BOX OFFICE STORY
LE CERCLE ROUGE
21 OCTOBRE 1970
Réalisation
Jean-Pierre MELVILLE
Assistant réalisateur
Bernard STORA
Scénario
Jean-Pierre MELVILLE
Directeur de la photographie
Henri DECAË
Musique
Éric de MARSAN
Production
Corona Films
Distribution
Corona Films
Durée
140 minutes
Tournage
26/01/1970 - 13/04/1970
Le commissaire Matteï
BOURVIL
Corey
Alain DELON
Jansen
Yves MONTAND
Santi
François PÉRIER
Vogel
Gian-Mana VOLONTE
Corey, un malfaiteur incarcéré à la centrale des Beaumettes, est libéré ; un de ses gardiens, avant qu'il ne soit relâché, lui a proposé une affaire : dévaliser une bijouterie, place Vendôme. Ailleurs, dans le train bleu, le commissaire principal Mattei transfère de Marseille à Paris un ennemi public, Vogel. Trompant la vigilance de son gardien, Vogel réussit à s'échapper et à trouver refuge dans le coffre de la voilure de Corey. Les deux hommes se lient d'amitié. Le commissaire Mattei, craignant pour sa carrière, décide à tout prix de retrouver Vogel. Pour réaliser le hold-up, Vogel et Corey font appel à Jansen, un ex-policier radié pour ivrognerie. Le hold-up réussit parfaitement, mais le plus dur sera d'écouler les bijoux. Le commissaire Mattei, chargé de l'affaire, trouve le moyen de faire parler Santi, un tenancier de bar louche, dont le fils a été compromis dans une affaire de drogue. Se faisant passer pour un acheteur éventuel des diamants, Mattei attire dans un guet-apens les trois voleurs, qui mourront sous les balles de la police.
La France est encore sous le choc de la mort de BOURVIL le 23 septembre. Le hasard fait bien les choses, le dernier film avec l’acteur diffusé dans les salles sera un des plus fameux de l’année.
Jean Pierre MELVILLE est certainement le réalisateur Français le plus réputé, et une nouvelle fois, s’adonne à son genre de prédilection, le film policier, dont il reste un des maîtres. Pourtant « le cercle rouge » n’est peut être pas aussi fameux que « le samouraï » ou bien « l’armée des ombres » , mais désormais le réalisateur dispose d’un budget très important du fait du casting infernal dont il dispose : Bourvil, Alain DELON, Yves MONTAND, et Gian Maria VOLONTE. Rien que ça ! Rien qu’avec une seule de ces stars, le film pourrait être un succès international. Du reste, il est évident que le succès du « clan des siciliens » en 1969 qui comprend trois énormes stars françaises à l’affiche, donne des idées. En général le résultat est garanti au box office. On ne présente plus BOURVIL qui a lui seul garantit des millions d’entrées. Le choc de sa disparition cause un engouement pour le film qui s’ajoute aux critiques élogieuses qui saluent en lui le grand acteur qu’il fût et qui pourrait bien avoir trouvé son meilleur rôle avec son dernier film. Il joue en effet le rôle d’un commissaire expérimenté, par spécialement sympathique et qui n’hésite pas à employer des méthodes peu recommandables pour arriver à ses fins, il est très pragmatique. Très affaibli par la maladie, l’acteur propose un grand rôle dramatique, bien loin des niais ou des laquais qu’il jouait à ses débuts. Il est vraiment dommage qu’un tel acteur ne soit disparu avant de découvrir le cinéma français des années 70. Tant de réalisateurs auraient voulu tourner avec lui.
Alain DELON traverse une période dorée. L’acteur fétiche de Jean-Pierre MELVILLE retrouve encore une fois le succès après ceux de « la piscine » ou du « clan des siciliens ». Au top de son charisme, il joue encore un rôle de vilain garçon, mais avec tant de classe qu’on lui pardonne. Un rôle à son niveau, excellent, ni plus ni moins.
Pour Yves MONTAND, c’est la grande confirmation de son retour au premier plan. Dans un rôle trouble, comme il est capable de les interpréter, il est cette fois du mauvais coté de la barrière. Alors que les années 60 ont été parfois difficiles pour lui, malgré quelques grands succès comme « le diable par la queue » il n’était pas encore un acteur si populaire que cela. Mais, plus mûr, il entre de plein pied dans une décennie cinématographique où il tournera quelques chef d’œuvres. D’ailleurs, redevenu une star du box Office, c’est lui qui entame le tournage de « la folie des grandeurs » en remplacement de …Bourvil.
Avec de grands acteurs de la trempe de Gian Maria VOLONTE et de François PERIER acteur Melvillien devant l’éternel. Le réalisateur peut concocter un classique du film noir, en démontrant la grande maîtrise de son cinéma : ambiances, décors, direction d’acteur, tout est parfait, en tout cas au dessus du lot en 1970.
La critique étant très favorable et au vu des conditions énoncées ci-dessus, le film qui sort la semaine suivante « le mur de l’Atlantique » prend un départ très solide avec plus de 90 000 spectateurs la première semaine à Paris et va se maintenir durant 4 semaines au top du Box Office et termine à plus de 900 000 entrées à Paris hors banlieue et devient avec 4.3 millions encore un très grand succès. Le film atteint la cinquième place du top annuel. En Europe le film connaît également un très grand succès.
Bourvil vient donc de boucler une année exceptionnelle avec deux films dans le top 5 de
l’année. Il est dommage que dans un ultime hommage, DE FUNES lui ait chipé la première place avec son nouveau « gendarme ». Il est certain que BOURVIL en grand gentleman ne lui en
aurait pas voulu !.
CATEGORIE
RANG
NOMBRE
SALLES
ENTREES FRANCE
4 336 000
ENTREES PARIS
911 338
ENTREES PARIS EXCLUSIVITE
845 285
1ère semaine
1
90 660
8
2ème semaine
1
96 690
3ème semaine
1
85 833
4ème semaine
1
72 315
5ème semaine
4
61 446
6ème semaine
2
52 733
7ème semaine
4
43 866
8ème semaine
4
38 324
9ème semaine
5
31 319
10ème semaine
5
46 162
11ème semaine
5
43 748
12ème semaine
7
25 596
13ème semaine
7
23 560
14ème semaine
8
18 490
15ème semaine
9
15 703
Nombre de semaines Paris
20
Moyenne salles Paris 1ère sem
11 333
Budget
Box office annuel FRANCE
5
Box office annuel Espagne
1 001 846
Box office annuel Italien
22
Cote du succès
* * * *