BOX OFFICE STORY

ALIENS  – LE RETOUR

(ALIENS)
18 JUILLET 1986 (USA)

 8 OCTOBRE 1986

 

Réalisation

James CAMERON

Scénario

James CAMERON

David GILER

Walter HILL

Directeur de la photographie

Adrian BIDDLE

Musique

James HORNER

Production

Gale Ann HURD – Brandywine

Distribution

FOX

Durée

137 minutes

Tournage

30 septembre 1985 / 28 février 1986

Ellen Ripley

Sigourney WEAVER

Le caporal Hicks

Michael BIEHN

Burke

Paul REISER

Bishop

Lance HENRIKSEN

Newt

Carrie HENN

Le soldat Hudson

Bill PAXTON

 

Au terme d'une errance de cinquante-sept ans, la navette Icarius est récupérée par un vaisseau et ramenée à la station spatiale Gateway. À peine remise de son très long hyper-sommeil, Ellen Ripley  est condamnée par quelques dirigeants de la Weyland-Yutani Corporation pour l'explosion du Nostromo. La commission présidée par Van Leuwen  refuse de croire à sa version d'une créature extraterrestre ayant décimé l'équipage, même quand la rescapée souligne la présence de centaines d'œufs sur LV-426. Sur cette planète, une famille découvre malencontreusement le nid d'aliens. Ayant perdu contact avec les colons terraformant LV-426, Carter Burke  monte une expédition militaire, avec l'appui de Ripley comme conseillère technique. En arrivant à destination, le lieutenant Gorman  expose à ses troupes leur mission : sauver les colons d'un éventuel xénomorphe. Déposés par la caporale Mira Ferro , ils débarquent en tank. Rejoints par Burke, Ripley et Gorman, les marines trouvent un complexe dévasté suite à un furieux combat. Ils découvrent Newt , une fillette terrorisée, qui a vu périr les siens et survécu seule dans une niche. Ripley, qui n'a jamais pu s'occuper de sa fille Amanda maintenant décédée, prend la fillette sous sa protection. Tandis que Bishop, l'homme synthétique de l'équipage, étudie un face-hugger, une escouade part en quête des colons. N'employant que des lance-flammes pour éviter une explosion, quelques soldats succombent aux invincibles créatures sorties de toute part. Prenant les commandes du tank, Ripley sauve les survivants. Malgré les considérations financières et scientifiques de Carter Burke, le caporal Hicks  devenu le plus gradé, décide de larguer une charge nucléaire sur le site. Hélas Ferro, attaquée par un alien, se crashe avec la navette. Cloués au sol, comptant leurs rares munitions, les rescapés espèrent bloquer les prédateurs grâce aux sentinelles-radars. Mais les chargeurs de ces armes automatiques se vident sans venir à bout du déferlement d'aliens. Prévoyant l'explosion du site sous quatre heures, Bishop se faufile dans un conduit pour pouvoir télécommander la seconde navette jusqu'à eux. Réchappant avec Newt à deux face-huggers, Ripley accuse Burke d'avoir cherché à outrepasser l'astro-quarantaine au retour sur Terre en fécondant certains d'entre eux. Le responsable de la mission confirme ses intentions malfaisantes en bloquant ses compagnons dans une zone infestée de xénomorphes. Tandis que d'autres se sacrifient, Ripley, Newt et Hicks se glissent dans une galerie latérale. Malgré eux, un alien s'empare de la fillette, tombée hors de leur portée. Hicks grièvement blessé, Ripley s'arme jusqu'aux dents avant de se faire déposer seule dans le complexe par Bishop, enfin revenu avec la navette. Grâce au bracelet-traqueur qu'elle a remis à Newt, Ripley la retrouve, engluée parmi d'autres victimes dans une sorte de garde-manger pour aliens. Elle la libère, puis vise la reine-pondeuse et détruit les œufs de celle-ci au lance-flamme et au chapelet de grenades. Poursuivies par la reine dans l'ascenseur, la jeune femme et l'orpheline rejoignent la navette, qui s'envole à temps avant la désintégration du complexe. La reine des aliens surgissant dans leur vaisseau, Bishop succombe. La conseillère technique livre un dernier combat pour se débarrasser de l'indésirable. La femme et l'enfant peuvent enfin dormir sereinement pour leur long voyage de retour.

