BOX OFFICE STORY
ROCKY II LA REVANCHE
(ROCKY II)
17 JUIN 1979 (USA)
6 FEVRIER 1980
Réalisation
Sylvester STALLONE
Scénario
Sylvester STALLONE
Directeur de la photographie
Bill BUTLER
Musique
Bill CONTI
Production
Robert CHARTOFF
Irwin WINKLER
Distribution
Les Artistes Associés
Durée
113 minutes
Tournage
10/78- 12/78
Rocky Balboa
Sylvester STALLONE
Adrian
Talia SHIRE
Paulie
Burt YOUNG
Apollo Creed
Carl WEATHERS
Mickey
Burgess MEREDITH
Battu aux points, Rocky est en état pitoyable. Il qui risque de devenir aveugle, il n’est pas question de continuer la boxe. Fort de l’amour d’Adrian il dépense sans compter : appartement, voitures, fourrures. Mais le succès étant aussi délétère que la fortune, il lui faut bientôt songer à retrouver du travail. Après une incursion manquée dans la publicité, il ne pourra faire autrement que d’accepter un emploi de manutention dans une boucherie en gros, emploi qu’il perdra bientôt en raison d’une compression de personnel. Sa femme, enceinte, doit retravailler dans le magasin d’animaux domestiques. Apollo Creed qui n’a jamais digéré sa trop courte et très contestée victoire sait que pour le public Rocky est bel et bien le vainqueur du combat. Il provoque grossièrement Rocky à la télévision pour qu’il remonte sur le ring et prenne sa revanche. Piqué au vif, Rocky reprend l’entraînement mais trop mollement, il attend l’accord d’Adrian. Elle tombe dans le coma en accouchant, et lutte contre la mort. Après une longue attente, elle se réveille et demande à Rocky de gagner. Galvanisé, Rocky s’entraîne comme un forcené pour acquérir une plus grande vitesse sur le ring. Après un combat acharné encore plus violent que le premier, les deux adversaires tombent K.O ensemble sur le tapis. Le premier qui sera debout avant le décompte final sera Champion du Monde. Trop affaibli par le déluge de coups qu’il a reçu, Apollo s’écroule en tentant de se relever et c’est Rocky qui devient champion du Monde.
Il est évident que STALLONE avait dès le début prévu une éventuelle suite à Rocky. En effet le boxeur ne gagne pas son combat contre Apollo Creed et déclare qu'il n y aura pas de revanche. Evidemment, il y aura une revanche. De plus, l'après Rocky n'a pas été aussi évident que cela pour l'acteur. L'excellent "F.I.S.T" n'a pas eu les résultats escomptés, ni les deux films suivants d'ailleurs. STALLONE écrit le scénario et sera réalisateur pour la seconde fois. Du reste on ne voit pas vraiment la différence de style entre les deux premiers Rocky.
C'est donc avec plaisir que l'on suit la suite des aventures de Rocky. Le film débute dès la fin du combat entre Rocky et d'Apollo... Rocky qui ne désire plus boxer dépense l'argent du combat pour Adrian. Ils se marient rapidement et un enfant ne va pas tarder à naître. Rocky fait des petits boulots et refuse un deuxième combat. Mickey, l'entraîneur est déçu. Mais Apollo trouvera les mots pour motiver Rocky à reprendre les gants sans compter l'argent que sa rapportera. Mais Adrian est contre, ce qui trotte dans la tête de Rocky qui ne parvient pas à mettre le turbo à l'entrainement. Adrian manque de mourir à l'accouchement. Une longue séquence montre Rocky au chevet de sa femme. Emouvant mais un peu long, c'est la marque des Rocky. De longs moments bâtis autour des personnages, ce qui renforce la sympathie des spectateurs envers eux. Adrian sauvée, elle donne son feu vert à Rocky pour le combat. il met les bouchées doubles. A partir de là, c'est un copier-coller avec le premier épisode. Les moyens supplémentaires alloués au film permettent de mettre en place un combat plus spectaculaire que le premier épisode. Le combat est titanesque, bien sûr loin du réalisme des vrais combats. Rocky gagne au finish, d'un cheveu. Rocky est champion du monde