lino retrouve José GIOVANNI après 13 ans d’absence cinématographique. Le film est tourné en milieu naturel au Canada. Lino partage l’affiche avec Bernard GIRAUDEAU, qui commence à devenir une valeur sûre du cinéma Français, et Claudia CARDINALE qu’il admire. Le tournage se déroule dans une ambiance de saine camaraderie, Bernard GIRAUDEAU sachant se faire accepter par Lino, du fait de ses qualités athlétiques. Lino se s’économise pas, le tournage est fatiguant.
Lino connaît à la sortie du film, sa plus belle première semaine d’exploitation avec pas moins de 272 000 spectateurs à Paris, enfonçant de très loin le record de « Garde à vue ».
Lino qui a plus de 63 ans, a connu une période faste, un second souffle avec pas moins de 4 succès en deux ans. Il n’a plus rien à prouver et reste un des 3 acteurs préférés des Français.

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

3 392 200

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

769 498

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

272 962

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

11

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

43

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

6 348

1er JOUR Paris

33 357 

COTE DU SUCCES

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Dimanche 15 avril 2007
- Publié dans : BO L. VENTURA

LES MISERABLES
20 OCOBRE 1982

 

De Robert HOSSEIN – Scénario de Robert HOSSEIN et Alain DECAUX – Dialogues de Alain DECAUX -Avec Michel BOUQUET, Jean CARMET, Evelyne BOUIX, Roger HANIN

Toulon 1815. Après 19 ans de bagne, Jean Valjean est libéré! Bien vite, il s'aperçoit que son passé pèse lourd. Néanmoins, il trouve asile chez Mgr Myriel. Et il découvre, grâce à lui, l'indulgence et la bonté. Ce qui ne l'empêche pas, un peu plus tard, de se laisser aller à voler une pièce à un jeune garçon... Une maladresse qui le poursuivra toute sa vie: à la suite de cette récidive, l'inspecteur Javert, en effet, a juré de le ramener à Toulon. Montreuil-sur-Mer, 1820. Sous le nom de M. Madeleine, Valjean, devenu riche, est maire de la ville. Et sa générosité est célèbre. C'est ainsi qu'il s'occupe d'une prostituée, Fantine. Laquelle meurt après qu'il lui ait promis de prendre en charge Cosette, sa fille, qu'elle a confiée à des aubergistes, les Thénardier. Fuyant Javert qui l'a retrouvé, Valjean achète Cosette aux Thénardier et part avec elle pour Paris. Où il passe dix ans dans un couvent comme jardinier sous le nom de Fauchelevent. En 1830, il s'installe avec Cosette dans une maison bourgeoise. Au cours de leurs promenades au Jardin du Luxembourg, Marius, un étudiant en droit rallié aux idées républicaines, aperçoit Cosette et s'éprend d'elle. Peu après, il permet à Valjean d'échapper à un piège tendus par les Thénardier également venus à Paris. Puis, en 1832, lors d'une émeute, c'est Valjean qui sauve Marius au moment de l'assaut d'une barricade. Et il fuit avec lui à travers les égoûts. A la sortie, il se trouve face à Javert. Mais celui-ci le laisse partir, en reconnaissance d'un geste que Valjean a eu précédemment pour lui, avant de se suicider parce qu'il ne supporte pas sa faiblesse. Les Thénardier sont arrêtés; Marius et Cosette se marient. Jean Valjean, en 1835, meurt seul et dans la misère.

On ne l’attendait pas dans une nouvelle version des « misérables », celle avec Jean GABIN semblait être la version définitive, mais Robert HOSSEIN dont l’adaptation triomphe au théâtre, réalise une version somme toute très académique du classique de Victor Hugo. Ce qui n’empêche pas Lino de se donner à fond dans sa version de Jean VALJEAN, n’hésitant pas à s’éreinter durant le tournage, et à rester dans l’eau froide, bref, un tournage fatiguant, qui a peut être laissé des traces physiquement. Pour l’accompagner, Michel BOUQUET campe un JAVERT glaçant.
Le film rencontre un vif succès, atteignant presque les 4 millions d’entrées, un score qu’il n’a pas connu depuis 10 ans. Lino, à l’instar des BELMONDO, et de DE FUNES ou DELON est un incontournable des années 80. Le public Français aime ses stars.       

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

3 817 500

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

596 749

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

141 790

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

27

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

33

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

4 297

1er JOUR Paris

9 772 

COTE DU SUCCES

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Samedi 14 avril 2007
- Publié dans : BO L. VENTURA


ESPION LEVE-TOI
27 JANVIER 1982

 

De Yves BOISSET – Scénario de Yves BOISSET et Michel AUDIARD – Dialogues de Michel AUDIARD -Avec Michel PICCOLI et Bruno CREMER