 

Les années 80 sont le terrain des séquelles en tous genres. « Star Wars », « Idiana Jones» ont déjà eu les leurs et le public attend depuis un moment une suite à « Alien » et si possible, par Ridley SCOTT qui a acquis une extraordinaire réputation avec « Blade Runner ». Finalement la FOX un peu en manque de gros succès depuis la fin de la première trilogie « Star Wars » annonce la mise en chantier du deuxième épisode à la grande joie des fans. Joie de courte durée lorsqu’ils  apprennent que la réalisation sera confiée à James CAMERON. Catastrophe ! le réalisateur de « terminator » ce film bourrin qui va réaliser la suite d’un des plus grands films de tous les temps ? En tout cas, le film sort aux USA en juillet 1986 et le succès est immédiat  avec une recette proche des 80 millions de dollars. Comme le budget du film est assez « cheap » le film est déjà très largement benéficiaire avant sa sortie en Europe. En France, l’accueil de la critique est assez désastreux. « Starfix » souligne le coté facho du film, et le peu de classe de la réalisation du film, n’est pas Ridley SCOTT qui veut. De plus le réalisateur a travaillé sur le scénario de « Rambo 2 » ce qui ne plaide pas en sa faveur. En gros vu de loin, le sujet du film est l’élimination de kilos d’Aliens par un groupe de Marines. Bref, on s’attend au pire.

Il est à ce propos dommage, que le film ne présente pas la scène d’ouverture incluse dans le DVD. Dans cette version du film le père de la petite Newt découvre le nid des Aliens, ce qui lance le sujet du film et permet de se familiariser avec la petite fille. Le début du film est sobre. RIPLEY doit paradoxalement se justifier des dégâts qu’elle causé, et elle est seule, hantée par ses cauchemars récurrents. (Mal)heureusement, le faux derche Burke lui permet de redonner un sens à sa vie en allant sur la planète funeste qui abrite les œufs des Aliens ET une colonie de terriens. La peur au ventre, mais elle y va. Il est vrai qu’on peut se poser quelques questions à la vue de cette introduction. Le groupe de Marines est assez ridicule, les répliques bien burnées fusent. Les maquettes des vaisseaux sont cheap, mais ce n’est pas étonnant. Le budget est relativement serré et CAMERON va garder les pépètes pour des éléments bien plus importants. CAMERON aime l’acier, les machines. Nous découvrons RIPLEY conductrice de « fenwick »exo squelette et cela aura une importance dans le film. C’est une fois posé sur la colonie que le film s’emballe et on découvre vite que le seul intérêt pour CAMERON n’est pas le groupe de Marines mais ce qui va lui arriver. Alors que dans le premier il n y a qu’un seul Alien et qu’il vit dissimulé, CAMERON change la donne. Etant donné que le public a déjà pris connaissance de la bête, inutile de faire une redite du film. Dans cette suite, les Aliens sont des centaines. Autre évolution qui n’avait pas été retenue dans le premier film, bien que les cènes soient présentes sur le DVD, on sait désormais que les Aliens gardent leur victime dans des viviers qui servent à « cultiver » ; à assurer la reproduction d’Aliens. Evidemment les Aliens se réveillent et décime le groupe de Marines, trop naïfs et sûrs d’eux. A bord d’un tank (très maquette) Ripley écrabouille de l’Alien et rentre dans la colonie. Le climat du film devient de plus en plus oppressant. Les survivants le savent ils sont entourés. Un vrai « Fort Alamo » s’engage. RIPLEY découvre la petite Newt et la protègera, elle deviendra sa mère de substitution. Dans un suspense à couper au couteau, nous assistons aux divers assauts des Aliens. RIPLEY doit même survivre à l’inévitable trahison de Burke et à une agression de xénomorphe. Newt tombe dans une sorte de galerie souterraine, une sorte de réseau d’eau potable. Elle se fait surprendre par un Alien. Sauvée par l’androïde du groupe qui cherche à prouver qu’il vaut largement plus que ce qu’ elle en pense, elle retourne au mastic chercher la petite Newt. La femme apeurée a fait place à une guerrière, bien plus redoutable que le groupe de Marines. Nous découvrons le clou du film : La reine des Aliens, qui fait passer les xénomorphes pour de la plaisanterie. Ce monstre très impressionnant veille sur ses œufs que Ripley se fera un plaisir de brûler avec son lance-flamme, et profiter de la confusionpour s’échapper avec la petite Newt hors de la base qui va bientôt être anéantie par des charges nucléaires. Au milieu des flammes, elle attend désespérément Bishop alors que la Reine, plutôt furibarde est en train de monter dans le monte charge suivant pour les rejoindre. Ripley et Newt sont sauvé au dernier moment par Bishop qui les emmène dans le vaisseau mère. Alors qu’on se dit qu’on a eu pour notre argent et que CAMERON a tout mis dans cette scène finale, le coquin nous propose l’assaut final de la Reine qui s’était infiltrée dans la navette. Elle coupe Bishop en deux et poursuit Newt qui se cache dans les galeries d’évacuation sous le sol. Au moment où elle va succomber, Ripley surgit dans un exo squelette, telle une armure. A égalité de force avec son adversaire, elle affronte la Reine dans un duel mano à mano, mère contre mère. C’est un combat de l’acier contre l’acier, dans un bruit de pistons hydroliques qui ne sont pas sans rappeler la bande son du « Terminator ». Une fois encore elle décide d’évacuer l’adversaire par la fenêtre, mais la Reine est d’une force nettement supérieure, et elle doit s’ employer pour la faire lâcher prise et manque d’être évacuée aussi.