et Adrian pleure devant sa télé. Si l'effet de surprise n'est plus là, il reste le plaisir de retrouver Rocky et ses amis. Le film est "presque" aussi bon que le premier. Cette fois-ci Rocky est vainqueur ce qui doit satisfaire le public américain friand de "winners". STALLONE entre dans les années 80 où le sport sera une des valeurs aux USA. Il s'affine, les muscles deviennent dessinés. Les années 80 seront siennes. Sans surprise, le film est un des succès de l'été aux USA. Sans connaître le même succès que le premier épisode qui était colossal, le film se classe 3ème de l'année ce qui relance STALLONE, mais celui-ci reste prisonnier de son personnage, d'ailleurs il ne cache pas qu'un troisième épisode de ROCKY est prévu. Il faudra bien qu'il connaisse le succès sans son alter égo. Les recettes mondiales seront aussi très satisfaisantes, le film est très rentable et les producteurs et STALLONE s'enrichissent. Si l'Italie et l'Espagne réservent un succès à "Rocky 2" , l' Allemagne reste hermétique à STALLONE et en France ce n'est guère mieux. Le film fait encore moins bien que le premier épisode. A Paris un circuit raisonnable de 25 salles est alloué au film, mais seuls 39 000 personnes se rendent dans les salles la première semaine. Les distributeurs baissent le nombre de copies dès la seconde semaine et le film s'écroule rapidement. En France ce ne sont que 56 salles qui sont mises à disposition, et seuls 42 000 spectateurs se rendent dans les salles. Au final seuls 244 000 spectateurs se sont rendus dans les salles. Un bouillon. Heureusement, le succès de "Rocky 3" va permettre au film de se refaire une petite santé pour sa deuxième exploitation à partir de l'été 1983. Cette seconde exploitation est presque aussi importante que la pemière ce qui permet au film de passer la barre des 500 000 spectateurs de peu. En deux exploitations ce n'est pas fameux. Il est certain que ces piètres résultats n'ont jamais donné confiance aux distributeurs de STALLONE en France. Ce qui expliquera la méfiance de ceux-ci lorsque "Rocky 3" sortira. Malgré le succès du film aux USA, il y aura un nombre limité de salles en France pour la sortie de "L'oeil du tigre" (76). Si "ROCKY 2" est un four dans les salles, il bénéficiera de l'effet de la video qui entre en masse dans les foyers français. Il est devenu depuis un des classiques des ventes de DVD et des diffusions multiples à la télévision. Merci à Fabrice FERMENT pour les chiffres de l'exploitation qui permettent de scinder le cumul communiqué par le livre de S.SIMSI et ainsi démontrer que le film a bénéfcié de deux petites exploitations. Attention aux cumuls trompeurs.
CATEGORIE
RANG
NOMBRE
SALLES
ENTREES FRANCE
512 774
ENTREES FRANCE 1980
244 928
ENTREES FRANCE 1983
194 153
( source CNC)
1ère semaine
42 199
56
2ème semaine
45 372
62
3ème semaine
27 702
55
4ème semaine
26 031
41
5ème semaine
18 707
26
6ème semaine
10 680
26
7ème semaine
7 858
20
8ème semaine
3 524
12
9ème semaine
6 479
27
10ème semaine
3 472
23
11ème semaine
4 208
20
ENTREES PARIS
95 634
ENTREES BANLIEUE
43 209
TOTAL PARIS BANLIEUE
138 843
TOTAL PARIS BANLIEUE 1980
63 671
TOTAL PARIS BANLIEUE 1983
15 958
(source CNC)
1ère semaine
39 610
25
2ème semaine
22 652
17
3ème semaine
9 682
11
4ème semaine
4 296
4
5ème semaine
2 663
3
6ème semaine
793
3
7ème semaine
521
2
8ème semaine
126
1
9ème semaine
250
1
Nombre de semaines Paris
Moyenne salles Paris 1ère sem
1 584
1er jour Paris
Budget
7 M$
Recettes US
3
85 M$
( 255 M$ 2010)
Recettes Mondiales
200 M$
( 600 M$ 2010 )
Box office annuel FRANCE
Box office annuel Allemagne
137 000
Box office annuel Espagne
1 665 560
Box office annuel Italie
17
Box office UK
Box office Suede
166 811
Cote du succès
*

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