Conseiller financier, il habite Zürich. Depuis longtemps Sébastien Grenier est un homme tranquille qui vit tranquillement. Avec Anna Gretz, d'origine allemande, assistante à l'Université. Jean-Paul Chance aussi est un homme tranquille. Lui, il est conseiller fédéral. Sa préoccupation du moment, c'est la recrudescence des attentats dans la ville. Attentats revendiqué par les Brigades Populaires, soutenues par des mouvements de gauche, cette gauche pour laquelle Anna Gretz ne cache pas sa sympathie. Lorsque Chance surgit dans l'univers de Grenier, brusquement tout est bouleversé. Parce qu'il sait lui, Chance, - ce qu'Anna ignore -, que Grenier est un espion français, agent du S.D.E.C.E. non utilisé depuis huit ans, mais espion quand même. Normal d'ailleurs qu'il sache cela. Il est, dit-il à Grenier, l'envoyé de Paris qui vient le contacter. Alors... Mais Grenier se méfie. A-t-il déjà entendu parler de ce Chance? Jamais. Et il se renseigne auprès d'amis fidèles, des amis de jadis. Mais tous ceux qu'il rencontre meurent brutalement. Ainsi, son inquiétude croît. Lorsque survient un nommé Richard. Le véritable envoyé de Paris, dit-il! Parce que Chance, lui, - du moins Richard l'affirme - est un agent du K.G.B. Qui croire? Les événements décident pour Grenier: un attentat a lieu à l'Université et Anna est arrêtée. Puis, sur une intervention de Chance, elle est libérée. Mais, peu après, un commando l'enlève et, finalement, on la retrouve morte. Qui? "Les terroristes" dit Chance. Mais Grenier, qui a décidé d'agir, sait, par un ami d'Anna, que ce n'est pas vrai. Alors? Les hommes de Chance? Ou de Richard? Au bout de son enquête, Grenier trouve l'un des deux. Qu'il tue. Mais l'autre bientôt l'élimine lui-même. On ne parlera plus de cet espion français, ami d'une ex-amie de la bande à Baader.

Dans la foulée de « garde à vue » Lino sort un nouveau film. Encore une fois la présence de Michel AUDIARD est un gage de sécurité, voire de qualité pour le public, même si celui-ci ne possède plus la puissance des dialogues des années précédentes. Yves BOISSET est encore un cinéaste à succès, son film est de la bonne ouvrage sans être exceptionnel. La distribution est solide, c’est toujours le cas lorsqu’il y a Michel PICCOLI dans le coin. Le succès est surtout Parisien, le film réalisant curieusement une première semaine Parisienne égale à celle de « Garde à vue ». Pour Lino, c’est un deuxième succès d’affilée, ce qui est plutôt rassurant, même si on réalise qu’il prend un peu moins de risques qu’à la fin des années 70. 

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

1 302 800

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

453 918

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

164 688

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

13

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

28

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

5 882

1er JOUR Paris

19 008 

COTE DU SUCCES

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Vendredi 13 avril 2007
- Publié dans : BO L. VENTURA

GARDE A VUE
23 SEPEMBRE 1981


De Claude MILLER – Scénario de Claude MILLER – Dialogues de Michel AUDIARD -Avec Michel SERRAULT, Guy MARCHAND, Romy SCHNEIDER

Geneviève et Pauline, âgées de 8 ans, ont été violées et assassinées à une semaine d'intervalle. En cette nuit de la Saint-Sylvestre, l'inspecteur Antoine Gallien et son adjoint, Marcel Belmont, ont convoqué au commissariat un notable de la ville, le notaire Jérôme Martinaud, pour lui faire préciser, une nouvelle fois, dans quelles conditions il a trouvé le corps de Pauline qu'il connaissait. Ironique et méprisant, Martinaud perd bientôt de sa superbe quand Gallien, s'appuyant sur son absence d'alibis, lui démontre qu'il peut être l'auteur des deux crimes. Martinaud s'embrouille alors dans ses explications et se lance ensuite dans une longue narration de sa désastreuse vie sentimentale et conjugale. Suspect et non plus témoin, Gallien décide de le placer en garde à vue. Brutalisé sans succès par Belmont, mais confondu par le témoignage de sa femme, Chantal, Martinaud finit par avouer. Or la découverte d'un cadavre dans le coffre d'une voiture et les aveux de son propriétaire le disculpent. Au petit matin, sortant libre du commissariat, Martinaud retrouve sa femme inerte au volant de leur voiture. Chantal s'est, en effet, suicidée après sa déclaration mensongère...

Enfin ! Lino revient dans les 80’s par la grande porte avec ce classique, mais excellent « garde à vue » de Claude MILLER. L’ami Michel AUDIARD vient à la rescousse pour concocter quelques dialogues dont il a le secret. Dans ce huis-clos psychologique Lino s’appuie sur la prestation de Michel SERRAULT, étincelant. D’ailleurs, Michel SERRAULT démontre des talents dramatiques, qui en feront une des stars des 80’s. Guy MARCHAND n’es pas en reste dans le rôle de l’adjoint, un peu brut de décoffrage. Lino, à l’aise, est en forme, dans son rôle de flic pétri de certitudes. Le public ne se trompe pas en faisant du film un des succès de l’année. Le public Parisien accourt dès la première semaine avec un joli 165 000 entrées, ce qui est son record personnel. Lino est toujours un des acteurs préférés des Français.  

ENTREES France TOUTES EXPLOITATIONS

2 098 038

ENTREES Paris 1ère EXPLOITATION

726 359

ENTREES Paris TOUTES EXPLOITATIONS

 

ENTREES Paris 1ère SEMAINE

165 240

NOMBRE DE SEMAINES PARIS 1ère exploitation

32

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

29

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

5 698

1er JOUR Paris

18 909 

COTE DU SUCCES

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Par RENAUD SOYER - Voir les 0 commentaires
 
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