BOX OFFICE STORY
LE TOMBEUR DE CES DAMES
(The ladies man)
28 JUIN 1961 (USA)
4 AVRIL 1962
Réalisation
Jerry LEWIS
Scénario
Jerry LEWIS
Bill RICHMOND
Directeur de la photographie
Wallace KELLEY
Musique
Walter SCHARF
Production
Jerry LEWIS
Distribution
Paramount
Durée
92 minutes
Tournage
15/11/60 -21/02/61
Herbert H Heebert
Jerry LEWIS
Helen Welenmelon
Helen TRAUBEL
Fay
Pat STANLEY
Katie, la cuisinière
Kathleen FREEMAN
George Raft
George RAFT
Voulant crier sa joie d'être diplômé à sa fiancée, Herbert H. Heebert trouve celle-ci dans les bras d'un autre. Il en devient profondément misogyne, et fuit à Hollywood, où il trouve un emploi d'homme à tout faire dans la pension de famille dirigée par Helen Welenmelon. Lui qui voulait éviter par tous les moyens la présence de femmes, le voilà dans une demeure habitée uniquement par de ravissantes pensionnaires ! Le salut est dans la fuite, mais ces dames ont trop besoin de lui, et l'empêchent de partir. En outre, ses gaffes et sa timidité sont pour elles une source quotidienne d'amusement et de raillerie. Aux bibelots cassés, il ajoute bévues et méprises par excès de zèle, comme le jour où il prend pour un dangereux gangster celui qui n'est en fait que le " boy-friend " de l'une des pensionnaires. Se trouvant face à George Raft, en visite dans l'établissement, il ne le reconnaît pas et, mieux, lui demande de prouver que c'est bien lui qui jouait dans SCARFACE ! Le comble est atteint lorsque la télévision vient installer ses caméras et micros pour une émission consacrée à la maîtresse des lieux. Herbert se prend les pieds dans les fils, parle quand il faut se taire, assourdit l'ingénieur du son qui lui avait demandé un service, passe dans le champ des caméras... tout ceci lui sera pardonné lorsque, au cours d'une fête, il aura ébloui tout le monde par ses talents de danseur. La jeune et belle Fay va-t-elle réussir à le " guérir " de sa misogynie ?
Oublions le titre qui n’a aucun rapport avec le titre original pour se concentrer sur une pièce maîtresse de l’œuvre de Jerry LEWIS. L’acteur réalisateur tourne beaucoup sous les mains expertes de ses réalisateurs préférés, mais depuis « The Bellboy » a pris goût pour la mise en scène. Si son premier film a été tourné dans l’urgence avec les moyens du bord, « The ladies man » hérite, succès du premier film oblige, d’un budget plus conséquent. Jerry LEWIS arbore toutes les casquettes : acteur, réalisateur, scénariste (avec son coscénariste habituel), producteur, bref beaucoup de pressions et un risque de commettre des « nanars » dans le cas où personne ne trouve chose à redire à l’acteur. Mais LEWIS est très inspiré dans le film. Le concept est génial, un jeune homme misogyne échaudé par sa petite amie cherche du travail dans un endroit où il n y a pas de femmes. Embauché le soir, tard, dans une pension, il se rendra compte, au réveil que la pension est uniquement composée de jeunes filles magnifiques. Un cauchemar pour le jeune Herbert. C’est bien sûr une métaphore du mâle américain castré par la femme d’intérieur à l’américaine.
Tel Alfred HITCHCOCK pour « Fenêtre sur cour », LEWIS utilise un décor fabuleux, une vraie merveille. La pension, telle une maison de poupée, est filmée ouverte et montre toutes les zones de la maison, toutes les actrices sont montrées dans les scènes quotidiennes, en train de monter et descendre les escaliers, de s’habiller dans leurs chambres, ou de se laver, où bien manger dans le réfectoire. Un travail hallucinant qui démontre tout le travail préparatoire de l’acteur.
Le film alterne les grandes scènes, dont celle célèbre où Jerry LEWIS s’introduit dans la chambre entièrement blanche, de la « Femme en noir ». Celle-ci descend du plafond, telle une araignée où un rat d’hôtel, la scène débouche sur un splendide numéro de Music Hall, où l’actrice démontre des qualités à la Cyd CHARISSE.
Film visuellement somptueux, Jerry n’oublie pas naturellement de fournir quelques gags savoureux : celui récurrent du gros chat de l’occupante d’une chambre à l’appétit fort impressionnant qui se révèle être un lion.
Lors de son embauche Jerry décline son nom « Herbert Herbert Heebert » d’une manière hilarante, les explications fumeuses avec. Tout masochiste qu’il est, Jerry, se fait nourrir par la cuisinière sur une chaise d’enfant, à la cuillère, en se recrachant le tout sur le visage… Jerry fait le ménage en cassant tout sur son passage et essuie le tableau représentant la propriétaire de la pension en effaçant son rouge à lèvre. Toujours efficace le gag de Jerry hurlant dans le micro de l’ingénieur du son de l’équipe de télévision venue faire un reportage sur la pension. Reste bien sûr l’hilarante scène où Jerry réduit en bouillie le chapeau de Buddy LESTER venu en visite dans la pension. Jerry tente de limiter les dégâts en remettant le chapeau sur la tête de son propriétaire, qui glacial, tente de garder son calme. Une scène tournée en une seule prise qui démontre tout le savoir de l’acteur.
Nous noterons un caméo de George RAFT.
Evidemment Jerry trouvera l’amour, non pas avec la plus belle fille de la pension, mais celle qui possède le plus de cœur.
Premier chef d’œuvre de Jerry LEWIS en tant que réalisateur, le film triomphe au box office américain et reçoit un très bel accueil en Europe, surtout en Espagne.
En FRANCE, le film reçoit un accueil modeste. Atteignant une petite deuxième place des exclusivités lors de sa sortie, le film sort vite du top pour finir à moins de 200 000 entrées. Le film n’atteint pas le million d’entrées en France, ce qui est dommage pour un film de cette trempe. Heureusement il a depuis été diffusé a de nombreuses reprises à la télévision et les spectateurs ont pu profiter du spectacle.
CATEGORIE
RANG
NOMBRE
SALLES
ENTREES FRANCE
926 423
ENTREES PARIS
171 828
ENTREES PARIS EXCLUSIVITE
73 558
1ère semaine
2
33 039
4
2ème semaine
9
21 671
4
Nombre de semaines Paris
4
Moyenne salles Paris 1ère sem
8 260
1er jour Paris
Budget
Recettes US
Recettes Mondiales
Box office annuel FRANCE
Box office annuel USA
Box office annuel Allemagne
Box office annuel Espagne
1 688 685
Box office annuel Italie
55
Box office UK
Box office Europe
Cote du succès
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