Reste à Ripley à retourner sur Terre avec les survivants.

James CAMERON a effectué un colossal exploit en donnant une suite qui est à la fois totalement cohérente avec l’original et totalement différente. On ressort exténué de ce super 8 endiablé, qui joue avec nos nerfs et propose plusieurs scènes spectaculaires. Sigourney Weaver est magnifique dans son rôle de guerrière, James CAMERON aime les femmes fortes et saura s’en souvenir pour Terminator 2.

Le public Français ne s’y trompe pas et la première semaine est aussi forte que celle du premier épisode. Certes, le film perd rapidement des spectateurs, mais termine sa carrière sur un résultat global très satisfaisant. Le résultat Mondial laisse le film largement bénéficiaire pour la FOX qui se réjouit du résultat. Elle donnera carte blanche à James CAMERON pour son nouveau projet démesuré : »Abyss ». Avec le temps le film devient culte et connaîtra une seconde jeunesse lorsque James CAMERON triomphera avec « Terminator 2 ». Maintenant que CAMERON est le réalisateur du « Titanic » le film est reconnu comme un classique de la science-fiction et est peut être le film le plus apprécié de la saga.

Il apparaît qu’il y aura certainement une nouvelle séquelle, mais qui relèvera le défi, tant la barre est haute.                        

 

ENTREES France

 

1 718 264

 

 

ENTREES Paris

 

 

401 077

 

ENTREES Paris

 

1ère semaine  n°1

2ème semaine n°3

3ème semaine n°6

4ème semaine n°8

5ème semaine n°11

 

 

 

159 309

94 878

 54 205

 42 803

25 146

 

NOMBRE DE SEMAINES PARIS

14

NOMBRE DE SALLES  Paris semaine de sortie

47

Moyenne entrées par salles 1ère semaine

3 390

1er JOUR Paris

23 122

Budget

18.5 M$

(37 M$ 2008)

Recettes US

(4 semaines n°1)

77.6 M$

(156 M$ 2008)

Recettes mondiales

 

180 M$

(361 M$ 2008)

 

BOX OFFICE ANNUEL USA

N° 7

BOX OFFICE ANNUEL France

N° 20

BOX OFFICE ANNUEL Italie

N° 36

BOX OFFICE Allemagne – 1 055 696 entrées

N°23

BOX OFFICE Espagne – 982 600 entrées

N°15

COTE DU SUCCES

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Mar 29 jan 2008 Aucun commentaire